:.me.:
/facts
Prénom : Fleur
Age : 26 ans
Anniv : 20.02
(wishlist)
Taille : 1m63/1m70
(avec les
chaussures)
Poids : mmpppfff
Géo : Paris
Taff : Chef de
projet jeux
/tronche

remote
- bestof
- archives
/nicknames
Flaoua Estrella
Eyhidiaze Angel
Dust
Malkie La
Fée
/numbers
7 piercings
3 tatouages
2 bagues armures
2 paires de
New Rocks
1 bonne tonne
de fringues noires
1 millier
de taches de rousseur
1 mètre
de cheveux
1 chat noir
appelé Cisco
/this
blog
since 09/2002
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30.9.03
.: 23:04 - Etat de Grâce
Pour parfaire tout ceci, quelques mots du Magicien qui s'affichent sur mon écran. Une proposition, un déjeuner, se voir, se retrouver. Petite fée, m'appelle-t-il, comme au temps de la Bulle. Un soupir, un sourire, un éclat de rire. Je virevolte dans la cuisine et dépose un baiser sur le front de Kalou. L'interrogation survient, évidente. Et moi de lui dire que ce n'est rien qu'un peu de Magie.
:. Just drop your thoughts .:
17:00 - Atomic Lunch
Pas facile, évidemment, d'écrire un post dont on sait qu'il va être lu par son principal sujet. Pas facile, évidemment, d'écrire un post dont on sait qu'il est attendu au tournant. Plus facile surement de ne rien écrire, oui mais d'abord j'ai envie et ensuite, joueuse comme je suis, c'est évidemment trop tentant.
Ca commence par une chansonnette fredonnée dans ma tête, façon berceuse. Ou encore façon petite fille punie et condamnée à écrire 100 fois la ligne "Je ne perdrai pas mon cerveau." Ca c'est quand je suis sortie de l'ascenseur. Ca continue sur le trottoir de la rue Tiquetonne, la clope substitut de Xanax, la berceuse encore. Ca se termine quand je retrouve Loic, que la réalité reprend ses droits et que, comme une grosse claque que je m'assène, les mots résonnent dans ma tête : "Bordel, tu vas à un déjeuner, personne n'est là pour te juger, et pis tu fais chier, c'est rien qu'un être humain, pas un demi-dieu alors cesse d'avoir 10 ans, récupère ton cerveau, ramasse ta baguette magique et basta."
Psychotruc est là donc. En face de lui il y a Ko et après vérification mon cerveau ne coule toujours pas par mes oreilles. Bien. Petite Victoire.
Jamais facile de faire la part des choses entre le fantasme et la réalité, ou du moins ce que l'on en voit. Si demain je rencontrais Scott Card, il me serait terriblement difficile de faire abstraction de tout ce que j'ai pu imaginer à son sujet, à travers la lecture de ses livres. Avec Ko c'est un peu pareil, sauf qu'il y a eu déja quelques tentatives d'échanges, quelques effleurements, des anecdotes, autant de petites choses qui lui ont donné dans mon esprit une existence hors du champ de l'imaginaire, qui ont su amorcer la séparation entre l'être et ses créations.
Evidemment ca ne m'empêche pas de me noyer régulièrement dans ses yeux mais ca, ca n'a rien à voir, c'est juste qu'ils sont beaux et que tout le monde sait très bien que je suis parfaitement incapable de résister à un beau regard. Qui a dit que je m'égarais ?
Bref.
A un moment, je ne sais pas trop si c'était au milieu de la première bouteille de vin blanc ou au début de la deuxième, toute trace d'enjeu s'est définitivement envolée. Une sorte de jemenfoutisme ronronnant s'est emparé de moi, un peu comme lors d'une après midi au soleil dans un hamac. Tout ce que je savais c'est que j'étais bien, là, maintenant, en bonne compagnie, en bonne conversation, que j'avais envie que le temps s'étire et que ca dure. Parfois la conversation s'égare sur le Magicien et c'est étrange, parfaitement étrange pour moi de parler de lui à Ko, c'est une sorte d'inversion des choses, une déformation de l'Espace-Temps. Ou alors c'est juste le vin blanc.
Le plus frustrant dans tout ca évidemment, c'est qu'il y a mes mots après coup, mais qu'il n'y a pas les tiens.
Oui mais au final je m'en fous, c'est l'instant qui compte et l'instant était charmant.
:. Just drop your thoughts .:
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29.9.03
.: 12:23 - Le Vrac du Lundi Matin (edité à 15:05)
Ca commençait à faire longtemps que je n'avais pas fait un bon vieux post fourre-tout. J'ai déja expliqué à quel point j'aime l'expression "En Vrac", vous comprendrez donc pourquoi ca me manquait.
En vrac, donc.
En vrac, je suis parfaitement surleculifiée (et hop, un néologisme, ca aussi ca faisait longtemps) par la nouvelle campagne de pub de British Airways. Notament leurs 4x3 portant la mention en énorme "PARIS-LONDRES 29,99E" avec un minuscule "HT" à coté, et en encore plus minuscule, sur la ligne en dessous "soit 52E TTC". Si ca c'est pas VRAIMENT prendre les gens pour des cons ..
En vrac, j'ai lu dans un Metro (le journal) de la semaine dernière une interview de Miss Europe (ex Miss France jesaispluscombien) où celle ci explique que le jour où, alors qu'elle marchait dans la rue, un mec en bagnole a tourné la tête pour la regarder et s'est du coup écrabouillé sur la voiture devant lui, elle a beaucoup rigolé. Ca devait être le courant d'air à l'intérieur de son crane qui la chatouillait.
