:.me.:

/facts

Prénom : Fleur
Age : 26 ans
Anniv : 20.02 (wishlist)
Taille : 1m63/1m70 (avec les
chaussures)

Poids : mmpppfff
Géo : Paris
Taff : Chef de projet jeux

/tronche

remote - bestof - archives

/nicknames

Flaoua Estrella Eyhidiaze Angel Dust
Malkie La Fée

/numbers

7 piercings
3 tatouages
2 bagues armures
2 paires de New Rocks
1 bonne tonne de fringues noires
1 millier de taches de rousseur
1 mètre de cheveux
1 chat noir appelé Cisco

/this blog

since 09/2002
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:.current.: :.past.:


:. 30.3.04 .:

 
14:27 - Inside

Etendue sur un tapis de plumes éparses, ma Gabrielle gît, les yeux grands ouverts.
Ses boucles rousses encadrent son visage livide, dans un flamboiement de soleil couchant.
La lave en fusion de son regard s'est éteinte, alors qu'elle semble fixer un point hors d'atteinte, la haut, dans les cieux.
De ses ailes fracassées, un épais sang noir s'écoule, maculant l'argent de sa cotte de maille, l'albâtre de sa peau.
Ses doigts crispés sur la garde de l'Epée tressaillent de temps à autre, seul signe de la vie qui refuse de s'éteindre en elle. L'instinct plus fort que tout.
Pas un son dans l'immensité de la Plaine dénudée.
L'air a vibré lorsqu'elle s'est écrasée au sol, sans un cri, et cette vibration silencieuse se propage à l'infini.
Au loin, une silouhette se découpe, se précisant de minute en minute. Un enfant blond et pâle, tout de blanc vêtu, un cache nez d'or enroulé autour du cou.
Il marche lentement, le dos droit, le regard posé sur l'Ange terrassée.
Arrivé près du corps, il s'agenouille et la regarde en silence.
Sa main se tend pour caresser les boucles poissées de sang. Inlassablement, il répète son geste, coiffant une à une les mèches emmêlées. La manche de son pull se macule de taches sombres.
Les yeux de Gabrielle perdent leur fixité morbide pour se poser sur le petit garçon.
Ses lèvres se crispent en un rictus de douleur alors que les larmes coulent enfin, flammèches dansantes qui virevoltent jusqu'au sol pour s'y éteindre dans un grésillement.
L'enfant recueille l'une d'elles sur le bout de son index, et, le regard perdu dans la flamme, dit :
"Je t'avais prévenue Gabrielle. Je te l'avais bien dit. Il ne faut pas se frotter à eux. Nous ne sommes pas faits pour ce monde là."


:. Just drop your thoughts .:

 
09:58 - End of May

Plus de mots.
Se concentrer, une respiration après l'autre.
Survivre, encore, toujours.

:. Just drop your thoughts .:

:. 29.3.04 .:

 
10:13 - Timestop

Mon coeur a cessé de battre.
Pour un instant, une heure, une éternité, qui sait ?
Au creux de la nuit il y a eu cet au revoir qui se refusait à être un adieu, qui contenait la promesse de jours, de mois, d'années à venir. Ces derniers mots tendres échangés, ces derniers serments, ces derniers soupirs. Et, inévitablement, quelques larmes pourtant tellement retenues.
Maintenant il y a l'attente.
Et mon coeur a cessé de battre, ma vie s'est suspendue, mon souffle retenu.
Maintenant il y a l'attente et je ne peux pas juste me rouler en boule dans le noir pendant les jours à venir et te laisser revenir à moi, ou pas.
Maintenant il y a l'attente et pourtant je dois continuer à vivre, ouvrir les yeux, mettre un pied devant l'autre, parler, réfléchir, avancer, produire. Ne pas s'écrouler. Pas maintenant, pas encore, jamais, peut-être.
Mon coeur a cessé de battre.

Comme elle était bien choisie cette chanson de Noir Désir ..
"Ma chère folie, mon amour, ma planète."

:. Just drop your thoughts .:

:. 25.3.04 .:

 
15:00 - Sick.

Agressée en pleine rue à l'heure du déjeuner par une cinglée à qui je refuse de donner une clope (le truc qui doit m'arriver une fois tous les 6 mois).
Après on me demande pourquoi j'aime pas les gens.

