:.me.:
/facts
Prénom : Fleur
Age : 26 ans
Anniv : 20.02
(wishlist)
Taille : 1m63/1m70
(avec les
chaussures)
Poids : mmpppfff
Géo : Paris
Taff : Chef de
projet jeux
/tronche

remote
- bestof
- archives
/nicknames
Flaoua Estrella
Eyhidiaze Angel
Dust
Malkie La
Fée
/numbers
7 piercings
3 tatouages
2 bagues armures
2 paires de
New Rocks
1 bonne tonne
de fringues noires
1 millier
de taches de rousseur
1 mètre
de cheveux
1 chat noir
appelé Cisco
/this
blog
since 09/2002
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29.8.03
.: 09:42 - Le cliché à la con du jour
L'enfer est pavé de bonnes intentions, comme dirait l'autre.
:. Just drop your thoughts .:
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28.8.03
.: 23:17 - Flashmobed
19h10 sous la pyramide du Louvre. Les gens vont et viennent, essayent de prendre l'air détaché de touristes, et pas du tout de joyeux lurons parfaitement chaotiques venus créer l'évènement, là, dans quelques minutes. On les reconnait sans peine car, malgré les instructions, ils ont pour la plupart un carré de papier noir et blanc à la main. Demandez le programme.
19h15 Tout le monde converge soudainement, portable collé à l'oreille, parlant fort et arpentant les lieux à toute vitesse, en long, en large, en travers. Je ne peux pas m'empecher de rire, je me cogne dans les gens, je tente vaguement de prendre quelques photos discrètement.
19h16 La foule se fige. Statues de chair à la gloire des communications modernes, téléphone scotché. On essaye de ne pas sourire, on essaye de ne pas bouger.
19h16 et 30 secondes. Tout le monde s'écroule au sol. Un cri raisonne, je ne sais pas si il a été poussé par un de notres ou par un spectateur qui a réellement cru à un malaise collectif.
19h17 On se relève et on applaudit, comme pour un rappel. On pousse des vivats, on trépigne, comme des gamins au concert. Les flashs crépitent car les appareils photo étaient au rendez vous.
19h18 La foule se disperse. La grande gallerie retrouve son calme, sous les yeux ébahis et amusés des touristes vagabonds.
Je récupère un Toots mort de rire, et moi même, je l'avoue, j'ai le sourire scotché aux lèvres.
C'était gratuit, c'était inutile, c'était éphémère. C'était un peu magique, c'était un peu bêbête, un peu gamin. C'était drôle et ca restera un bon souvenir.
:. Just drop your thoughts .:
18:11 - QALC
F'sait longtemps tiens.
 You charming girl, you're Rose McGowan.
What sexy girl are you ?
Bon, ca va, chuis pas trop mécontente du résultat. Enfin, si, juste un truc. Je REFUSE de coucher avec Marilyn Manson.
:. Just drop your thoughts .:
16:14 - Le Vrac de 16h
Il y a eu par exemple ce garçon, un grand brun aux cheveux un peu ébourrifés. Je marchais dans la rue lorsqu'il s'est détaché du groupe dans lequel il se trouvait, s'est précipité vers moi, a posé un genou en terre, m'a dit "Vous ëtes belle, mademoiselle" et est reparti limite en courant.
Il y a eu ce bout de libanais avec Psychotruc, et les mots qui sortent qui sortent qui sortent et qui n'en finissent plus.
Il y a eu aussi cet enorme carton posé sur ma chaise de bureau, lorsque je suis rentrée de déjeuner. L'ouvrant avec moultes précautions, j'y ai trouvé un gigantesque bouquet tout de vert et de blanc, avec des roses, évidemment, car j'aime les roses blanches et il le sait.
Il y a eu ce mail donnant les instructions pour le premier flashmob parisien, et ca devrait être franchement fun.
Il y a eu cela, il y aura surement plus, et peu à peu le sourire se redessine.
:. Just drop your thoughts .:
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27.8.03
.: 12:26 - S.O.S Amitié, Bonjour !
J'avais décidé que mon programme de la soirée serait simple : une boite de thon au naturel à partager avec Cisco, une ou deux parties de Counter pour me passer les nerfs sur tout ce qui bouge et, pour finir, 10 heures d'un sommeil réellement nécessaire. J'aurais même pu tourner en boucle 2 ou 3 jours sur ce thème, histoire de bien bien passer en mode je-suis-une-nerd-autiste-et-je-déteste-le-monde-entier-mais-non-je-suis-pas-goth-bordel. Quitte à faire les choses, ne les faisons pas à moitié.
C'était évidemment sans compter avec Psychotruc, backupé pour l'occasion par Jehanne, dans sa full panoplie de fille la plus sexy de l'univers connu.
Et sur le coup, faut avouer, ils ont été très forts.
Parce que bon. On aurait pu aller se saouler la gueule ensemble en maudissant la Vie, l'Univers, le Reste, les femmes, les chiens, les hommes, les canaris et ma mère. On aurait pu. On aurait pu finir a 4h du mat', raides saouls, débarquant au Saint pour aller draguer de la néo pouffiasse aveyronnaise, mini short taille basse, nombril percé à découvert et ... sabots dorés. On aurait pu. Psychotruc aurait encore du me tenir les cheveux pour me permettre de vomir en paix des hectolitres de Vodka Truc entre deux taxis. Le lendemain aurait été un cauchemar de gueule de bois et de bide en vrac.