En vrac, a Kuala Lumpur, les gens ont de nouveau le droit de s'embrasser en public sans qu'une milice religieuse leur tombe dessus. Ce n'est pas encore le cas partout ailleurs en Malaisie.
En vrac, et parce que j'avais juré que je la bloggerai, la phrase du vendredi soir fut celle de Skoot qui, parlant des mérites de la collocation avec Kalou émit un très définitif "Je rêve de voir Fleur sortir de ma douche."
En vrac, la couverture du nouveau Maximal clame "Britney Spears, le string qui chante".
En vrac, j'ai découvert une revue qui se nomme Stuff et dont le principe est, en gros, de montrer des bonnasses à moitié nues pour mettre en valeur des gadgets high-tech et dont la devise est "Girls, Sex & Hype". Il fallait y penser.
En vrac, Underworld c'est pas mal, surtout si vous êtes fans du World of Darkness. On regrettera les effets spéciaux cheap et les chorégraphies de combats poussiéreuses.
En vrac, j'ai trouvé le garçon le plus beau de l'univers, il est vendeur de baskets dans un magasin près des Halles et il a des yeux à faire bander le Pape (et sans Viagra, s'il vous plait !). Entrée par hasard dans ce magasin pour demander un renseignement, je me suis retrouvée sans voix, la machoire pendante, la langue déroulée au sol et les yeux exhorbités, version vieux loup Tex Avery, bredouillante, bavouillante, gagatisante. Après avoir éructé quelques borborygmes et essayé de lui envoyer un sourire charmeur qui s'est certainement tranformé en rictus de psychotique, je me suis enfuie en courant. Si il y a bien un truc qui ne s'arrange pas chez moi, c'est ma technique de drague.
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28.9.03
.: 22:29 - 1 day - 6 pics
"Sport, Friends & Vampire Movies



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20:52 - Quote of the day
Darla: I don't trust them. But I know a thing or two about mind games. And so do you. We played them together for over a century. Cordelia: Yes, but you were just souless bloodsucking demons. They're lawyers. Angel: She's right. We were amateurs.
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25.9.03
.: 00:53 - Mon Père, ce héros ordinaire
Mon père m'a appelé hier. Il m'a appelé pour me faire remarquer qu'il ne m'avait pas vu depuis son retour de vacances et que je lui manquais. J'ai plaisanté 5 minutes avec lui puis nous avons convenu que je viendrai diner chez mes parents ce soir. Ensuite j'ai raccroché, non sans avoir envoyé les rituels bisoux téléphoniques et autres "passe une bonne soirée". Tout cela m'a semblé parfaitement naturel.
Et pourtant.
Il y a quelques années de cela, il se serait tranché un bras plutôt que de me dire qu'il avait envie de me voir. Il y a quelques années de cela je lui aurais répondu avec le plus de mépris possible dans la voix que je me passais très bien de sa présence. J'y aurais peut-être même ajouté une ou deux insultes et il aurait pris son air froid et distant pour me dire "Tu es nulle ma fille. Tu n'es rien. Tu ne seras jamais rien." Tout cela se serait évidemment terminé au milieu de mes hurlements et de son inébranlable impassibilité.
Pour l'adolescente paumée que j'étais, en colère contre l'univers tout entier en permanence, mon père était le symbole de ce monde sur lequel je vomissais ma haine. Je le croyais froid, insensible, sans passion, inculte. Une caricature de beauf mugissant devant un match de foot, une kro à la main. Je le méprisais et je ne le lui cachais pas. Pire, je le lui crachais au visage, sans cesse.
Il m'est arrivé, parfois, blessée ou en colère, de faire preuve de méchanceté. Cela m'arrive encore aujourdhui. Mais avec lui c'était différent. C'était gratuit, calculé, maitrisé. Je méritais une ou deux bonnes paires de claques oui, mais lorsqu'alors que j'avais 15 ans, il a un jour levé la main sur moi et je l'ai menacé d'appeler Enfance et Partage.
La caricature de la petite conne.
Et lui, évidemment, désarmé, impuissant, ne pouvant réagir que comme il le faisait, face à ce déchainement de stupidité adolescente.
Petite conne.
J'aimerais vraiment pouvoir me croiser, telle que j'étais il y a dix ans de cela, et me filer une bonne douche froide. M'expliquer que tout le monde souffre, et que la souffrance n'excuse pas tout, et encore moins cela. M'ouvrir les yeux et me montrer la réalité de cet homme tellement submergé par ses sentiments qu'il se sent obligé de les cacher, au risque qu'ils le noient. La réalité de ce père qui aurait donné les deux yeux pour que sa fille aille mieux, pour qu'elle lui offre un sourire, un geste, une trêve.
Il a fallu du temps, évidemment, du temps, de la distance, de la maturité. Quelques années de statu quo, de guerre froide. Et puis un geste enfin, sous forme d'excuses. "Pardonne moi, papa." Et les larmes dans ses yeux, qu'il cache comme il peut.
Tellement de temps perdu.
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24.9.03
.: 17:35 - Ou pas.
