:.me.:

/facts

Prénom : Fleur
Age : 26 ans
Anniv : 20.02 (wishlist)
Taille : 1m63/1m70 (avec les
chaussures)

Poids : mmpppfff
Géo : Paris
Taff : Chef de projet jeux

/tronche

remote - bestof - archives

/nicknames

Flaoua Estrella Eyhidiaze Angel Dust
Malkie La Fée

/numbers

7 piercings
3 tatouages
2 bagues armures
2 paires de New Rocks
1 bonne tonne de fringues noires
1 millier de taches de rousseur
1 mètre de cheveux
1 chat noir appelé Cisco

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:.current.: :.past.:


:. 30.7.03 .:

 
00:33 - Dis moi quel journal tu regardes, je te dirai qui tu es

Il y a tous ces personnages qui gesticulent à l'intérieur de l'écran pendant que j'équeute consciencieusement les haricots verts.
D'ailleurs je ne sais pas si je les équeute ou si je les étête mais en gros, je leur fais subir un sort pour le moins désagréable.
Enfin je dis ca, à l'échelle d'un haricot vert, c'est peut-être agréable.

BREF.

Donc ca bouge dans ma télé. Il est 20h00, ca parle des incendies au journal de TF1.
*zap*
Il est 20h05, ca parle des incendies au journal de France2.
*zap*
Il est 20h10, ca parle des incendies au journal de TF1.
*zap*
*zap*
*zap*
Il est 20h30 ca parle des incendies au journal de France2.
Et devinez quoi ? Au journal de TF1 aussi.

Ne pensez pas que j'ai que deux chaines hein. Mais j'aime bien regarder les infos, garder le contact avec la Vraie Vie des Gens du Dehors.
Et la je m'étonne.
A tort, peut-être, mais je m'étonne.
35 minutes en tout sur les incendies, au journal de 20h.
Oui bon d'accord, les incendies c'est terrible. Des hectares de forêt qui partent en fumée avant même qu'on ait pu les débiter pour faire du PQ, ou du papier pour imprimer "Minute", ce qui revient à peu près au même. Des hectares qui flambent avant qu'on puisse les raser pour faire passer une autoroute ou une voie de TGV. Ou construire un golf. Tout ce terrain de jeu pour chasseurs du dimanche qui crame, là, paf.
Oui je sais j'abuse. En même temps c'est chez moi ici alors j'abuse et c'est mon choix.
M'enfin, tout de même, merde, 35 minutes sur les incendies, au journal de 20h.
C'est pas comme si il se passait rien dans le monde, bordel !

Tiens, les incendies sont finis sur TF1. On enchaine. Sur ...... la cueillette des mirabelles.
Un journaliste facétieux aura surement interverti les reportages de France3 Region Pas-de-Calais avec ceux du journal de 20h.
*zap*
On parle de Marie Trintignant sur France2. Coma, tout ça. Bagarre avec son ami, Bertrand Cantat, chanteur de Noir Desir. Celui ci, après avoir tenté de se suicider, a été admis à l'hopital au service de toxicologie. Un écorché vif, dit le reporter, qui ne manque pas de références.
*zap*
On parle de Marie Trintignant sur TF1. Coma, tout ça. Bagarre avec son ami, Bertrand Cantat, chanteur du groupe de rock Noir Desir, qui a été admis en toxicologie.

Tiens c'est marrant comme l'oubli de quelques mots change définitivement le sens d'une phrase.
Sur France2, Cantat a été admis à l'hopital après avoir, desespéré, tenté de se suicider.
Sur TF1, il a été admis en toxicologie, ce sale voyou drogué qui bat sa femme.

C'est pas tout ça mais j'ai des haricots verts à faire cuire moi, ma bonne dame.


:. Just drop your thoughts .:

:. 27.7.03 .:

 
12:01 - 1 day - 6 pics

"Sport & System"






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11:26 - Mur Mur

Mon coeur bat dans mon biceps droit.
Je le sens là, qui pulse de toutes ses forces.
C'est étrange comme sensation.
Etrange et dérangeant aussi. Parce que je commence à connaitre ce que cela signifie.
Bizarrement, l'idée que mon bras droit me lache alors que j'essaye d'atteindre la prise suivante, suspendue à 10 mètres du sol, bizarrement, donc, cette idée ne me plait pas spécialement.
C'est fou ce qu'on peut s'attacher à des détails triviaux.