:. Just drop your thoughts .:

:. 24.3.04 .:

 
16:41 - Now or Never

Il y a l'attente. Guetter son apparition, se languir et ne pouvoir réprimer un petit frisson lorsque son nom apparaît, enfin.
Il y a les discussions interminables. Oublier le temps qui passe, le réveil du lendemain, la fatigue, grapiller quelques minutes de plus ensemble, encore et encore.
Il y a l'abandon de soi. Baisser ces barrières soigneusement entretenues, entamer le blindage, perdre sa réserve, se livrer, et aimer ca.
Il y a la faim de l'autre. Faim de tout savoir, de tout connaître, le moindre détail revêtant soudain une importance terrible, la moindre phrase ébauchée et jamais terminée pouvant cacher tant de choses.
Il y a le manque. Evoquer ces heures à venir, journées, soirées, nuit. Imaginer la tendresse, les gestes, les mots, la lueur qui éclairera ses yeux. Sentir cet irrépressible besoin de sa présence physique, du contact de sa peau, de la caresse de son regard.
Il y a l'émerveillement. Se souvenir que l'on est capable d'éprouver de telles choses, qu'il suffit d'un mot pour que le coeur se serre, qu'il se mette à battre déraisonnablement vite. Retrouver le souffle court, la peau brûlante, les larmes capables de jaillir en quelques secondes, le sourire indescotchable, l'envie de bondir partout en hurlant un tas de bêtises, moitié riant, moitié pleurant.
Il y a nous, il y a la tendresse, il y a la peur, il y a l'incertitude, il y a l'envie, il y a la déraison et la Magie.

Et je nous aime.


:. Just drop your thoughts .:

:. 21.3.04 .:

 
00:02 - La Tragédie Poilante

La musique newago-relaxa-ouverturedeshakraïsante s'insinue jusqu'à mon cerveau, dans une tentative improbable de me zénifier. Mes yeux sont scotchés sur une affiche vantant les mérites du dernier anti-rides révolutionnaire, garanti 100% naturel.
A côté de moi, une grande jeune femme touille consciencieusement le contenu verdâtre d'un récipient metallique. De temps en temps, elle me jette un regard en biais et pousse un petit soupir.
Je l'avais pourtant prévenue en m'allongeant sur la table, juste après avoir enlevé mon futal. "Y a du boulot". Je l'ai pas trompée sur la marchandise. Evidemment, j'ai évité de lui préciser que les soirs de grand désoeuvrement, Kalou et moi concourions sur notre pilosité. Moi je gagnais en longueur, lui en densité. Mais tout de même, elle aurait du se douter de quelque chose en voyant sur ma carte de fidélité que ma dernière visite remontait au 12 Novembre 2003.
Chez moi, on appelle ca être en jachère.
Dans un dernier soupir, elle finit par se mettre au boulot. Je serre les dents en anticipant l'arrachage de la première bande de cire. Ca vient. Moins douloureux que prévu, c'est déja ca de gagné.
Je soulève la tête pour observer ma tortionnaire.
Sur son visage crispé c'est l'angoisse d'une profession toute entière que l'on peut lire. Ses pupilles sont dilatées, sa respiration se fait un peu plus rapide. Au bord du rictus figé de ses lèvres, un peu d'écume affleure. Elle m'adresse un regard larmoyant et s'apprête à parler.
Je sais déja ce qu'elle va dire. Je savoure d'avance la sonorité des mots, les fais rouler au fond de ma gorge.
Et la devance.
"Oui je sais, j'ai une double repousse. C'est comme ca depuis toujours."
Le mot est laché. Double repousse.
La double repousse est à l'esthécienne ce que la double anale est à une Carmélite s'aventurant hors du couvent pour la première fois.
Un cauchemar douloureux, une terreur indicible.
Un sourire flottant sur les lèvres, je repose ma tête sur le coussinet. Je suis maintenant prête à affronter sereinement la demie heure qui va suivre, les considérations interminables sur l'implantation de mes poils, le temps qu'il fait, les politiques qui sont tous pourris, les derniers rebondissements du Bachelor, et la corrélation entre le tout.
J'étouffe un petit ricanement.
Lorsqu'elle étale la bande de cire suivante, sa main tremble légèrement.

:. Just drop your thoughts .:

:. 17.3.04 .:

 
10:24 - Y a t il un journaliste compétent dans la salle ?

Tombée un peu par hasard sur cet article.
C'est peut-être ancien, je n'en sais rien, ou peut-être la dernière "conséquence" du Paris Carnet de ce mois ci.