Ca se passe à mon bureau. Débarquement de marketeux version "We want answers and we want them NOW !". Je réponds comme je peux et c'est là que le regard de Machin (a.k.a "JoliPetitCul") tombe sur un téléphone posé sur mon bureau. "Qu'est ce que c'est ? - C'est le dernier prototype de chez ****, il est terrible ! - Ah ouais jvois ca, y a meme un miroir dessus - Ouais comme ca tu peux te remaquiller - Et il est où l'appareil photo ? - Dans ton c.. euh sur le coté, là. Et pis tu peux faire pivoter la facade comme ca et comme ca (démonstration digne d'une animatrice du TéléAchat. Jpourrai toujours me recycler) - Ouais mais à quoi ca sert ? - Ben comme ca tu peux te photographier dans les endroits et les positions les plus improbables !"
*silence* *silence* *silence pesant* La boite toute entière est entrain de me regarder. Je *sais* que mes joues ont pris une charmante teinte brique anglaise qui me donne l'air d'un homard ébouillanté.
Je vais m'enterrer très profond et je reviens.
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23.9.03
.: 16:54 - Libérez les livres !
Encore une fois c'est une idée parfaitement simple et parfaitement géniale. Encore une fois je suis vraiment admirative devant le concept. Encore une fois je vous invite vivement à jeter un oeil à la chose.
Quoi donc ? Me direz vous.
Et bien voila, il s'agit de libérer les livres. Le principe est simple : Vous avez lu un livre. Vous l'avez aimé, ou non, peu importe, en tout cas vous l'avez fini. Il est donc désormais de votre devoir de le libérer. Vous allez sur www.bookcrossing.com et vous entrez les références du livre. On vous délivre alors un identifiant unique pour ce livre. Vous imprimez une etiquette que vous collez à l'intérieur de la couverture. Sur cette étiquette, évidemment, l'identifiant du livre, mais aussi un petit texte expliquant que quiconque trouve ce livre est vivement invité à se rendre sur bookcrossing.com et à y indiquer quand et où il l'a trouvé. Et hop, y a plus qu'a "libérer" le livre dans un endroit public et d'attendre que son "trouveur" se fasse connaitre. Evidemment, rien n'empeche cette personne, une fois le livre lu, de le remettre en liberté.
Vraiment, j'adore ce truc. En plus, y a vraiment des choses à faire je suis sure, comme de faire une libération massive de bouquins subversifs :]
Mon seule problème c'est que je suis incapable de me séparer du moindre bouquin, donc je sens que je vais acheter mes livres en double rien que pour pouvoir en libérer un exemplaire :]
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20.9.03
.: 13:47 - There's too much blood in my alcohol
12h. 4eme débarquement de Kalou dans ma chambre inondée de soleil. Cette fois il change de stratégie et au lieu de me dire qu'il faut que je me lève, il me fait parler. En me posant des questions parfaitement absurdes du genre "T'aurais pas un coupe ongle ?". Ma voix résonne, se cogne sur les murs, prend de l'ampleur et me revient en pleine tête. Aie. C'est tout le problème avec le champagne.
C'est là que je me rends compte que malgré la gueule de bois dantesque que je me paye, je me sens bien. Vraiment. Et c'est là aussi que je me souviens de mon post de cette nuit, enfin de ce matin, saoule comme une otarie bourrée à la bière. Ca devrait être interdit. On devrait faire passer un alcotest avant d'autoriser les gens à bloguer. Devrait y avoir un truc, je sais pas moi, un panneau, rouge, clignotant, avec un logo enflammé qui tourne, sur l'interface de Blogger.
"BEWARE ! DRUNKENNESS CAN LEAD TO AWFUL POSTS"
Parce qu'en fait, quand j'y repense, au final, j'ai plutôt passé une bonne soirée. Une soirée pleine de gens dont la présence était réellement agréable, pleine de moments de vrai, pleine de complicité. Alors oui, j'ai detesté les voir murmurer à mes gargouilles. Jalousie alcoolisée, pwark ! Alors oui, j'ai encaissé, encore et encore, tous ces gens par deux. Alors oui, j'ai pleuré dans mon déguisement de fille, regrettant de ne pas porter mon armure de combat, plutôt que ce bout de soie que tous caressaient.
Mais ca ne compte pas vraiment. Parce que dans le reste il y avait des bouts de Magie. Parce qu'au bout de mes doigts, quelques étincelles crépitaient. Ca faisait si longtemps.
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06:04 - Eyes Wide Shut
Evidemment trop tard, évidemment trop saoule. Pas grave. Z'avez qu'à lire et oublier.
Début de soirée. Je ne connaitrai pas la peur car la peur tue l'esprit. Prête à tout affronter. Tous les silences du monde, toutes les indifférences. Tout sauf ça. Cet indéniable mouvement vers moi et dans le même temps, ce mur qui s'abat. Et moi qui lui dit "J'aurais juste voulu être là, pour toi".
*plus tard* Je tiens la main de Kalou dans la mienne. Armurée de soie et d'un masque de fille, je l'emmène en courant, vers Ma Dame, celle qui sait tout, celle qui entend tout, même mes murmures inaudibles.
Je tourne la tête et ils sont là. Elle à qui j'ai fait découvrir cet endroit, elle qui sait, et lui, lui qui lit, lui qui sait aussi et surtout, surtout, lui qui se dit incapable de parler, et ils sont là, et ils se parlent, devant Elle, et c'est indécent de trahison et mon coeur implose et Kalou me soutient et il me dit que ce n'est pas le moment, pas encore, pas encore, attends, un peu.
Et nous rentrons au Shywawa et il est tard et ils sont tous là, tous deux et je voudrais les frapper, mais juste, j'erre entre les couples, et je me demande, à qui pourrais je bien parler ?
