:.me.:
/facts
Prénom : Fleur
Age : 26 ans
Anniv : 20.02
(wishlist)
Taille : 1m63/1m70
(avec les
chaussures)
Poids : mmpppfff
Géo : Paris
Taff : Chef de
projet jeux
/tronche

remote
- bestof
- archives
/nicknames
Flaoua Estrella
Eyhidiaze Angel
Dust
Malkie La
Fée
/numbers
7 piercings
3 tatouages
2 bagues armures
2 paires de
New Rocks
1 bonne tonne
de fringues noires
1 millier
de taches de rousseur
1 mètre
de cheveux
1 chat noir
appelé Cisco
/this
blog
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:.
23.1.04
.: 00:14 - 5 points
C'est fou. C'est tout de même fou. C'est fou de trouver si facilement les mots pour raconter les choses sales, les choses tristes, les choses *autres* et de ne pas savoir par où commencer pour dire une chose simple, une chose bonne, une chose avec un petit fond de Magie dedans, une pause.
Et pourtant ca commence très simplement. Ca commence par un sms. "Hello flaoua, ca te dit un apéro sympa dans un loft sympa avec des nice people demain soir ?" Le numéro de l'éméteur est inconnu de mon répertoire. Mi-intriguée, mi-honteuse, je réponds. "Euh .. c'est qui ?" 2 sms et un coup de fil plus tard il s'avèrera que c'est Florent, Himself, 4 ans qu'on s'est pas vus, et une inspiration soudaine. Un petit bout d'imprévu qui se pointe dans ma vie glauque de cette semaine sans Kalou, coincée entre les emmerdes du boulot, l'humanité bruissante du métro, le pas assez de dodo et l'imperturbable chat qui miaule pour avoir sa pitance.
Je dis oui.
C'est comme ca que je me retrouve dans l'appartement de mes rêves. C'est un loft oui, mais pas que ca, c'est un loft comme j'imagine le mien, espace ouvert sur quelque chose qui vit, avec des photophores rougeoyants dans la flamme des bougies, des rideaux lourds derrière lesquels on devine un bout de terrasse, un puit de lumière. Irrésistiblement, la maitresse des lieux me fait penser à une lutine. Longtemps que je n'en avais point croisé, depuis le Magicien à vrai dire.
J'ai instantanément oublié le prénom des gens que l'on m'a présenté.
Je suis bien, alors ma mémoire se fait vagabonde.
Assise en tailleur sur ce tapis rond qui pourrait être un hommage à la Gidouille, j'aime cette conversation à batons rompus. Avec Himself évidemment. On commence par faire semblant d'avoir des choses à se dire après 4 ans, et puis finalement on se rend compte que peut-être on en a vraiment. Il me révèle qu'il y a des kangourous en forêt de Rambouillet. Le pire, c'est que c'est vrai. Avec cynapce, car forcément il me fallait être rattrapée par la blogosphère. Et je savoure l'étonnement de découvrir quelqu'un qui donne envie. Suffisamment surprenant chez un membre de la clique d'orgasme inerte. Et puis avec cet homme que je ne peux définitivement pas appeler garçon, dont j'ai oublié le prénom, évidemment, et pourtant, ce n'est pas faute de l'avoir écouté me raconter l'après capitalisme en 5 points. Et j'aurais vraiment voulu que Kalou soit là, je savourais en imagination sa conversation avec cet homme et son jeu de rhétorique, et rien que pour apporter un peu de sa présence en ces lieux, je me faisais l'avocat du diable, et je souriais, parce que j'étais bien.
Tout n'aurait été en ordre si je n'avais pris un nouveau Small World Effect en la personne de Ninive, personnage de mon adolescence, dans ce Deuxième Monde qui se voulait un Paris virtuel.
Il n'y a pas de façon de conclure. Ah si.
Merci.
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