:.me.:
/facts
Prénom : Fleur
Age : 26 ans
Anniv : 20.02
(wishlist)
Taille : 1m63/1m70
(avec les
chaussures)
Poids : mmpppfff
Géo : Paris
Taff : Chef de
projet jeux
/tronche

remote
- bestof
- archives
/nicknames
Flaoua Estrella
Eyhidiaze Angel
Dust
Malkie La
Fée
/numbers
7 piercings
3 tatouages
2 bagues armures
2 paires de
New Rocks
1 bonne tonne
de fringues noires
1 millier
de taches de rousseur
1 mètre
de cheveux
1 chat noir
appelé Cisco
/this
blog
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28.11.03
.: 15:37 - Superflu et Nécessaire
Evidemment je VEUX cette mignonne petite chose.
Merci Skoot pour le tuyau :]
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15:02 - What sound
Avoir peut-être un peu trop l'habitude des battements de son coeur pas trop loin du mien. Avoir peut-être un peu trop l'habitude du son de sa présence quelque part dans mon univers, brouhaha rassurant. Avoir peut-être un peu trop l'habitude de lui dire ce que je pense, tout ce que je pense, parce que si lui ne peut pas l'entendre, alors qui ?
Avoir peut-être un peu trop l'habitude de le voir planer un peu, emmerdé qu'il est par le terre-à-terre, ne voyant que ce qu'il veut voir et d'ailleurs peut-être que ca marche très bien comme ca pour lui.
Avoir peut-être un peu peur. Position défensive de mère chatte, poils hérissés, crocs sortis, venez donc, essayez de lui faire du mal, un coup de griffe est vite arrivé. Ce n'est pourtant pas faute de savoir qu'il faut laisser les gens commettre leurs propres erreurs, essuyer leurs propres désillusions. C'est juste que ce Candide là je voudrais bien qu'il ne retombe pas à terre brisé. C'est juste que j'ai envie d'étriper proprement tous ces suce-merde qui l'utilisent, qui lui pompent tout ce qu'ils peuvent lui pomper. Tout flatteur vit aux dépends de celui qui l'écoute. Alors j'essaye de lui ouvrir les yeux pour qu'il se mette des boules Quies.
Je rate, évidemment, puisque le don des mots ne m'a pas été donné oralement. Je rate et il m'en veut.
Il y a le son de la porte qui claque, sinistre, blessant. Il y a cette lumière qui s'éteint sur le son du rien. Pas de mots ce soir, ce sera ta punition, petite conne, pour faire preuve d'un tout petit peu trop d'inquiétude, pour l'aimer comme tu l'aimes et vouloir tout simplement le protéger des charognards.
Alors je me tais.
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27.11.03
.: 17:33 - Mensonge pieux
On savait déja que le Pape était un criminel. Comment ca vous ne le saviez pas ? Mais si, souvenez vous. Prononcer devant des centaines de milliers d'africains croyants un discours virulant contre l'usage du preservatif, ca revient à peu de choses près à condamner un paquet de gens à mort. Bon, le Pape est ce qu'il est, un vieux polonais croulant, complètement gateux et à moitié mort. On se dit qu'on en aura bientôt fini avec lui. Peut-être bien, mais il va falloir se méfier de la succession. Dans une interview donnée à une radio malgache, le Cardinal Razafindratandra s'est non seulement prononcé contre l'usage des capotes, mais a en plus asséné la Sainte Vérité suivante : Les préservatifs sont un vecteur du virus du SIDA et leur utilisation est un danger.
Comme je suis farouchement opposée à la peine de mort, je propose qu'on lui tranche juste la langue.
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00:27 - Back to Earth
Seule. Après une incursion dans le domaine de ceux qui vont par paire, me voici donc à nouveau célibataire. Demain, jme laisse repousser les poils.