Je parle avec elle. je ne sais plus trop qui elle est, et elle me dit "Si tu n'es pas deux, tu n'es rien" et je voudrais la contredire, lui dire qu'elle a tort, mais c'est trop dur au milieu de tous ces gens qui ignorent l'unique.
Et Kalou dit toujours que ce n est pas le moment.
Et il y a tant de pitié dans le regard des autres que je voudrais leur arracher les yeux, tous, d'un coup. Au lieu de ca je pleure, sans trop savoir ce que mes larmes célèbrent, la duplication des autres ou l'indifférence vis à vis de moi même.
Comment ca c'est incohérent et bourré de fautes ? Allez vous faire foutre, je suis bien trop saoule et bien trop fatiguée.
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19.9.03
.: 18:37 - Did I say that out loud ?
Note pour plus tard : Lorsque l'on veut envoyer un message MSN à une collègue disant "Ptin il a un joli p'tit cul Machin quand même", éviter de se tromper et d'envoyer le message en question à Machin. Ca fait désordre.
Demain, j'arrête la drogue :]
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10:28 - Anticipation
Je ne connaîtrai pas la peur car la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon oeil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passé il n'y aura plus rien. Plus rien que moi.
:. Just drop your thoughts .:
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18.9.03
.: 19:46 - Verisign (suite)
Allez, à vot' bon coeur m'sieurs dames, une 'tite signature pour nos pauv p'tits DNS spoliés.
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01:08 - Memories of Stolen Hours
Always and forever We'll be free Always and forever Be with me We'll have love aplenty We'll have joys outnumbered We'll share perfect moments You and me Always and forever You will see Always and forever Just be with me We'll have love aplenty We'll have joys outnumbered We'll share perfect moments You and me You and me You and me
Lamb - Lullaby
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17.9.03
.: 18:21 - After Effects
C'est toujours la même chose.
Je fume une clope tranquillement sur la terrasse, entre deux catastrophes au taff. Perdue dans mes pensées je regarde le ciel. En plein milieu du bleu pollution, un nuage. Un seul. Je lui trouve indéniablement la forme d'une tête de dragon.
C'est toujours la même chose.
Après chaque partie d'AD&D il me faut au moins une semaine pour m'en "remettre". Une semaine pour arrêter d'écouter Rhapsody ou Fear of the Dark de Maiden en boucle.
Une semaine pour ne plus rêver chaque nuit de combats épiques, de quêtes héroiques, de princesses prisonnières ou de magiciens déments.
Une semaine pour ne plus raconter à chacun de mes amis le dernier scénario, round par round, "Et là tu vois je me suis pris une glyphe majeure dans la tête mais heureusement j'ai des jets de sauvegarde de cinglée alors j'ai pris que la moitié des dégats mais bon quand même c'était impressionant, quoique, ca nous a permi de trouver la clé, mais si la clé, tu sais, jten ai parlé la dernière fois, bon bref, et c'est là qu'on a entendu la voix de Lorkalot et cet enculé il nous disait que ...".
Une semaine pour ne plus avoir envie, quand je me fais taxer 3 clopes sur les 500 mètres qui séparent mon chez moi du métro, de dégainer mon épée longue et de coller un bon vieux critique dans la tête de la prochaine racaille qui m'interpelle.
Une semaine pour cesser de harceler mon MJ, à coups de "c'estquandlaprochainepartieheinheinheincestquanddisdisdisdis".
C'est toujours la même chose.
C'est grave docteur ?
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12:52 - La Blagachier Roliste du jour
Un Paladin 19eme c'est un guerrier sacré avec une chemise à jabot.
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00:58 - Legendary Tales
Entre, Mortel, entre donc. La route est longue de Jade l'Imprenable aux contreforts de la Barbarie, le vent est glacé en ce début d'hiver, ton cheval fourbu et tes doigts gourds. Entre et viens donc t'assoir au plus près du feu. Entre mais tais toi. Car voici que s'est levé Aeltanïs et que le silence s'est fait dans l'auberge. Entre et écoute. Car longtemps les chants elfiques s'élèveront pour conter l'histoire que tu vas maintenant entendre. Ecoute ! Car voici que la voix du barde s'élève.
Cette histoire est celle de deux êtres qui furent bien plus que deux mortels. Cette histoire est celle d'un Elu des Dieux et de celui qui les rejeta tous après avoir servi le plus noir d'entre eux. Cette histoire est celle d'un Chevalier de Lumière et de sa Némésis. Cette histoire est celle d'un duel que le monde attendait depuis bien des décennies.
Vois ! Héphaïros le Maudit, favori déchu du sombre Vaprak, Maître d'arme de l'infernal Ordre du Lys Noir, plus grand guerrier de l'Empire, haï par bien des gens, craint par tous. Héphaïros qui descendit aux Enfers et en rapporta son armure et ses armes. Vois ! Celui que l'on nomme Goronas Broie-Le-Mal, Chevalier Saint du Divin Chrome, bras armé de la majestueuse Gloria, porteur de l'Epée Sacrée. Goronas qui jamais de sa vie ne faiblit dans sa lutte contre le Mal.
Entends ! La voix du Paladin qui s'élève et en appelle à la puissance divine. Le rire moqueur du guerrier armuré de noir qui lui fait face. Entends ! La respiration sourde de leurs compagnons respectifs, héros au service de puissances oposées, unis quelques instants par une trève, hypnotisés par le combat qui va bientôt se dérouler sous leurs yeux. Entends ! Le fracas des armes qui s'entrechoquent enfin, Epée de Lumière contre Fléau de Ténèbres. Entends ! Car ce son ébranla la demeure des Dieux même.