Alors que là. Ils l'ont jouée fine. Ils m'ont fait le coup de l'absurde.
Je m'endormais a moitié sur la table au Frog&Rosbeef, contemplant ma bouteille de Smirnoff Ice d'un oeil glauque en me demandant si j'arriverais à m'en faire apporter une autre sous prétexte que celle ci avait une fuite et que tout le liquide s'en était échappé. Le vague brouhaha de la conversation de Pshychotruc et Jehanne arrivait difficilement jusqu'à mes oreilles. A cet instant précis, je pensais à ma demie boite de thon au naturel, avec laquelle, si je pensais avoir été bien sage, je m'autoriserais une demie Wasa complète aux fibres blahblah.
Et là ils m'ont emmenée manger une raclette. Mais si, vous savez, le truc à base de fromage fondu, de pommes de terre et de charcuterie qu'on aime à baffrer quand il fait -10 degrés dehors. Donc, voila. Le 26 Aout, alors qu'il fait dans les 30 degrés et que je suis laborieusement au régime depuis 3 mois, on est allé manger une raclette. J'ai joyeusement piétiné mon régime, ma conscience, la chaleur, mon sentiment de culpabilité et je me suis tout simplement vautrée dans le fromage. Vous n'avez pas la moindre idée du bien que ca m'a fait.
Et la soirée s'est finie au Shywawa, Jehanne et Psychotruc essayant de persuader le barman de leur faire une Verveine-Vodka ou au moins une Camomille-Rhum et moi, dormant comme une bienheureuse, la tête sur une table. De temps en temps, un sursaut de conscience me revenait, j'entrouvrais un oeil et me disais que ces deux là, ben franchement je les aime.
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26.8.03
.: 04:45 - Insensé
Je hais son odeur sur ma peau, dans mes cheveux. Envie d'éradiquer ces 4 derniers jours.
:. Just drop your thoughts .:
04:06 - Feeling inadequate
Fuir. Fuir tant qu'il m'en reste la force, tant qu'il m'en reste le courage dans les morceaux éparpillés de ma dignité. Fuir en retenant les larmes jusqu'à ce que les portes de l'ascenseur se referment. Un sanglot monstrueux se bloque dans ma gorge tandis que je parcours les 30 premiers mètres de la rue. Soudainement une monstrueuse crampe me fouaille le ventre, me plie en deux quelques secondes, et ce foutu sanglot jaillit enfin, libérateur. Je ne sais plus vraiment si j'ai marché, couru ou rampé jusqu'à un taxi, un peu des trois surement. Dans un balbutiement je lui indique que je veux me rendre rue du petit pont. Pas même une seconde d'hésitation, le Shywawa si familier, ma deuxième maison, beaucoup moins vide que la première. Le chauffeur de taxi écoute Radio Courtoisie et déblatère au sujet de la décadence homosexuelle de Paris. J'imagine son crâne fracassé contre le volant, des petits bouts de chair sanguinolante éclaboussant le pare-brise, ses dents luisant en un dernier rictus. J'inspire un grand coup et je me renferme en moi même, réduisant son discours à un vulgaire bourdonnement de fond. Je m'ejecte de la bagnole à une vitesse supra luminique et, les dents serrées, je retrouve enfin la maison. Quelques secondes plus tard il y a le grand corps de l'Elfe contre le mien, ses bras qui m'entourent, et, enfin, je peux me laisser aller. Lorsque je m'écarte enfin de lui, je contemple ébahie les rigoles sombres qu'ont tracé mes larmes sur son tee shirt. Ce spectacle tellement concret, tellement palpable me colle une enorme claque en pleine tête. Je reprends mes esprits, un peu. Et les reperds instantanément dans les bras de l'Elfe.
Je m'enfuis, à nouveau, incapable d'affronter les regards et les questions.
Un autre taxi, une autre maison.
Le vide de l'appartement en pleine tête, chaque centimètre carré me jetant à la face l'absence de Kalou. J'aurais voulu qu'il soit là. J'aurais voulu débarquer dans sa chambre, poser ma tête sur ses genoux et pleurer tout mon saoul. Il n'y aurait pas eu de questions, il n'y aurait pas eu de mots, il y aurait sa tranquille acceptation des choses, son calme contagieux.
L'envie me prend d'exploser d'un coup de poing rageur le miroir de la salle de bain, pour qu'il cesse enfin de me renvoyer mon reflet, pour qu'il me foute la paix.
Je me jette sur la bécane et je vomis tout ces mots, sans que les larmes cessent, mais elles finiront bien, quand il n'y aura plus d'eau.
Mauvais endroit, mauvais moment. Et cette lancinante impression de n'être qu'une intruse qui en demande trop trop vite.
Il faudrait dormir.