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00:16 - Dedicated
Décidément, ca n'arrête plus, c'est le déferlement de fanarts. Le cliché du jour sera donc "Abondance de biens ne nuit pas". Surtout quand ils sont de cet acabit, évidemment. La bonnasse dénudée tatouée de Smirnoff Ice et de "Fleur", je sais pas pourquoi, ca évoque quelque chose, ca me titille le moi profond. Oui, j'appelle ça le moi profond. Les remerciés du jour sont donc Marie-Véronique (qui a dit qu'on ne trouvait plus de nicknames originaux ? ;p), Fotdoo et Athanaella. Il y a aussi Fg, mais il a laissé parler son âme de poête plutôt que celle de gribouilleur, et son fanart je le garde pour moi, rien que pour moi.
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24.11.03
.: 23:24 - In a far, far away galaxy
Je suis là, assise dans ce bar, avec ma pinte à 8 euros, mes idées de gauchiste désenchantée, mon alter-mondialisme mou, mon vague sentiment de culpabilité de ne pas faire plus d'efforts que ça pour le commerce équitable, ma vie de Jeune Conne, mon taff de Jeune Conne, mes crachats d'alcoolique sur le capitalisme, mes dimanches au golf à fumer des cigares en buvant du Champagne, mon pin's de Ras l'Front, ma fierté conne d'avoir vécu l'autogestion, d'avoir arpenté le pavé au nom de l'utopie anarchiste, drapeau noir levé, tellement défoncée que je n'aurais pas fait la différence si il avait été bleu et frappé de fleurs de lys. Bref, je suis là, assise dans ce bar. En face de moi il y a ce gars qui me raconte. Il me raconte parce que je lui ai demandé, histoire de satisfaire ma curiosité de bourgeoise occidentale. Il me raconte ses 14 ans, les coups de feu, le soulèvement. Il me parle d'un coup d'Etat, me dit que ce n'était pas vraiment le peuple qui choisissait, que tout ce que ces gens pouvaient faire c'était espérer qu'ils auraient mieux plutôt que pire. Il me parle de la liesse des gens dans les rues, les cris de joie, la chute du tyran. Il me raconte les langues qui se délient, la Propagande soudainement foulée aux pieds, les gens qui disent qu'ils ont toujours su. Il me raconte la fin de la faim, la fin de la peur, la fin du silence. Il me raconte la terre promise, l'eldorado, le Capitalisme, son rêve à lui, roumain de Bucarest, le rêve son pays, de sa génération. Des étoiles brillent dans ses yeux parce qu'il est ici, en France, pays béni, terre de liberté et de culture. Il m'explique qu'au début tout ce qu'il avait était la télé française et qu'il rêvait de Paris et de Tour Eiffel.
Nous sommes proches parce que mondialisés, mais nous ne vivons vraiment pas sur la même planète.
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02:19 - Whatever.
Je me demande. Avoir conscience de sa propre lacheté excuse-t-il le fait d'être lache ?
Whatever.
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23.11.03
.: 19:20 - La Métaphysique du Poil
Il faut parfois savoir se plier aux règles culturelles en vigueur dans la société dans laquelle on évolue. Surtout celles qui permettent généralement de se retrouver au lit avec un joli garçon et que celui ci ne prenne pas la fuite à la seconde où il passe une main nonchalante sur une jambe dénudée. Qu'on ne me demande pas pourquoi seules les femmes doivent se soumettre au rite de l'épilation. Après tout, les poils, c'est aussi laid chez un garçon que chez une fille. Surement une histoire d'héritage latino-machiste (come on, flame me). Toujours est-il que je me suis récemment retrouvée allongée sur la table d'une esthéticienne, prête à serrer les dents et à réprimer de sérieuses envie de meurtre. Je déteste cordialement aller me faire épiler. Pas seulement à cause de la douleur. Au bout d'un certain nombre d'années on s'habitue à tout. Mais il y a en plus la conversation. On se moque toujours des conversations des coiffeurs/euses. Moi je préfère mille fois subir les réfléxion politico-météorolgiques de ma coiffeuse, les derniers ragots lus dans Gala, les théories sur le complot qui entraina la mort de Lady D. ou la dernière frasque amoureuse de Stéphanie de Monaco que la conversation de mon esthéticienne. Non contente de m'étaler de la cire brûlante sur la peau puis de l'arracher d'un coup sec avec un petit sourire pervers, celle ci m'abreuve également de considérations sur le sens d'implantation de mes poils, l'épaisseur de mes bulbes, la nécessité d'effectuer plusieurs gommages par semaine pour éviter la double-repousse, l'impact du climat Breton sur la pilosité des femmes de moins de 40 ans, j'en passe et des meilleures. Je voudrais juste pouvoir souffrir en silence, si possible en lisant un bon bouquin, ou en pensant à ma prochaine partie de CS, durant laquelle je pourrai expulser toutes les envies de meurtres pré-citées. Mais non ! Parce que non seulement il faut que je l'écoute, mais en plus il faut que je lui réponde. Et, avouons le, j'ai autant envie de parler de la forme de mes poils que de me trancher un bras.