Aucun mot ne saurait rendre justice à l'affrontement qui se déroula alors. Le temps sembla s'arrêter, le coeur de Gaia cessa de battre et les secondes devinrent des siècles.
Horreur ! Voici que Goronas s'écroule, terrassé par la puissance de celui qu'il se préparait à affronter depuis des dizaines d'années. Voici que la lumière quitte son corps alors que son sang gicle sur l'armure d'Héphaïros et que celui ci est secoué d'un rire dément.
Et Dame Sigilune elle même répand ses larmes sur le corps de l'Elu, alors qu'à ses cotés Chrome réclame vengeance pour la mort de son plus fidèle serviteur.
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16.9.03
.: 18:07 - Untitled (attention, post destiné aux geeks) (modifié le 17.09 a 15:00)
Je suis tellement sur le cul que je trouve même pas de titre pour ce post.
Je vous invite tout simplement à aller jeter un oeil sur cet article puis, après avoir utilisé vos yeux pour pleurer, de vous joindre à la reflexion en cours pour contrer Verisign.
Edit : La première riposte vient de l'ISC qui modifie Bind pour contrer le Site Finder de Verisign. Plus d'infos là.
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15.9.03
.: 14:55 - A Message to Lorkalot
Male sit tibi tenebrarum rex ab initio ad finem sacra ultio cruenta pugna et epicus furor contra mali discipulos Ad perpetuam gloriam lucis furor ira tenax contra iniuriam et ruinam rabies ira tenax
Male sit tibi tenebrarum rex cruentus rex
Rhapsody - Ira Tenax
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12.9.03
.: 00:56 - Hate this and I'll love you
J'ai reçu aujourd'hui mon tout premier hate mail en bonne et due forme. Il en aura fallu du temps, presque 1 an de bloggage intensif, mais ca y est, j'en ai reçu un.
J'avoue que je suis décue.
J'avais cru, naïvement surement, que la première personne qui m'écrirait pour me déclarer sa haine inextinguible, son mépris abyssal, son dédain inaltérable, bref, pour me dire à quel point je suis exécrable, et bien j'avais cru que cette personne saurait y mettre les formes. J'avais imaginé une interminable diatribe qui me laisserait pantoise, voire pantelante, de colère, d'énervement, et peut-être, peut-être, qui sait, génèrerait en moi une once de culpabilité, car contenant un fond de vérité. J'avais caressé l'idée de publier ce mail ici, juste pour le plaisir de pouvoir y glisser quelques commentaires assassins, et en couleur s'il vous plait.
Bref, j'avais connement cru que mon premier réel détracteur serait également détenteur d'un cerveau et d'une certaine aisance épistolaire.
4 lignes d'éructations infantiles plus tard, auxquelles nous ajouterons un sujet frisant le niveau de la mer ("Flaoua tu pues", for the record), je m'avoue vaincue.
Allez, sérieusement, dites moi que c'était une blague ...
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11.9.03
.: 17:39 - Les mots des autres
Je pensais attribuer la Palme d'Or de la phrase la plus pédante de l'année à ceci, entendu récemment au cours d'un déjeuner :
"Quand tu as lu l'Iliade et l'Odyssée 20 fois en grec dans le texte, le Silmarillion à coté c'est du pipi de chat."
Mais finalement, je la décerne plutôt à cette phrase ci, tombée dans mon mailer :
"Si l'Humanité était à mon image le monde serait beaucoup plus beau."
Et si ma tante en avait, blahblahblah.
:. Just drop your thoughts .:
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9.9.03
.: 22:35 - Au passage
Au passage, oui. 2 nouveaux fanarts, là, en bas, à droite. Dont un en flash, excusez du peu. Merci à leurs auteurs, as usual.
Et puis du mouvement dans mes links. J'ai enlevé les blogs morts, ou presque et j'ai rajouté deux gens que je lis toujours avec le plus grand plaisir, et qui méritent, tout simplement.
:. Just drop your thoughts .:
22:32 - Life goes on
Le truc insupportable quand on se sent mal c'est de constater que ca n'empêche pas le monde de tourner. La vie ne s'arrête pas pour nous laisser le temps de nous lamenter en nous regardant le nombril. C'est souvent excessivement irritant mais au final c'est surement pas plus mal.
J'ai le moral quelque part dans le Baïkal, une bronchite dont la virulence m'interdit de fermer l'oeil la nuit, je me sens aussi péchue qu'un vieil organisme monocellulaire mort. Et alors ? Et alors le monde tourne. Les autres vivent, les autres meurent, les autres s'aiment, les autres baisent, font leurs courses, torchent leurs gamins, se saoulent la gueule ou écrivent des chansons d'amour. Même moi il faut bien le reconnaitre. Même mon monde à moi, dont je suis le nombril, même celui là il tourne. Demain j'irai taffer, histoire de refiler mes microbes à tout plein de monde, y a pas de raisons, il faut savoir partager. Même quand je me traine de mon lit à la bécane, de la bécane au canap' du salon et du canap' à mon lit, je vis. J'y peux rien.
Egoistement, j'aurais voulu avoir assez d'importance pour que le monde retienne sa respiration quelques secondes. Ou est ce que j'ai bien pu foutre mon grimoire de sorts de masse ?
:. Just drop your thoughts .:
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8.9.03
.: 13:33 - Relief
Kalou est rentré.
Ces mots sont ma berceuse, ma litanie hypnotique, mon credo. Je me répète cette phrase, sans cesse, je la tourne dans tous les sens à l'intérieur de ma tête.