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24.8.03
.: 19:57 - Paradis Artificiel
*flash* C'est une nuit espagnole. L'air est empli de cette odeur ozonée de la terre qui recrache à pleins poumons la chaleur accumulée tout au long de la journée. Dans l'obscurité du parking, les cristaux luisent sur le capot de la voiture, neige artificielle en plein mois d'Aout. Une inspiration. Mes yeux qui se ferment. Au début, toujours, cette sensation étrange d'être sous anesthésie locale. Mon palais, ma gorge et mon nez s'endorment en quelques secondes. Et puis cette monstrueuse vague qui s'empare de mon corps. Mes yeux se rouvrent. Clin d'oeil du joli garçon à mes cotés, dont les tatouages luisent dans le noir comme des serpents lovés tout autour de son corps.
*flash* C'est une boite au décor chaotique. Des statues de métal, des murs comme les parois d'une grotte, des peintures d'un réalisme qui prend à la gorge, et au milieu de tout cela, la douce luminescence d'une piscine ultra moderne. Mon corps tout entier vibre à l'unisson de la musique. Hardcore et Jungle s'entremêlent, musiques primales qui rugissent à mes oreilles et j'ai l'impression que mon coeur bat au rythme des bpm électroniques. Je croise mon reflet dans un immense miroir de cuivre poli et la lueur sauvage que je vois dans mes yeux découvre mes dents en un sourire carnassier. Je ne suis qu'une boule d'énergie.
*flash* C'est une danse sauvage au milieu d'une foule d'êtres aux regards extatiques. C'est une impression monstrueuse de Pouvoir. Ce n'est pas vraiment un trip, il n'y a pas de défonce, juste plus aucune limite corporelle. Je rejette ma tête en arrière et mes cheveux volent, projetant des goutelettes de sueur. Encore.
*flash* C'est réellement une petit mort. Noyée dans les yeux de celui que j'aime, ses pupilles dilatées au maximum reflétant très exactement les miennes. Chaque pore de ma peau est sensibilisé à l'infini, comme parcouru d'un courant électrique continu. Le frottement de son corps contre le mien provoque tellement de sensations que cela en devient presque douloureux. Nous avons perdu la notion du temps et seules nos peaux luisantes prouvent que cela dure, encore et encore. Je voudrais mourir en cet instant précis.
J'ai envie de caviar et de cocaine.
:. Just drop your thoughts .:
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23.8.03
.: 22:30 - You kiss by the book
Ce ne serait pas l'histoire d'un garçon et d'une fille. Ce serait plutôt une histoire avec un garçon et une fille dedans, entre autres. Un garçon et une fille au milieu d'un bout de cette humanité de comptoir qui aime à écluser des Leffe et autres Vodka-Energy dans un bar de la capitale qui porte le nom d'une tribu d'indiens, ou d'une race de chiens, au choix. On dirait que le garçon et la fille avaient décidé de se mettre une bonne grosse mine dans la tête parce, bordel, y a pas de raison, autant vraiment tout faire pour toucher le fond. On dirait que le garçon et la fille etaient accompagnés de quelques amis et que tout ce petit monde aurait subitement décidé de regretter ses teenage years. On dirait qu'une idée saugrenue leur traverserait alors l'esprit. Et ce serait à ce moment précis qu'ils entameraient une partie d'Action-Vérité arrosée de moulte Vodka, nectar divin s'il en est.
Ce serait comme si, à un moment de ce jeu hautement intellectuel, la fille choisissait l'action. Ce serait comme si le garçon lui disait "Embrasse moi".
Soudainement ca serait comme le plus teen des teen movies. Un soupcon de Breakfast Club, un zeste de Reality Bites, une pincée de Singles, une miette de Romeo+Juliette ..
Cinq bonnes minutes plus tard le reste de la tablée toussoterait pas si discrètement que ca pour ramener le garçon et la fille dans cette réalité ou les gens ne vivent pas avec, en permanence, leur langue dans la bouche de quelqu'un d'autre.
Evidemment, nos services nieront toute ressemblance avec des agissements réels et ce post s'autodétruira dans 10 secondes.
Mais tout de même.
THAT'S what I call a kiss.
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21.8.03
.: 18:34 - There's fanart in the air
Comme je suis une grosse feignasse (ce qui n'est pas une nouveauté), ca fait un moment que les fanarts s'accumulent dans mon mail et n'apparaissent pas dans la section prévue à cet effet. Saisie d'un soudain accès de culpabilité, je me suis sorti les doigts du fondement et j'ai rectifié le tir. Au menu, 5 nouveaux fanarts.