A chaque séance d'épilation, je me jure que je forcerai mon prochain mec à le faire aussi, juste une fois. On verra après si les poils le gênent tant que ça.
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19.11.03
.: 12:58 - Showbiz
Ca commence 1h15 en retard, dans une relative cacophonie. Le problème n'est pas tant que le groupe qui agite ses cheveux sur la scène n'est pas bon. Non, ce n'est pas vraiment ça. C'est juste que leurs chansons sont un assemblage de choses qui ne vont pas ensemble. Un peu comme du fromage trempé dans du chocolat chaud. Mélodiquement, c'est pas mal, ca sonne un peu fusion, un brin hardcore, on s'attend à ce qu'un Zack de la Rocha electrisé s'empare du micro. Au lieu de ca, lorsque le chanteur ouvre la bouche, c'est pour nous sortir un ersatz de voix pseudo-radioheadienne, où l'on reconnait sans peine les grandes respirations Musiennes. Bref, ca va pas ensemble. Et soudain, c'est le drame. "This next song is a song by Led Zeppelin and is called Dazed & Confused" Quand on a ni la voix de Robert Plant, ni le talent de guitariste de Jimmy Page, faut quand même être sacrément couillu pour se lancer dans une telle aventure ... ... Et n'avoir aucun respect pour les oreilles de ses spectateurs. Je ne m'étalerai même pas sur le fait qu'après ca le chanteur a abandonné le micro à son guitariste qui nous a fait un très beau revival black-metalleux années 80, c'était parfaitement étrange. Ah, j'oubliais, ca s'appelle Cave In. Histoire de vous épargner de mauvaises surprises et des achats musicaux douteux. Remarquez, y a bien des fans de Saez. Bref.
Après cette première partie plus que laborieuse, Bercy a enfin pu s'enflammer pour accueillir les stars de la soirée : Muse. Je ne vais pas m'étaler sur 12 paragraphes. En résumé, malgré le son parfaitement pourri du POPB, le concert fut exemplaire. Du grand Muse live, dans les règles de l'art, à croire qu'ils commencent à être sérieusement rodés. Un feu d'artifice de solos, piano, guitare, basse, batterie, un Matthew joueur, tour à tour déchainé, amoureux, rieur ou mélancolique. Bref, c'était bien. Le détail qui tue c'est quand même mon voisin de gauche, qui a passé tout le concert à téléphoner à ses potes un par un pour leur dire à quel point c'était génial et comment ils devaient être trop dégoutés de pas être là.
Je comprendrai jamais les gens.
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17.11.03
.: 11:39 - RPG quote of the week end (attention, une fois de plus, post à nature hautement rolistique. Désolée pour les profanes)
PJ x : Et alors, il vit où cet infâme seigneur mort vivant ? MJ : Dans un chateau fortifié. Tous les PJ en choeur : CHOUETTE, un donjon !!