Kalou est rentré. Tout ira bien maintenant, c'est obligé.
Je tousse tellement fort que j'ai l'impression que mes poumons vont se décoller. Je m'en fous. Je SAIS qu'il est là, dans la pièce d'à coté, que rien de mal ne peut arriver.
Kalou est rentré. Je l'ai serré dans mes bras, il m'a dit "ca va ?", j'ai dis que non, pas trop. J'ai cru pleurer de soulagement.
Kalou est rentré. Heureux, bronzé, montagnard, souriant, péchu. Sa simple présence m'apaise déja. Rien n'est grave, rien n'est insurmontable.
Kalou est rentré. J'ai récupéré cette moitié de mes forces qui me faisait défaut.
Kalou est rentré. Et le reste du monde peut bien aller mourir.
:. Just drop your thoughts .:
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6.9.03
.: 04:44 - Crawl Away
Honnetement. Vraiment pas la peine de fuir quand j'arrive. Je tiendrai ma promesse.
Tu peux oublier la conscience tranquille.
:. Just drop your thoughts .:
04:39 - Echoes in the night
C'est tout le problème avec ces soirées à trop. Survoler tout le monde, effleurer quelques uns, passer à coté de la plupart. Ajoutons à cela mon moral olympien et mon embryon de bronchite, forcément, ca manque un peu de substance dans ma tête. Tant pis, j'étais contente, tout de même, de voir cette joyeuse assemblée de blogueurs, qui, pour une fois (enfin il me semble) n'ont même pas passé la plupart de leur temps à s'entrecongratuler au sujet de leurs écrits respectifs.
Et puis, tout de même, j'aurais emmené Dek voir Ma Dame, j'aurais gouté SaKi, chanté avec Joshua, joué avec le bouc de PatrikRoy, et réussi à trouver une place pour dormir à 6 bouts de la bande.
Allez, la chanson du soir pour finir.
J'ai comme envie de tourner le gaz Comme envie de m'faire sauter les plombs Comme envie de t'expliquer comme ça Que ton indifférence, elle ne me touche pas Je peux très bien me passer de toi Comme envie de sang sur les murs Comme envie d'accident d'voiture Comme envie d'expliquer comme ça Que ton indifférence elle ne me touche pas Je peux très bien me passer de toi J'ai comme envie d'n'importe quoi Comme envie de crever ton chat Comme envie d'tout casser chez toi Comme envie d'expliquer comme ça Je peux très bien me passer de toi J'ai comme envie d'une fin torride Comme on en voit qu'au cinéma J'ai comme envie qu'ce soit terrible Et qu'ça se passe juste en bas de chez toi Je peux très bien me passer de toi
Mano Négra - Pas Assez de Toi
:. Just drop your thoughts .:
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4.9.03
.: 21:31 - Maybe self-improvement isn't the answer
J'ai 15 ans. Bourrée d'acide jusqu'aux yeux, je contemple avec un détachement clinique le sang qui gicle sous la lame du cutter. Avec un petit rire froid, je me dis que je dois vraiment être salement défoncée pour me servir de ma main gauche, moi qui ai déja tant de mal avec la droite. Je ne sens pas la douleur. Le corps que je mutile n'est pas le mien, ce n'est qu'une enveloppe vide, et si mes nerfs essayent de transmettre quoi que ce soit à mon cerveau, l'acide ronge le message bien avant qu'il n'arrive à destination. Du bout du doigt je barbouille ce sang presque noir sur ma peau d'une paleur cadavérique. Je ne sais plus pourquoi je suis entrain de faire cela. Il y a cet autre moi prisonnier de ma tête, qui hurle et qui trépigne, qui pleure et qui supplie. Cet autre moi qui souffre. Je ne suis qu'une adolescente qui se débat.
Je n'ai plus 15 ans. Je ne suis plus une adolescente. J'ai compris durant ces presque 10 années que l'auto mutilation ne servait à rien. Qu'au final les choses restaient les mêmes, que la douleur du corps était foutrement inférieure à la douleur de l'âme. Et pourtant. Pourtant à cette époque tout était plus facile. La solution semblait claire, limpide, il me suffisait de me faire plus de mal que ce que les autres pouvaient m'infliger. Aujourd'hui le plus dur c'est de faire face, tout simplement. Sans fuite, sans lacheté. Serrer les dents et avancer. Encore. Survivre. Parce qu'au fond je sais que ca vaut le coup. Parce que j'ai déja survécu à pire. Dresser des murs, réparer le blindage, se protéger.
Et pourtant, il y a cette phrase qui trotte dans ma tête. I just felt like destroying something beautiful.
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13:22 - Sevrage (vraiment)
Notre-Dame me regarde et elle se tait, la chienne. Toujours muette, toujours imperturbable et je me demande pourquoi je viens, depuis des années, murmurer ou hurler les secrets de mon coeur à ses gargouilles de pierre. Agenouillée sur le parvis, comme une illuminée en pleine crise de mysticisme, je l'exhorte, je la supplie, et elle se tait. Foutu tas de pierre.
Je m'étais pourtant blindée tant que j'avais pu. Full panoplie de combat, du cuir sur mon corps et des murs dans ma tête. Ca marchait plutôt pas mal, d'ailleurs. Au début. Et tes mots, d'un coup, qui balayent ma jolie assurance, ma semie-indifférence calculée. Je suis définitivement nulle aux jeux des humains. Alors, une dernière fois, tout dire. Une dernière fois creuser un peu plus le fossé entre nous. Je suppose que c'est là qu'il aurait fallu mentir. Je suppose que j'ai été la dernière des imbéciles de ne pas le faire. Je n'ai pas pu m'y résoudre, j'en suis désolée, pour toi comme pour moi. Oui je sais, c'est entrain de devenir ma spécialité que d'être désolée.