On sera plus porté à l'indulgence du fait que ce n'est pas une publication journalistique mais tout de même, outre le fait que l'article est difficilement digeste et assez peu intéressant, il est en plus truffé d'inexactitudes et de fautes.

Espérons que l'article en préparation actuellement, par une journaliste blogueuse, relèvera le niveau général.
Quoique, dans FHM, j'ai quelques doutes :]

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00:42 - Quote of the Day

"Le jour ou Bill Gates sortira un truc qui plante pas, ce sera un clou."

Merci à Gemoon, via Kalou.

:. Just drop your thoughts .:

 
00:29 - Hello Sunshine

Allongée sur une large marche, face à Saint Eustache, je savoure la brulure du soleil à travers mes paupières closes.
Quelque chose se passe depuis ce matin.
Impossible de décrocher ce sourire béat de mon visage.
Au boulot, les emmerdes s'accumulent, les imprévus de dernière minute, les changements d'avis intempestifs.
Je m'en fous. Je souris.
A travers la vitre derrière mon dos, le soleil réchauffe mes épaules.
Un quelconque marketeux me parle de screenshots, d'opérateurs, d'interview.
Je pense à un pique-nique.
J'ai envie de me rouler dans l'herbe, de jouer au chaton alangui, d'offrir le moindre centimètre carré de ma peau à ces rayons de pure Magie.

Il fait beau.
Cela suffit.

:. Just drop your thoughts .:

:. 14.3.04 .:

 
04:01 - 1 night - 6 blurry pics

Parce que.





:. Just drop your thoughts .:

 
03:37 - Loin.

Rien.
Pas un mot.
Pas un signe de vie au milieu de l'empilement de spams qui emplissent ma mailbox.
Pas le moindre clignotement de ce télégraphe du 21ème siècle.
Ni l'offrande d'un geste, ni l'aumône d'une pensée.
Invisible, effacée.
Oubliée, déja.

:. Just drop your thoughts .:

:. 12.3.04 .:

 
00:10 - Linkable

Wah. Deux posts coup sur coup.
Nan, fausse alerte, c'était juste pour dire que j'ai fini par céder à la pression populaire et que ce blog est désormais équipé de permalinks.

Le jeu de piste du soir sera donc : Trouve où Flaoua a planqué ses permalinks (non, pas ).

:. Just drop your thoughts .:

 
00:07 - Nolife

On me dit que je ne poste plus, ou plus assez, ou plus beaucoup, ou trop peu.
Dans l'absolu ce n'est pas faux, j'en conviens.
Seulement voilà, je n'ai rien à dire alors je me tais.
Poster pour poster, ca n'a jamais été ma tasse de thé.
C'est ma vie au jour le jour qui m'inspire, qui me donne envie. Et là en fait, vu que ma vie se résume à peu de choses près aux quelques mètres carrés de mon bureau et aux trop rares heures de sommeil que je grapille, franchement, y a pas de quoi écrire un roman.

Enfin, si. Je pourrais vous tartiner des posts de plusieurs centaines de lignes sur mes déboires powerpointiens, mon chef incompétent, mes emmerdeurs marketeux, mes passionnnnnnnaaantes conversations avec des chinois tétus qui refusent catégoriquement de faire ce qu'on leur demande, mes fous rires avec les roumains qui sont décidément parfaitement adorables, ma lutte quotidienne contre l'hégémonie Quickienne du déjeuner d'entreprise, ma fatigue, ma toux persistante. Ouais, je pourrais. Honnêtement, je doute que ca vous interesse.

Alors je me tais, parce que c'est plus simple, et que mes rares envies de posts sont de toutes facons anihiliées par le manque de temps, par ma zombification.
Je suis vidée, lessivée, robotisée par le metro-boulot-dodo.

Et égoïstement, les quelques rayons de soleil au milieu de ma grisaille quotidienne, je n'ai qu'une seule envie, les garder pour moi, pour moi toute seule.

:. Just drop your thoughts .:

:. 7.3.04 .:

 
23:49 - Most Honored

Evidemment, tous les fanarts me font plaisir.
Mais parfois, oui, parfois, il y en a certains qui font un peu plus plaisir que les autres, qui font un peu plus chaud là, au creux du ventre.
C'est avec un plaisir non dissimulé et un petit cri de joie digne d'un hamster effarouché (ca donnait à peu près "Kalouuuuuuuuuuuuuuuuu !!! Viens voir !!!!!!) que j'ai accueilli l'arrivée dans ma mailbox de ceci.
Du coup c'est l'occasion pour moi de porter votre attention sur le blog de PatrikRoy, pour ceux qui l'auraient raté dans mes links, en haut à droite.