Je me retrouve 14 ans plus tot, en colonie de vacances, tout en haut du mur, scotchée à la paroi, tétanisée, de grosses larmes coulant le long de mes joues et hurlant que je ne veux pas redescendre, que je vais mourir, que j'ai peur et que je veux ma maman.
En réfléchissant un peu je me dis qu'on peut pardonner ca à une fillette de 10 ans mais peut-être pas à une jeune femme de 24.
J'abandonne cette option.

Tout là bas, au sol, un tout petit Kalou me crie des consignes.
"Ramene tes hanches contre la paroi !! Sors tes épaules ! Tends tes bras !! T'as une prise juste au niveau de ton genoux gauche !!"
Moi tout ce que je lui demande en cet instant c'est de se tenir prêt à bloquer la corde quand je vais me vautrer lamentablement.
Ce que je fais, 2 secondes plus tard, quand mon bras droit m'abandonne.

Je descends en rappel comme le vieux sac de patates honteux que je suis.
Kalou et Psychotruc rigolent un peu, histoire de.
Puis se dirigent vers une voie de 30 mètres, 5b+, même pas en rêve je grimpe la dessus.
Le seul avantage c'est que dans ce secteur ca pullule de beaux grimpeurs torse nu, couverts de sueur et de petits creux.
Je laisse mes deux compères à leur grimpette de compétition et me trouve un petit coin tranquille pour mater sans vergogne.

J'en aperçois justemment un, gaulé comme un dieu, petit cul pommelé, abdos dessinés à la perfection, et un dos ... rha ce dos. On néglige beaucoup trop souvent l'impact d'un joli dos sur les hormones féminines.
Et là, en plus, il est entrain d'effectuer le sauvetage d'une petite fille terrorisée, accrochée à la paroi.
Je fonds littéralement.

C'est le moment que choisissent Psychotruc et Kalou pour revenir me voir et me proposer un nouvel essai.
Et voila qu'ils me proposent une voie à quelques mètres du mâle de mes rêves.
Je me sens pousser des ailes.
Je vais te la grimper moi cette voie, tu vas voir, version Stalone dans Cliffhanger.
Et, effectivement, contre toute attente, j'y arrive. Fière comme Artaban, je hurle un "YOuUuUuUuUpiiIi" retentissant quand ma main se pose sur la dernière prise.
On oubliera le fait que je viens d'escalader une voie 3+, dans le secteur enfants.
Je m'en contrefous.
Je suis au sommet de l'Everest. Je suis une championne d'escalade.
Je jette un regard triomphant en direction du beau garçon ....... qui n'est plus là.

Y a pas de justice.

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:. 25.7.03 .:

 
12:32 - Blog of the Beast

666 visiteurs hier.
Ca ne s'invente pas.

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12:07 - Nombrilisticosatisfaction





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:. 23.7.03 .:

 
17:18 - Au Bonheur des Autres

Le Happython n'est pas un poisson heureux, ni vivant, ni sushi.
Le Happython n'est même pas un rassemblement de boudins joyeux, et on le regrette, un peu, ne serait-ce qu'à cause de l'autodérision du nom.

Le Happython n'est pas une émission de télévision de 24h non stop destinée à rassembler des fonds pour rendre les gens heureux, ca serait trop beau pour être vrai.

Le Happython n'est pas non plus une course cycliste, et pourtant, je trouve que ca collerait bien comme nom.

Le Happython c'est *juste* un inventaire de ce qui rend les gens heureux.
Basiquement, quand on survole le truc vite fait, on a l'impression que l'amour suffit a rendre tout le monde heureux.
Et puis, parfois, au gré des messages, on tombe sur une petite perle, un truc un rien différent, un truc touchant, ou bien un truc loufoque, ou encoree un truc complètement incongru, et ca fait sourire, ca fait plaisir ..

Au hasard, comme ca, j'en retiens une. De facon parfaitement arbitraire.
Parce qu'elle m'a fait rire et que rire c'est bon.

"En ce moment c’est le sexe qui me rend heureuse même si ça ne dure que quelques minutes !" Cindie - 20 ans - Persan

Pour le reste, je vous laisse découvrir seuls.

Comment ca j'ai pas donné l'url ? Mais si, mais si, c'est que ca se passe.


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:. 22.7.03 .:

 
23:33 - Etude Subjective des Méfaits de la Testosterone

On est vendredi et le soleil tape dur sur ce bout de terrasse place Dausmenil.
Vendredi, oui, mais pas n'importe lequel.
Ca fait 24h pile poil que tout ce petit monde picole, à la santé de Kalou, de sa thérapie ensoleillée contre l'ulcère, et à la santé de club, le futur gruyère préféré des script kiddies.
24h, donc. Les perriers-rondelle fleurissent en terrasse, étouffant momentanément les protestations cirrhosées.
Momentanément, parce que, bordel, on est pas des fillettes tout de même, alors, patron, siouplé, une pinte de Leffe.