Et oui, je le redis, la Réalité qui nous a ratrappés ces 10 derniers jours, je la trouve crade. Et maintenant que tout est réellement fini, que j'ai accepté de ne plus faire partie de ta vie, ce n'est pas d'Elle dont je veux me souvenir. Mais de la Magie qu'il y a eu avant.
Je me sens sale.
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05:46 - Sevrage
J'ai cru que l'armure de cuir suffirait. C'était bien trop optimiste évidemment. Il aurait fallu une full plate elfique pour encaisser les mots qui franchirent tes lèvres.
Plus, plus tard, moins d'alcool, moins de fatigue, moins de colère, moins de haine.
Et malgré tout ça, la Magie qui s'obstine à vouloir t'appeler.
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3.9.03
.: 16:54 - Quote of the Day
Posons le contexte. Pour le boulot, je m'occupe actuellement d'organiser un voyage en Russie chez un constructeur de téléphones. J'ai un interlocuteur la bas qui a un nom tellement Russe qu'il pourrait jouer l'agent du KGB dans un James Bond.
Bref. Voila le décor.
Maintenant, la quote.
Moi (par mail) : Combien de temps vous pensez qu'il nous faudra pour obtenir les Visa ? Lui : Ca dépend combien d'argent vous êtes prêts à dépenser.
Franchement, j'aime les pays de l'Est. Penser à rapporter du caviar.
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12:14 - Flashmobed (Episode II - The Parapluie Menace)
Hier soir, donc, flashmob parisien, deuxième édition. Mis à part le fait que j'ai vraiment beaucoup rigolé, je trouve ce flashmob globalement raté.
Il y avait pourtant, a priori, tout ce qu'il fallait pour que cela soit réussi. Le lieu me semblait idéal, en extérieur, très fréquenté (même à cette heure ci, contrairement au Louvre), vaste. Il me semble aussi qu'il y avait plus de monde que lors de la première édition (les retours de vacances, surement). Cependant, une question me taraude. Pourquoi diable les organisateurs s'obstinent ils à concocter des scénarios aussi compliqués ? Impossible sans aucune préparation de synchroniser parfaitement une foule, sauf pour une ou deux actions extrêmement simples, à un moment clairement identifié. "[...]toutes les dix secondes [...] ouvrez en grand et refermez aussitôt votre parapluie [...]" Ca en laisse de la marge d'erreur ! Ou alors il faut avoir le nez collé à sa montre, ce qui n'est pas extremement évident lorsque l'on est justement entrain d'ouvrir et de fermer son parapluie.
Pareil pour la chanson. "Tournons autour du pot jusqu'à ce que la pluie fasse naitre la fleur dorée", c'est très bien, mais dans une centaine de gorges, ca devient juste une bouillie sonore inaudible. Un seul mot, voire au max deux ou trois auraient surement été plus simples à faire comprendre et à synchroniser.
Bref, c'est pas grave, c'était tout de même très amusant mais je pense qu'au niveau du rendu global c'était bien moins réussi que le flashmob du Louvre.
Ajoutons à cela la présence de nos amis des RG, talkie-walkies et caméras au poing, tout de suite l'ambiance se dégrade. Alllez quoi, Souriez ! Vous êtes fichés.
 Pictures courtesy of Mat - Plus de photos ICI
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2.9.03
.: 14:56 - Souvenirs d'Elle
Je me souviens avec une précision chirurgicale de la dernière fois que j'ai fait l'amour avec une fille. C'etait il y a longtemps, trop longtemps. En vieillissant je glisse peu à peu dans une hétérosexualité de faits, flemmarde que je suis et lassée de ces endroits étiquetés gay où l'on ne va que pour chasser. Que ce soit avec les filles ou avec les garçons, j'aime les rencontres impromptues, non calculées, avec un bout de Magie dedans.
Elle s'appelait June, comme le mois de Juin, et je l'avais rencontrée dans une quelconque fête de potes de potes de potes, où je m'ennuyais à crever. Tout ce petit monde regardait le plafond en fumant des pétards, sourires niais et conversations au ras de la moquette pelucheuse. Moi qui ne fumais déja plus, je réfrénais le trop plein d'énergie en machonnant méthodiquement une mèche de mes cheveux. June était une métisse. Eurasienne, pas vraiment mon genre. J'aime plutôt les filles qui me ressemblent. Elle était très mince, gracile, avec de tout petits seins et d'interminables cheveux noirs, plus longs que les miens. Flottant dans un vieux treillis, un tee shirt des Ramones et une paire de doc's fatiguées, elle n'était pas vraiment mise en valeur. Ca nous faisait un point commun.
A un moment on s'est enfuies dans un bar pas trop loin, un rade genre bistrot un peu glauque, dans le 17eme, avec un vieux flipper et quelques habitués au comptoir. Elle était défoncée mais ca lui allait bien, ses yeux pétillaient et elle parlait comme une fille du Sud, avec les mains. Pendant que je m'enfilais une vodka orange hors de prix elle a absolument tenu à boire un café, pour faire passer le goût, elle disait. Le goût de quoi ? Le goût du shit. T'aimes pas ça ? Si, mais toi non. Elle m'a embrassée et ca m'a surprise, je ne m'y attendais tellement pas que je suis restée sans réaction une ou deux secondes. Elle a cru qu'elle m'avait choquée. Je crois bien que je n'ai pas pu m'empecher de rire.