- Une Dogmatisation par Liam - Une Pixellisation par Gwadaman - Un Blason par Arlequin - Un Portrait par Mandarine - Une Explosion Florale par Ataegina
Merci à tous, vraiment, mais a ce rythme là je vais finir pourrie gatée :]
:. Just drop your thoughts .:
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17.8.03
.: 18:51 - 5a
Ne pas regarder en bas. Regarder en haut, plutôt, et apprécier la distance. Plus que 5 mètres, 6 peut-être. Rester concentrée. Pas après pas, prise après prise, le sommet qui se rapproche et la promesse de ce petit frisson accompagnant la victoire. Fermer les oreilles au rugissement de l'acide lactique qui se rue dans mes veines, précurseur de la crampe qui me plaquera à la paroi, tétanisée, bloquée entre ciel et terre. Affermir la prise main gauche, basculer le poids de mon corps sur ce tout petit bout de rien qui dépasse du mur. Ne pas penser que cela ne tiendra jamais. Se tendre au maximum pour trouver la bonne amplitude et, après un longue inspiration, se jeter, de toutes ses forces, en sachant que cette fois devra être la bonne, que je n'aurais pas assez d'énergie pour une deuxième tentative. Faire confiance à la corde. Sourire triomphalement quand ma main droite se referme sur cette énorme prise rouge que je convoitais. Sourire, mais brièvement, juste le temps que se déploie la douleur dans mon avant bras, alors que je me hisse, encore un peu plus haut. Savourer cette douleur là, qui se répand, qui se propage, jusque dans les muscles de mon dos. La chercher, encore, jusqu'en haut, la narguer, la défier. Tu croyais donc que tu m'empêcherais d'aller jusqu'au bout ? Vaincre mon corps. Pour vider mon esprit.
:. Just drop your thoughts .:
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15.8.03
.: 05:06 - Exquisite Corpses
Une goutte qui roule le long de mon dos. Sueur, sang ? Un peu des deux surement. Ou juste, peut-être, une larme de vodka. J'ai cherché à me noyer dans des yeux Et me suis retrouvée plongée dans des cadavres exquis, L'alcool mêlé à la parole blanche, Le dégout de moi meme mêlé à mon amour d'eux mêmes. Retrouver, le temps d'une étreinte à l'odeur de caramel, Le souvenir fugace d'une complicité perdue, Les regrets du temps qui a passé, et surtout, surtout, Du silence qui tue tout. Et cette soirée à deux qui se transforme en flou à beaucoup, En paroles acérées comme des krys, En maux nécessaires, Et en foutue Solitude.
:. Just drop your thoughts .:
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13.8.03
.: 23:04 - Quand les spammeurs fument du crack
Ca donne ca :
Subject: Dimensional Warp Generator Needed
Hello,
I'm a time traveler stuck here in 2003. Upon arriving here my dimensional warp generator stopped working. I trusted a company here by the name of LLC Lasers to repair my Generation 3 52 4350A watch unit, and they fled on me. I am going to need a new DWG unit, prefereably the rechargeable AMD wrist watch model with the GRC79 induction motor, four I80200 warp stabilizers, 512GB of SRAM and the menu driven GUI with front panel XID display.
I will take whatever model you have in stock, as long as its received certification for being safe on carbon based life forms.
In terms of payment: I dont have any Galactic Credits left. Payment can be made in platinum gold or 2003 currency upon safe delivery of unit.
INSTRUCTIONS MUST BE FOLLOWED EXACTLY: Please transport unit in either a brown paper bag or box to below coordinates on Wednesday August 6th at (exactly 5:00pm) Eastern Standard Time on the dot. A few minutes prior will be ok, but it cannot be after. If you miss this timeframe please email me. I will not be there prior to 4:45pm EST, so do not transport before then.
Item is to be delivered at (out of service tennis court) located at: Latitude N 42.47935 & Longitude W 071.17355 and the Elevation is 119. WARNING: DO NOT ATTEMPT TO TRANSPORT ITEM BY REGULAR MEANS OF TELEPORTATION. THEY ARE MONITORING AND WILL REDIRECT THE SIGNAL!! I DO NOT CARE HOW YOU HAVE TO GET IT HERE, JUST DO IT IN A WAY THAT NO SPYING EYES WILL POSSIBLY BE ABLE TO REDIRECT THE TRANSFERENCE. IT IS VERY IMPORTANT THAT YOU BE ABLE TO MONITOR THE TRANSFER. HOW ARE YOU GOING TO SEND IT SO THAT THEY CANNOT REDIRECT IT??? If in doubt do not transport actual unit until your method of transfer can be confirmed as a success. You just might need to send a intergalactic courier to deliver item safely to me. If so be VERY careful at how they approach me IN MY WHITE CAR.
After unit has been delivered please email me at: info@federalfundingprogram.com with payment instructions. Do not reply directly back to this email.
Thank You
hookn dp gfzpf gkq el q nog yovskotsdgrqo hhhyk h uk unuzd
Des fois quand meme je me demande ...
:. Just drop your thoughts .:
14:17 - Santé, Bonheur, et Joie dans ta Soeur
Pour planter le décor, je pense qu'on peut dire qu'il y avait à boire. Beaucoup. Et que comme je suis bien élevée et qu'on m'a appris qu'il ne fallait pas gacher, j'ai bu. Beaucoup.
Ca a commencé à l'apero au Frog & Rosbeef avec Psychotruc. Ce qu'il y a de génial avec la Smirnoff Ice c'est que ca se biberonne comme de la limonade. Sauf que c'est de la limonade à la vodka.
Ca s'est poursuivi au resto en compagnie d'une tribu de rolistes Merboldiens et affiliés. Comme nous on était plus sympathisants qu'autre chose, on a investi un bout de table et on s'est saoulé la gueule en bonne et due forme. Croyez moi, le Sancerre, ca passe tout seul. Surtout quand on en boit 5 bouteilles à 4.