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15.11.03
.: 11:25 - Friends
S'écarter du groupe quelques instants, abandonner les discussions, les rires, les verres qui n'en finissent plus de s'entrechoquer. Se poser, là, perchée sur un tabouret à l'entrée du Shywawa, embrasser du regard toute la longueur du bar. Sourire. Observer et jouir de ce moment parfait, savourer cette boule de chaleur dans ma poitrine. Laisser échapper un soupir satisfait et se dire "C'est fou comme je les aime". Descendre du tabouret et retourner trinquer.
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14.11.03
.: 11:41 - N'en jetez plus ...
Je ne sais pas si c'est la saison qui veut ça, la croissance morne, l'inflation artificielle, la migration des choupi-choupi de Neo-Zelande, la sortie du nouveau calendrier Aubade ou encore l'approche de Noël, mais toujours est-il que les fanarts fleurissent dans ma mailbox (ahah jeu de mots ahah). Loin de moi l'idée de m'en plaindre évidemment, sauf que bon, du coup, les petits creux de Josao sont *à nouveau* sortis de l'écran et puis aussi, tout de même, y a pas beaucoup de jolies filles dénudées dans tout ça (Ceci n'est pas un message subliminal. Ceci est un message parfaitement non subliminal). Bref, voici donc, en exclusivité mondiale et pour la première fois sur l'internetcybermultimédia, les fanarts de Patrol et Eskoh. Evidemment, merci à eux.
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12.11.03
.: 00:07 - Dans l'gamerz, tout est bon
"Vener explorai le monde des RxR sur ///www.team-roxor.clan.st///"
J'invente rien, je le jure, screenshot à l'appui.
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11.11.03
.: 20:45 - Ils ont des chapeaux ronds ...
Poussés par notre amour immodéré du beurre salé, nous partîmes pour une expédition findesemainiale dans la belle ville de Nantes, célèbre pour, entre autres, sa cathédrale, son chateau moche, sa duchesse dont la libido fut sacrfiée à la grandeur du Royaume de France, son usine LU, ses bars où la Smirnoff Ice coule à flots pour pas cher, et comme par hasard, son festival international de Science-Fiction, j'ai nommé Les Utopiales. Nous, disais-je ? Oui, nous. Un Kalou fringant muni de son célèbre Tank Alfa-Romeo, un Psychotruc blondifiant muni de son célèbre ulcère, un PatrikRoy ponyfiant muni de son indestructible bonne humeur et votre narratrice, aboutdenerdifiante, munie de pas grand chose si ce n'est du bonheur extatifiant de partir en week end. Un bout de périph, A6b, A10, A11, quelques demi tours sauvages sur des nationales bretonnes et nous voici débarquant au Formule 1, hotel de grand standing s'il en est, en route pour notre première grande suprise du week end : Quelqu'un a abandonné un cadavre dans l'une de nos chambres. Un très vieux cadavre. Genre une vieille morte pendant la canicule. Ainsi qu'une famille complète de rats. On a eu beau regarder sous le lit, impossible de dénicher l'objet du délit, et pourtant, bordel, l'odeur aurait fait fuir un putois en pleine saison des amours. Qu'à cela ne tienne, aventuriers que nous sommes, la fenêtre est promptement ouverte et nous on va s'aérer dans un bar, faudrait quand même pas oublier les priorités. 5 minutes à peine que nous sommes posés, Smirnoff Ice en main, qu'un jeune homme débarque à notre table. "Euh, bonsoir, euh, pardon mais euh, je me demandais euh ... tu serais pas Fleur ? - Ben euh si, c'est moi." Il s'avèrera que le jeune homme en question est un de mes lecteurs, et oui je sais que je radotte, mais quand même, bordel, le Small World Effect ne faiblit pas, même loin de mon territoire de beuverie habituel.