On est retournées à notre fête, fuyant les regards égrillards des pochtrons du comptoir qui se rinçaient l'oeil. Isolées dans une toute petite chambre on s'est enfin laissées aller. Ses baisers avaient goût de café, evidemment, mais aussi, et de façon surprenante, une légère saveur mentholée. J'ai découvert son corps avec émerveillement et, définitivement, j'avais envie de brûler ses fringues. Elle était merveilleusement proportionnée, menue, si menue, j'avais l'impression que le moindre mouvement brusque la briserait. Elle sentait la mûre et son odeur se mélangeait à la mienne, créant un résultat plutôt entêtant, ennivrant. Allongée sur le dos, ses cheveux lui faisaient comme un soleil noir autour de la tête et j'aurais pu passer des heures à la contempler. Sa peau luisait doucement dans la pénombre. Quelques jours auparavant j'avais vu The Pillow Book et soudainement j'aurais voulu avoir de l'encre et des pinceaux pour caligraphier sa peau. Ses yeux grand ouverts me fixaient avec tout le sérieux du monde que démentait la petite moue amusée de sa bouche. On a fait l'amour avec l'infinie douceur qui, pour moi, caractérise mes relations avec mes amantes. Elle était exactement comme je l'avais imaginée, passionnée mais tendre, joueuse, exigeante, et sa peau me rendait folle à force d'avoir la texture de la soie.
Elle s'est endormie peu avant le lever du soleil. Doucement, pour ne pas la réveiller, j'ai pris mes affaires, me suis rhabillée, et après avoir déposé un dernier baiser sur son épaule, je suis partie. Je ne voulais pas la voir en plein jour. Je ne voulais pas que tout se complique. Je ne voulais garder que la Magie de cette nuit là.
Surement que je me suis comportée en mec, en salaud, je ne sais pas.
Je me demande aujourd'hui ce qui se serait passé si j'étais restée, si je lui avais laissé un numéro où me joindre.
Surement rien, surement, comme toujours, beaucoup de mal pour pas grand chose, beaucoup de blessures pour si peu de bien ... Ou ...
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1.9.03
.: 11:57 - Elle aime à rire, elle aime à boire
Tout a commencé sur un coup de tête.
Vendredi 18h45, je suis au boulot, en pleine panique parce que tout est en retard, que rien ne marche et que si tout n'est pas prêt lundi je vais devoir me faire seppuku. Au téléphone, il me dit "Je pars à l'Isle sur Sorgue pour le week end, Orfeo vient de m'inviter." Ce fameux week end rituel à l'Isle sur Sorgue, comme chaque année, auquel j'ai renoncé pour diverses raisons bassement matérielles du genre "je n'ai plus une thune". Alors je lui souhaite bon week end, avec, surement, une légère trace de regret dans la voix. Il ajoute "Il y a un train a 19h20 si tu veux."
1 minute de réflexion et 20 de transports en commun plus tard, je suis Gare de Lyon avec, en tout et pour tout, les fringues que j'ai sur le dos et ma carte bleue. Je refuse de penser à mon découvert gargantuesque, à mon rendez vous pour l'escalade le lendemain, à ma soirée prévue avec la jolie Gallou qui débarque de Lille, à mon chat qui va crever de faim enfermé dans l'appartement. Bref, je refuse de penser. J'ai une folle envie de chaos et de Magie, de grand n'importe quoi et de suivre mes envies.
Il est 23h lorsque nous débarquons à Avignon.
Je ne vous infligerai pas le détail de ce week end. Peut-être quelques brèves indications suffiront elles.
Comme par exemple le fait que la plupart d'entre nous ont été saouls de vendredi soir à dimanche matin. Ou que nous avons formé la plus belle chorale de chansons paillardes dans un rayon d'au moins 15 kilomètres autour de la place de l'église de l'Isle sur Sorgue. Ou encore que le mélange Martini Blanc / Ricard au réveil après trois heures de sommeil n'est pas une excellente idée. Ou même qu'il y a eu de la musique, de toutes sortes, des parties de tarot, une gigantesque fête d'anniversaire, le traditionnel concert de Jazz du dimanche matin, des amis, une baignade en pleine nuit, une partie de billard et surement quelques bonnes centaines de photos.
Oh, evidemment, il y a aussi eu ces quelques heures orageuses ou, roulée en boule dans un champ, j'ai pleuré tout ce que je pouvais sur la mort définitive de quelque chose d'à peine entamé. Il y a eu ces mots comme des poignards, la voix tranchante et sans aucune trace d'hésitation. Il y a eu le piétinement des étincelles et chacune de mes larmes finissait de les éteindre dans un petit grésillement. Il y a eu ce formidable dialogue de sourds, l'un et l'autre juste assez saouls pour qu'il nous soit impossible de nous comprendre mais tellement facile de nous faire du mal.
Au final je préfère me souvenir de ces quelques moments passés à se dire des choses vraies avec mes amis, au regard du Don posé sur moi lorsqu'il me dit "Tu es toujours aussi belle", au velours de ce ciel clouté d'étincelles, qui ne cessait de m'offrir des étoiles filantes pour que je lui abandonne mes souhaits dans un soupir, au murmure discret de Big Ben à mon oreille, m'interdisant la mélancolie en ces heures ensoleillées et à une sieste volée qu'il me faudra sans doute payer mais tant pis.
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