Je crois bien que j'étais bourrée aux alentours de 21h. Les rolistes un peu perplexes me regardaient semer des baisers sur les épaules dénudées de Jehanne tout en expliquant à Psychotruc que je me tapperais bien une chèvre, ou un arbre, ou n'importe quoi pourvu que ca courre moins vite que moi. Le plus perplexe de tous était un pauvre petit graphiste du taff qui découvrait avec horreur que sa chef de projet était en fait une sorte d'OVNI imbibé d'alcool souffrant d'une légère ébullition hormonale.
La suite est un peu confuse. Il me semble avoir beaucoup discuté avec Cyril, redac chef de Backstab, essentiellement de jeux, de rôle, vidéo, de plateau. Il me semble aussi que nous nous sommes translatés au Frog and Rosbeef pour y réabsorber quantité de Smirnoff Ice. Ce truc là devrait être interdit tellement c'est bon et traitre. Nico me calinait gentiement pendant que je convaincais Tom-Tom de se mettre à porter des kilts et que l'univers tournoyait tranquillement dans mon champ de vision.
Ca s'est fini au Sous Bock où, evidemment, il a fallu tomber sur des gens. Et moi, incapable de dire autre chose que "Putain bordel qu'est ce que je suis saoule" et aussi "Mais qu'est ce que tu fous avec maia ??!!". La Pecheresse s'est ajoutée à tout le reste pour former le pire cocktail de l'univers dans mon estomac. J'ai du atteindre le point culminant de mon incohérence aux alentours de 3h du matin.
Je sais qu'on s'est trainés jusqu'à un taxi. Je sais qu'on est rentrés à la maison. Je ne sais plus du tout comment je suis arrivée jusqu'à mon lit, deshabillée, portable branché en charge, réveil réglé.
A croire que même avec 4 grammes dans le sang je suis capable de garder une prise sur la réalité.
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12.8.03
.: 15:28 - Slow, Deep and Hard
En ce moment.
Autour de moi tout le monde se fond, se mêle, s'entremêle, rencontre, découvre, décide, fusionne. Tous ces gens qui baisent, qui s'embrassent, qui s'aiment, ou pas, peu importe, se réveillent à deux et s'endorment en sueur, pas juste à cause de la chaleur, baigné dans l'odeur de l'autre, vidés du vide de la solitude, même juste pour cinq minutes. Tous ces gens qui vivent, qui vont de l'avant, qui se prêtent au Jeu, au risque d'avoir mal mais qui s'en soucie vraiment ? Tant que cela en vaut la chandelle, qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse, celle des peaux qui se frottent, des lèvres qui se cherchent, de la chair qui hurle pour qu'on la touche, qu'on la caresse et qu'on la lèche, qu'on la débarasse du sel des larmes et de la sueur. Même les plus endurcis se découvrent soudain des âmes soeurs et leur visage est transformé, et leurs regards me crient leur bonheur d'humains, et leurs questions me pressent "Quand est ce que tu ne seras plus seule ?" J'ai des envies d'amour farouche, de passion dévorante et destructrice, de celle qui ne laisse rien derrière elle si ce n'est le goùt de miel et de cendres des baisers échangés et quelques traces de morsures. Retrouver quelques temps cette sensation insupportable dès que l'on est physiquement séparé de l'autre, ce besoin de se toucher en permanence, cette faim qui éradique toute considération d'espace, de temps et d'environnement, vouloir, la, maintenant, tout de suite, et tant pis pour le reste. Retrouver ces halètements dans le noir, ces gémissements étouffés, ces regards d'invite, ce besoin irrépressible, s'abandonner.
Envie d'avoir envie.
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11:21 - Plus près de Toi mon Dieu
André Malraux a dit un jour que le 21eme siècle serait religieux ou ne serait pas.
Il semblerait qu'il n'ait pas eu tout à fait tort.
D'un autre coté, je me demande ce que ces fanatiques penseraient de ce confessional virtuel qui vous permet de vous laver de vos péchés sans sortir de votre fauteuil.
Sans oublier, évidemment, ces accessoires qui vous permettront de dire, en toute honnêteté, que la Foi est en vous.
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11.8.03
.: 17:27 - Mail Jetable
Ceux d'entre vous qui me lisent depuis longtemps (ou qui ont eu le courage de se taper toutes mes archives) savent que je voue une haine farouche et relativement inextinguible aux spammers. Eviter le spam est un art de plus en plus difficile en ces temps troublés de supermarketisation du net (ouais, ca fait un peu grandiloquent mais qu'à cela ne tienne, je suis d'humeur grandiloquente).
C'est là qu'intervient l'idée parfaitement géniale de quelques membres de l'APINC (Association pour l'Internet Non Commercial), dont Arnaud de Bermingham, président de l'asso. Cette idée toute simple qu'il suffisait d'avoir et surtout d'avoir la patience de mettre en oeuvre, ca s'appelle le Mail Jetable. Imaginons. Vous avez besoin d'un mail valide pour ouvrir un compte quelque part, effectuer un téléchargement, ou que sais-je encore. Seulement voila, vous savez pertinemment que vous allez vous faire spammer copieusement après cela. Ouvrir un compte sur hotmail ou autre service de mail gratuit, c'est parfois long et souvent chiant, on oublie régulièrement les mots de passe, et pis de toutes façons il faut souvent fournir l'adresse d'un compte principal qui lui aussi sera spammé alors, l'un dans l'autre ... Jetable.org vous permet de créer une adresse email qui ne sera valide que de 24h à 8 jours (c'est vous qui décidez) et qui sera forwardée sur votre adresse principale.