Je ne vous infligerai pas le récit de ce week end heure par heure. Il me semble cependant important de mentionner, dans le désordre, notre (brève) rencontre avec Terry Pratchett, la panne du Tank de Kalou sur le parking du Formule 1 au petit matin, les litres de Smirnoff Ice ingurgités, ma découverte de l'Hypno-Auriculothérapie, science qui consiste à hypnotiser quelqu'un pour qu'il se laisse convaincre de se faire enfoncer des clous de tapissier dans l'oreille, un nombre considérable de vents mis par Ko et Ka qui ont refusés de se laisser corrompre par la promesse d'alcool à foison et de femmes nues, la visite du chateau moche de Nantes et de celui, très beau par contre, d'Angers, une dégustation d'huitres parfaitement fameuse dans un restaurant parfaitement détestable (c'est mon avis et je le partage), nos retrouvailles avec mademoiselle le Chaton Satanique, et une partie de Counter Strike parfaitement pitoyable dans un cyber café Nantais, on est addict ou on ne l'est pas.
Evidemment j'oublie des milliards de trucs, et notament que le sort s'est acharné contre moi pour m'empêcher de manger de la tarte à la myrtille.
Qu'à cela ne tienne, d'autres sauront compléter.
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20:05 - 3 days - 18 pics
"Utopiales 2003"









Légende: Photo N.3: En fait il y a écrit "42 c'est mieux". C'est ce qu'on a trouvé gravé sur la première table du premier bar dans lequel on s'est posés. Photo N.6 et 7: Le monsieur aux cheveux blancs c'est Terry Pratchett. Le monsieur à la forte calvitie c'est Patrick Couton, son traducteur. Photo N.16: C'est la Prostituée de Babylone, vile tentatrice, bouuuuh c'est mal.
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7.11.03
.: 14:37 - Shadows of the past
6 Novembre 1993, un samedi. C'est le matin. Pour l'instant tout est calme. Aucune de ces décisions n'ont été prises. Aucun de ces choix anodins n'ont été fait. Et pourtant, que lui reste t il d'innocence à vivre à cette adolescente déja un peu perdue, un peu mal dans sa peau ? Pas grand chose, j'en ai bien peur. Quelques poignées de minutes. C'est fou à quel point, en les regardant de plus près, ces minutes là ont l'air semblables aux autres. Rien que le calme d'un samedi matin dans les rues du 16eme arrondissement de Paris. Rien que les grilles d'un lycée à la renommée certaine. Pas de sirènes, pas de panneaux clignotants, pas d'apparition divine pour lui dire, à cette petite fille, de rebrousser chemin, de rentrer chez elle, de fuir. Rien. Comme la muette confirmation qu'il n'y a point de dieux, là haut, scrutateurs et paternels.
Tout va tellement vite. Quelques embouteillages, une heure de cours ratée, l'envie d'une clope, une rencontre à la porte du lycée. Tout ca est resté extrêmement clair. La conversation sur le trottoir, le bruit des pas sur le bitume.
Le mensonge, la traque, le piège.
Et l'éclair de compréhension, quand il est trop tard, quand tu es déja là, les yeux exhorbités, plaquée contre le mur, soulevée du sol. Quand tu sais qu'il est beaucoup plus fort, beaucoup plus lourd, et il y a cet éclair de folie dans ses yeux et tu te dis à ce moment que tu pourrais bien mourir, dans cette chambre de bonne glauque, sur ce matelas sale, à coté d'un bol de pates froides, ca te semble tellement absurde, tellement *crade*. Il y a ce cri glacé qui se forme dans ta gorge, mais il y a aussi cette lame qui descend de ta pomette pour se poser sur ta gorge, et elle te rend muette, plus efficace que le meilleur des baillons, parce que tu es persuadée que si tu regardais ton reflet dans cette lame tu y verrais un cadavre. Alors tu te tais, et tu pleures, mais pas trop fort parce que tu as peur de le mettre en colère, d'attiser la folie dans ses yeux. Tes pensées s'éparpillent au gré de tes tentatives d'oubli. Il y a la terreur qui surnage, celle qui te fait hurler à l'intérieur, il y a l'instinct de survie, celui qui tient tes machoires serrées, il y a la petite fille qui pleure, celle qui demande sa maman, il y a un bout de toi froid et interrogatif, celui qui se demande pourquoi, à quoi bon, comment. Et par dessus tous ceux la, il y a toi, toi qui te recroqueville à l'intérieur de ta tête et qui prie pour que ca s'arrête.