:. Just drop your thoughts .:

 
17:40 - Rassemblement Blogiboulien

Mercredi 3 Mars. 21h.
Je m'extirpe avec peine de ma montagne de taff, ajoutant une 42eme ligne à ma todo list du lendemain.
J'ai la tête comme une pastèque pas fraiche, je crève la dalle et une seule envie me taraude : me téléporter à la maison et larver avec Cisco devant la télé.
Dans un soubresaut de résistance ultime à la metro-boulot-dodoïte aigue qui m'envahit, je décide tout de même d'aller faire un tour au Paris Carnet qui se déroule à environ 500 mètres de mon bureau. Histoire de me détendre avec un verre et de la (généralement) bonne compagnie.
5 minutes plus tard, me voilà débarquant au Hall's Beer, haut lieu des beuveries rituelles entre blogueurs.
Le bar est tout simplement blindé. Jamais vu autant de monde à un Paris Carnet. Le niveau sonore est digne du virage Boulogne à un match du PSG. Ma motivation prend une vieille claque dans la gueule et pendant quelques secondes l'idée me traverse l'esprit de faire demi tour et de m'échapper en courant.
Trop tard, jsuis repérée.
J'entame donc une penible traversée de la meute pour aller rejoindre un îlot bienveillant, une table à laquelle se trouvent Mademoiselle Monstre, Kasparov, Bap et Frouny. Apparemment, l'attraction de la soirée est la présence de 3 journalistes autour desquels tout le monde se presse, l'oeil avide et le croupion frétillant à l'idée d'avoir son nom cité dans un quelconque canard. Ca sent très fort la pagevuïcine, hormone générée par le blogueur qui flaire la bonne occasion de faire augmenter son nombre de visiteurs.
Ma migraine s'arrange pas.
Alors que je discute avec Mademoiselle Monstre, une journaleuse du Nouvel Obs se fraye un passage jusqu'à nous et vient s'esbaudir du nombre de filles présentes. Ben oui, c'est bien connu, la technologie, les ordinateurs, ces machins pleins de bips, de fils et de circuits imprimés, c'est quand même vachement trop compliqué pour les nanas, qui, avouons le, sont un peu connes. Je me retiens de lui demander si elle tappe ses articles sur une Remington des années 20, ou si elle utilise un ordinateur parce qu'elle est supérieurement intelligente.
Heureusement, la gente journalistique finit par plier bagages, du coup le bar se vide pas mal, vu qu'il n'y a absolument plus aucun intérêt à rester là.
On se retrouve donc avec le comité restreint habituel, les discussions redeviennent audibles, les gens accessibles, et ma migraine accepte enfin de se faire la malle.

Mwais.
Le prochain Paris Carnet risque bien d'être mon dernier, si ca continue à ressembler à une foire aux boeufs.


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05:48 - The Cat in the Hat

L'instant surréaliste de 4h45 du matin c'est la machine de paiement automatique du parking Notre Dame qui se met soudainement à miauler.
Et non, j'étais pas saoule.

:. Just drop your thoughts .:

:. 4.3.04 .:

 
15:45 - Prayer for a Wanker

S'il vous plaît.
J'vous en prie.
Faites que pour une fois,
Juste une fois,
Ce soit pas crade.
Ce soit pas faux.
Ca fasse pas mal.

S'il vous plaît
Arrêtez de piétiner ma baguette
Arrêtez de coller des traces de doigts
Sur mes murs ornés d'étincelles
Sur mes illusions mortes nées.

S'il vous plaît.
Juste une fois.

:. Just drop your thoughts .:

 
02:02 - Un noeud à mon mouchoir

Tard. Crevée. Vraiment, trop.
Rappelez moi que je voulais poster, vous raconter un peu, cet enième Paris Carnet.
Promis.

Mais plus tard.

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:.linked.:

Duplex
Monsters Under the Bed
Chroniques Martiennes
Bengrrr
Zerotom
Chips et Cosmophysique
Le Petit Blog Illustré
Noir sur Blanc

:.fanarts.:


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Wakita - 25.09.2004



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X5 - 15.02.2004



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