Franchement, je trouve l'idée tout bonnement brillantissime.
Tellement même que je vous rappelle l'url : http://jetable.org
:. Just drop your thoughts .:
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9.8.03
.: 23:27 - Lyrics in your face
I want you to know, that I'm happy for you I wish nothing but the best for you both An older version of me Is she perverted like me Would she go down on you in a theatre Does she speak eloquently And would she have your baby I'm sure she'd make a really excellent mother
Cause the love that you gave that we made wasn't able To make it enough for you to be open wide, no And every time you speak her name Does she know how you told me you'd hold me Until you died, till you died But you're still alive
And I'm here to remind you Of the mess you left when you went away It's not fair to deny me Of the cross I bear that you gave to me You, you, you oughta know
You seem very well, things look peaceful I'm not quite as well, I thought you should know Did you forget about me Mr. Duplicity I hate to bug you in the middle of dinner It was a slap in the face how quickly I was replaced Are you thinking of me when you fuck her
Cause the love that you gave that we made wasn't able To make it enough for you to be open wide, no And every time you speak her name Does she know how you told me you'd hold me Until you died, til you died But you're still alive
And I'm here to remind you Of the mess you left when you went away It's not fair to deny me Of the cross I bear that you gave to me You, you, you oughta know
Cause the joke that you laid on the bed that was me And I'm not gonna fade As soon as you close your eyes and you know it And every time I scratch my nails down someone else's back I hope you feel it...well can you feel it
And I'm here to remind you Of the mess you left when you went away It's not fair to deny me Of the cross I bear that you gave to me You oughta know.
Alanis Morissette - You Oughta Know
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7.8.03
.: 23:34 - Masochisme Solaire
Il est 13h. Paris, non pas sous les bombes, mais sous l'écrasante chaleur de ces journées recordesques. Il fait 41 degrés sous abri.
L'église Saint Eustache me fait signe, m'invite à venir me perdre dans sa fraicheur de tombeau. Je m'imagine couchée sur les dalles de pierre, laissant le froid m'engourdir à demi.
Mais non. Je lui tire la langue et m'en éloigne ostensiblement, gagnant le vert de la pelouse qui s'étend non loin.
Je m'allonge dans l'herbe et je ferme les yeux. Le soleil, saisissant l'aubaine d'une victime consentante, me frappe de toutes ses forces. Le noir de mes vêtements décuple la chaleur. Un petit gémissement de plaisir m'échappe.
Je fonds, littéralement.
Je me sens réduite à l'état de boule de magma en fusion, chaque pore de ma peau laissant couler hors de moi toute l'eau du monde. Baignée de soleil, je m'étire comme un chat, et j'en redemande. Impression de couler dans l'herbe, de fusionner. De grandes arabesques rouges serpentent derrière mes paupières closes et je joue à les poursuivre.
Devenir un rayon de soleil.
:. Just drop your thoughts .:
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6.8.03
.: 23:37 - Moitié-Moitié
Finalement j'y suis allée à moitié. Improvisant un bout de soirée avec Bap, joli garçon cher à mon coeur, on a debarqué au Sous-Bock pour se retrouver perdus au milieu d'une masse compacte et très majoritairement masculine de bloggers et autres wikkistes. Le temps de se prendre un small world effect en pleine tête en tombant sur un ex-collègue aolien (enfin, netscapeur, plutôt, et c'est pas plus mal), d'écluser une pêcheresse bien fraiche, de mettre un visage sur quelques noms de la blogosphère, de papoter un peu, et paf, on s'échappe vers une petite terrasse fort accueillante où nous attendait Kalou.
Un bon diner en bonne compagnie avec de la bonne conversation, pile ce qui me fallait et tant pis pour l'accablante chaleur qui nous fait nous liquéfier dans nos assiettes.
Comme dans l'incontournable pub pour les saucisses, ne passons pas à coté des choses simples.
:. Just drop your thoughts .:
16:06 - Tatage
Un post inutile pour vous dire que je me tate serieusement. Irai-je ou n'irai-je pas à la MousseNavire ce soir ? Hmm.
:. Just drop your thoughts .:
15:35 - Snooze
Je suis entrain de ramper le long d'une coursive enfumée. Autour de moi, la panique est générale. L'équipage est en train de perdre les pédales. Remarquez, il y a de quoi. Le vaisseau est tout simplement entrain de partir en morceaux, là, comme ca, en plein couloir de saut galactique.
Cela fait pres de 3 minutes que je retiens ma respiration. Un tappotement sur mon épaule me fait comprendre que Kalou me tend son masque à gaz. Je l'ajuste et inspire avec délectation. Nous rampons, toujours. Impossible de se tenir droit. Mon arc a plasma gêne considérablement ma progression mais je ne peux me résoudre à l'abandonner, alors que le vaisseau grouille de mercenaires Osarians prêts à nous étriper proprement.