Mais ce que tu ne sais pas encore c'est qu'au final ca ne s'arrêtera jamais. Pas même lorsque tu dévaleras les escaliers, libre, libre, enfin, du sang qui coule à l'intérieur de tes cuisses, des larmes et de la morve qui emmêlent tes cheveux, et tu cours, tu cours de toutes tes forces, tu ne penses qu'à une chose, qu'il faut qu'on te protège, et tu finis par t'écrouler, incohérente, les mots qui s'entrechoquent, l'horreur dans tes yeux, tu essayes d'expliquer, et enfin, enfin, enfin, il y a des bras connus autour de toi, et cette voix apaisante, et tu peux lacher prise. Et pourtant ca ne s'arrêtera jamais. D'hopital en police judiciaire en cabinet de psy en juge d'instruction en tribunal. Ca ne s'arrêtera jamais. Même quand tu seras sur ton lit de réanimation, avec tous ces tubes rattachés à toi, ces machines qui font bip, et papa et maman, l'incompréhension, la douleur gratuite. Ca ne s'arrêtera jamais. Dans les bras de tes amants les plus doux. Ca ne s'arrêtera jamais.
Parce que c'est vivant, là, tout au fond de ce recoin sombre dans ta tête, et tu n'as pas de pince assez longue pour aller l'en extirper.
10 ans. Je n'ai plus de haine.
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6.11.03
.: 00:22 - Auto-Médication
Oui parce que bon, les antibios c'est bien. Bon, surtout pour les angines à streptocoques machin truc. Pis les anti-inflammatoires aussi. Notez que j'ai rien contre les antalgiques non plus, douillette comme je suis. Sauf que les antalgiques effervescents quand on a les amygdales comme la face cachée de la Lune après une pluie de météorites, au mieux ca chatouille, au pire ca .. WATCHAAAAA. Bref. Donc, les médocs c'est bien, jsuis pas une fanatique de la litanie "L'esprit est plus fort que le corps", surtout quand c'est de mon corps et de ma gorge qu'il s'agit. J'ai beau être une tête de mule, les microbes ont beau être ridiculement rikikiesques, j'ai pas envie de tester tout de suite l'adage "C'est pas la p'tite bête qui va manger la grosse." Bref (bis). Le moral dans tout ça ca compte pas mal. Et quoi de mieux pour me remonter le moral qu'un étalage de petits creux tout droit tombé dans ma mailbox ? Pas grand chose, je vous l'avoue. La chair est faible, surtout la mienne. C'est les bactéries et tout le bordel. Merci, donc, à Josao, qui réédite avec grand art son exploit fanartesque, pour le plus grand plaisirs des mirettes, les miennes et les votres, je n'en doute pas un instant.