Kalou et moi nous figeons soudain. L'alarme d'autodestruction du vaisseau s'est mise en route. Ces chiens d'Osarians vont nous laisser crever là. Ils ont du trouver ce qu'ils étaient venus chercher.
Je sens la langue rapeuse de Cisco me lécher le bras, sa façon à lui de me dire adieu. Adieu ? Cisco ?
Et merde.
J'ouvre un oeil grincheux. Je sais, c'est étrange comme épithète pour un oeil. Mais imaginez un oeil grincheux. Ben c'est celui là que j'ouvre.
L'alarme d'autodestruction de mon réveil hurle dans mon oreille gauche. D'un geste rageur je le snooze. 5 minutes de répit.
Le vaisseau a retrouvé son calme. Je suis entrain de ramper dans le conduit d'aération. Sous moi, c'est la salle Nav & Comm, point hautement stratégique. Mon dernier recours. Avec force précautions j'ote la grille pour me glisser avec une grâce féline à l'intérieur de la pièce, dans l'intention de surprendre le commandant Osarian et de le prendre en otage. Evidemment je me vautre lamentablement la gueule dans un fracas infernal. Ne perdant pas contenance je braque mon arc à plasma en direction de l'Osarian qui n'a pas bougé d'un pouce. "TU TE RETOURNES TOUT DOUCEMENT ET AVEC LES MAINS EN EVIDENCE OU JE TE CRAME TA SALE FACE DE MUTANT !@#" Il se retourne, effectivement. Et me tends une barbapapa. "Tu devrais faire attention avec ce jouet, tu risques de te blesser en avalant une pièce." Mon regard tombe sur le Desert Eagle en plastique que je serre fermement dans ma main. Sur la crosse il y a écrit "REPLICA". Mon équipage m'entoure en ricanant. Leurs rires se transforment en sirène hululante.
En gros plan devant mes yeux péniblement ouverts, des chiffres flottent dans l'air. 0 8 4 5. Crève enculé, que je murmure au réveil. Snooze.
L'hélicoptère se pose, soulevant des vagues de sable qui s'infiltre dans chaque interstice de nos armures en kevlar, dans les embouts nasaux de nos distilles, et même dans nos yeux protégés par des lunettes thermiques. 10 bottes noires heurtent le sol à la même seconde, synchronisme parfait de cinq commandos surentrainés. Nous nous déployons alors que l'hélico s'arrache. Dans le plus grand silence et sans un geste superflu, chacun prend sa position. Vingt secondes passent. Une flashbang m'aveugle. Je gueule dans ma radio "Flashée !! Ils rushent à gauche !!!" Ce seront mes derniers mots. Lorsque la vue me revient, j'ai le canon d'un AWP à deux centimètres du front. Tout au bout de cet immense flingue, Mickey, grotesque, se dandine en me mattant. Il me dit "T'es sure que tu veux pas une barbapapa ?"
Cette fois, ca suffit, je me lève.
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4.8.03
.: 18:22 - Sleepwalking
Quelque part entre le taff et le sport, j'ai perdu mes nuits parisiennes. Même le week end, assomée par la chaleur, la fatigue accumulée dans la semaine et les activités "saines" de mes journées de repos, je ne trouve plus le courage de me bouger, de sortir, de ne pas perdre le contact avec le Shywawa et ses occupants.
Je me souviens pourtant d'un temps pas si lointain ou je conciliais des journées de 12h de boulot et des nuits de fêtes interminables, d'errances parisiennes, de bar en bar en resto. Je suppose que je vieillis.
Je voudrais juste retrouver un de ces soirs de Magie, entourées des gens que j'aime, alcoolisée juste ce qu'il faut, rire, jouer, faire quelques étincelles .... Vivre.
Dans quelques jours Kalou part pour un mois. Un très long mois dont l'idée me terrorise.
Peur de me renfermer encore plus sur moi même et de finir par résumer ma vie à mon boulot. Peur de ne pas trouver le courage de fuir la vacuité de l'appartement.
Besoin de ...... nouveau.
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1.8.03
.: 19:57 - Disclosure
Allons y ! Ca crache, ca conspue, ca vitupère dans mon mailer. Choqués vous êtes oui, choqués par mon "petit cynisme à deux balles". J'ai toujours cru mes lecteurs assez intelligents pour faire la part des choses. Je n'aurais jamais cru devoir mettre des balises <HUMOUR> </HUMOUR> dans mes posts. Parce qu'il semblerait que certains d'entre eux ne soient pas assez explicitement à fond dans le 12eme degré, me voici donc entrain de vous écrire une toute petite explication sur mon article au sujet des incendies au journal de 20h. Une fois de plus, Desproges aura eu raison. On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde.
Etant une formidable feignasse du mailer, je ne réponds qu'excessivement rarement aux mails que mes lecteurs m'envoient. Ce post fera donc office de réponse générale.
L'autre soir, donc. L'autre soir, ce que j'ai vu à la télé, c'est l'étalage larmoyant d'une catastrophe "naturelle". Je ne remets pas en cause le fait que ce soit une catastrophe, quelque chose de terrible. Cependant voila. 5 morts (peut-être un peu plus, je ne sais pas, c'était le bilan de mon Libé d'hier), des blessés, des centaines de pompiers mobilisés, des foyers détruits, des gens à la rue, des milliers d'hectares de forêt détruits en quelques heures. Certes. Il ne me viendrait pas à l'idée de nier tout cela. Mais tout de même. Pensez y juste un instant. 35 minutes aux informations nationales, au journal de 20h. Une succession de reportages, d'incendie en incendie, de caserne de pompiers en orphelins de pompiers morts au feu. 35 très longues minutes.
Réfléchissez et dites moi qui d'autre à eu droit à 35 minutes de journal de 20h ? Les milliers de morts chaque jour au Libéria ? Les civils irakiens persécutés par des militaires américains en plein pétage de plomb ? Les morts de la Peste, du Choléra, partout dans le monde, maintenant, en 2003 ? Les tchétchènes écrasés sous la botte Russe pendant que tout le monde regarde ailleurs ?
Loin de moi l'idée de minimiser la terrible réalité de ces incendies. Juste l'envie de ramener les choses à leur juste proportion. Les médias nous manipulent, sans fin. A coup d'insécurité, puis de sursécurité, de glorification de Sarkozy. De déification de Messier puis de son lynchage. La surcouverture médiatique des incendies n'est qu'une manipulation de plus, quelle qu'en soit sa finalité.
35 minutes au journal de 20h, ca ne fera pas repousser les arbres, car l'opinion publique ne peut rien pour les arbres. 35 minutes au journal du 20h sur l'histoire du Libéria, le pourquoi et le comment de la situation actuelle, ca, ca pourrait changer quelque chose, car souvent l'opinion publique fait bouger des armées.
Et si malgré tout ceci vous ne pouvez comprendre mon article, et bien passez votre chemin car, franchement, nous n'avons rien à nous dire.
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17:14 - Premier Root
C'est une célébration canular née d'une journée brouillonne et joyeuse. On était le 1er Aout 1998, il faisait beau comme un 1er Aout.
Une équipée sauvage dans la Polo de Kalou, pas encore morte d'un accès de gothisme sur le Panthéon, nous mena jusqu'à la Bastille où j'autorisais un homme à me transpercer la langue avec une aiguille immense.
Nous étions euphorique, saouls, peut-etre, je ne sais plus trop, il y a surement eu de l'alcool mais pas forcément. C'est là qu'est née l'idée. Ce jour sera désormais dédié à la mémoire de tous les admins Unix du monde, persecutés, incompris, montrés du doigt.
On jetait des kits de connexion par la fenêtre de la Polo en hurlant "PIRATEEEEZ LA PLANETE !!". Les gens nous prenaient pour des fous, on rigolait bêtement, on avait 5 ans. L'idée d'un concours de lancer de CD sous la Tour Eiffel nous effleura. J'éditais un tract à distribuer aux touristes, un manifeste foireux au sujet des milliers d'admins massacrés dans l'indifférence générale.
C'était du grand n'importe quoi mais la tradition est restée.
Alors joyeux Premier Root à tous :]
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11:53 - Y a nos hématomes crochus qui nous sauvent
Pas facile de trouver les mots justes sur un sujet sur lequel l'encre à tellement coulée, tant de gens se sont déja exprimés, tant d'inepties comme de vérités ont été énoncées.
D'aussi loin que je me rappelle, depuis que je me suis interessée à autre chose qu'au Classique auquel j'avais été formée, la musique de Noir Désir m'a accompagnée. Il n'y a pas un album de Noir Des que je n'ai pas écouté en boucle, pas une chanson dont je ne connaisse pas les paroles. Et presque chacune d'entre elles est associée pour moi à un souvenir, un moment précis. Presque chacune d'entre elles suffit à reveiller un sentiment, un frisson, une réminiscence.
Les textes de Noir Des m'ont parlés, toujours, que ce soit à l'époque "lyrique" ou à l'époque "politique", car il faut regarder la vérité en face, la politisation explicite de Noir Désir, ses engagements sans concession, sont finalement relativement récents par rapport à l'histoire du groupe.
On a pu lire ces derniers jours, sur les forums consacrés à Noir Desir, tout un tas de choses. Des gens choqués, des gens en colère, des gens accusant Cantat d'avoir menti, d'avoir défendu des valeurs et des principes qu'il ne respecte pas lui même. Des gens qui voient soudain leur idole déboulonnée, à bas de son piedestal.
Je me demande ce que tout ces gens s'imaginaient au sujet de Cantat. Pensaient ils réellement que l'homme qui a écrit les paroles des "Ecorchés" était une blanche colombe, sans tache, sans violence, sans défaut, infaillible ? Et qu'a donc à voir la lutte contre la mondialisation ou pour les Sans Papiers que menait Cantat avec ce qui est arrivé à Marie Trintignant ? En quoi le fait de s'être battu avec cette femme minimise t il ses combats politiques ?
Comme ils sont prompts au jugement ces adolescents attardés pour qui Cantat était un ange il y a une semaine. Un ange qui écrit Charlie, La Chaleur ou encore Marlène. Faut il qu'ils soient aveugles pour tout confondre ainsi, pour condamner sans appel, sans réflexion. Pour renier.
Il suffisait pourtant de se souvenir que Cantat est juste humain.
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