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4.11.03
.: 18:44 - 39.6 le matin
La transpiration englue mes cheveux en paquets sur mes joues et mon front. Je me fais la réflexion que de l'extérieur ca doit ressembler à une toile tissée par une araignée à qui on aurait refilé de la Xylocaïne. Cisco, impertubable, collé contre moi, éponge avec sa fourrure les litres de sueur glacée qui s'échappent de mon corps. Je glisse d'hallucinations en rêves tordus, bien incapable de différencier les uns des autres. Il me semble avoir une longue conversation avec Kalou, devant une partie d'échecs et la seule once de crédibilité dans tout cela c'est qu'il me faudrait bien avoir 40 de fièvre pour penser défier Kalou aux échecs. Il y a des ilôts de lucidité, parfois. Comme quand j'étais enfant, maman apparaît, aimante, efficace. Me sort du lit, m'emmène chez le docteur, me fait à manger. Sa présence me rassure, comme toujours, et au fond je trouve ca effrayant. Je m'imagine dans 10, 15 ans, appeler ma mère à chaque angine. Quand elle s'en va je m'en retourne à mes demi-sommeils, à la vigilance silencieuse mais palpable de Kalou effectuant ses rondes régulières dans ma chambre, au ronronnement de Cisco qui s'obstine à s'etaler de tout son long contre moi, comme s'il voulait absorber le mal. Souvent, j'ai peur. Quand ma gorge est tellement enflée que je n'arrive plus à avaler ma salive ou à respirer correctement, quand la fièvre cogne dans mon crâne avec la force d'un bélier, quand je me sens glisser, incohérente, quand je n'ai même plus la force de ramper jusqu'à la bouteille d'eau. Souvent j'ai peur. Et puis je me souviens des êtres qui m'aiment et qui veillent sur moi.
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1.11.03
.: 11:29 - Quand l'Eglise racole
Je ne doute pas un instant que la Sainte Eglise Catholique et Romaine soit en mal de fidèles. Doctrine poussiéreuse, textes abscons, Pape bavouillant et parkinsonniant, infléxibilité bien mal adaptée aux moeurs et aux besoins actuels, archaïsmes en tout genres, la liste est longue du pourquoi du comment. Surtout en France. Parce que nous, contrairement aux américains, ca fait bien longtemps qu'on a pas eu une bonne petite Guerre Sainte dans les règles, avec massacres d'hérétiques en pagaille et bénédiction de masse des Bras Armés du Seigneur (et avouons qu'un Bras Armé est vachement plus impressionant lorsqu'il l'est d'un bazooka que d'un mousquet, y a pas à dire, la technologie a du bon). En ces temps où l'Occident tout entier agite vers le monde Musulman son doigt réprobateur, il ne fait pas vraiment bon être religieux. L'amalgame devient de plus en plus rapide et machinal.
Bref je m'égare.
Je disais, donc, que bien que la France soit la Fille Ainée de l'Eglise, il y a une sorte de ramolissement dans le recrutement de nouveaux bovidés prêts à suivre la Sainte Doctrine et à aller s'enchainer à des tables d'opération dans des cliniques pratiquant l'IVG.
Je n'aurais donc pas du m'étonner lorsque, hier, alors que je sortais du métro pour aller bosser, et que j'ai tendu machinalement la main pour attraper mon torchon quotidien, le journal Métro, c'est d'un torchon d'un autre genre dont je me suis retrouvée propriétaire. "Paris Notre Dame, L'hebdo des catholiques à Paris", disait le bout de papier. "Ô Mort, où est ta victoire ?" clamait le gros titre.
Intriguée, tout de même, par la prose pro-papale, je jette un oeil au truc. Je vous le donne en mille, c'était un journal de propagande catholique anti-Halloween. Evidemment, vu l'anti américanisme ambiant, on avait tous remarqué que cette année la fête des citrouilles se faisait bien plus discrète. On a même vu éclore au Queen une soirée "We Hate Halloween". Mais alors là, c'était le top du top. Billet d'humeur d'Anne Roumanoff (sisi, jvous jure), petit mot de PPDA, cours de spiritisme par le Père Joseph-Marie Verlinde, enfoncage de clou par le Cardinal Lustiger, putain, que je me dis, ils ont mis le paquet. Mais franchement, le meilleur dans tout ça, c'est quand même le logo :

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11:02 - Fanart - 21st Edition
Awamito, qui, outre le fait d'être le seul homme sur cette planète capable de me fragger avec galanterie, est aussi un garçon parfaitement adorable, a eu la gentillesse de m'offrir un adorable fanart.
J'en ai profité pour réorganiser la barre de droite, en mettant les plus récents en premier, après tout, y a pas de raison que ce soit toujours les mêmes à l'honneur (même si j'avoue que les petits creux de Josao vont me manquer).
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