A un moment, éventuellement, les estomacs gargouillent.
La meute re-alcoolisée se translate quelques mètres plus loin, vers l'accueillante terrasse d'une brasserie métropolitaine.
Accueillante ca veut dire munie d'une belle paire de demoiselles, l'une blonde à poitrine pigeonnante, l'autre métissée asiatique-bretonne.
L'oeil vif et la queue remuante, les mâles négocient la table juste à coté d'elles.
Kalou, adoptant une stratégie tout à fait payante, part aux chiottes histoire de pouvoir s'assoir tout en bout de table, juste à coté de la blonde.
Dommage pour lui, Joe est un stratège non moins brillant et, avisant la saucisse sur pates qui sert d'animal de compagnie aux jeunes femmes, adopte l'attitude du mec terrorisé par les chiens.
Ca fait un peu tapette, mais 1) ca a l'air de les attendrir 2) ca lui permet d'engager la conversation.
De mon point de vue, il perd tout crédibilité quand il demande si la chose est un Boxer, mais ca n'a pas l'air de frapper nos Miss France, pas plus que son oeil égrillard et le renflement soudain, et suspect, de son pantalon.

On passe deux heures à table.
Deux heures de festival, de grande représentation, digne, au bas mot, de la Comédie Francaise, ou, du moins, du Splendid.
Pour un peu, on se croirait dans "les Bronzés font du ski", la neige en moins.
On a eu droit à tout.
Depuis les petits clins d'oeil version vieux beau au bar de la Loco jusqu'à l'exposé professoral sur les volcans d'Auvergne de la Réunion, en passant par la préparation du tartare façon grand chef pour impressionner les minettes qui doivent à peine être capable de se faire cuire un oeuf, et encore, juste dur.
Béats d'admiration devant la technique de Joe, on en oublie pas pour autant de picoler, et le petit blanc Gascon de Bourgogne (sisi jvous jure) chante dans nos gosiers.
On aurait pu finir par se lasser, car, comme le dit si bien Hervé, toujours fort à propos, tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle devient gourde.
Oui mais ce serait oublier les trésors d'ingéniosité que déploie Joe.
Son téléphone sonne, c'est Robin. Ca papote 5 minutes, ca raccroche.
"Vous avez un bisou de Robin et je vais être obligé de vous le faire."
Voyant qu'il n'a pas des masses de succès, il fourre un énorme morceau de tartare dans la gueule de l'immonde petit canidé qui ne cesse de se frotter de haut en bas contre sa jambe.
On ne peut pas plaire à tout le monde.

On se marre tellement que je m'étrangle avec ma mozzarella.
Kalou nous dit qu'il aime le chien dans les filles.
Les tétons de la blonde lui font de l'oeil, Mardo nous parle de la République Indépendante de l'Etale et de son fameux Telemark Café pendant que Joe, tenace, change de technique et fait picoler les deux demoiselles en dissertant sur la Bretagne.

C'est lorsque Kalou nous réalise, à l'aide de sa serviette en papier, un splendide origami en forme de .... bite, que nous décidons qu'il est définitivement temps d'aller se coucher.

Bilan : Tout le monde repart bredouille, y compris Joe que l'excès d'hormones alourdit considérablement.
Cependant, grâce aux avancées de la science, on sait désormais que, si il a des problèmes auditifs, sa prostate, elle, est en pleine forme.


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01:25 - The shorter, the better

Tout un tas de posts dans ma tête mais les journées sont trop courtes et là, en l'occurence, je suis bien trop crevée.
Alors juste deux conneries, d'ici que quelqu'un invente les journées de 28h.

D'abord un test, ca faisait longtemps tiens. Celui ci m'a été envoyé par un gentil lecteur.
Tiens, c'est marrant "gentil lecteur". Ca vient tout seul sous les doigts, ca se tappe sans y penser, genre doué de volonté propre. Alors qu'au final, j'en sais rien moi, si il est gentil ce lecteur.
Bref.
Un test donc.
Envoyé par un lecteur.
Gentil.
Ou pas.

Which Anne Rice Vampire are you?
I'm Lestat!

Ensuite une url. Juste une. Mais alors celle là, niveau débilité, je pense qu'elle est pas loin de battre les oreillers chemises de Bingirl.
Il s'agit d'une machine pour faire des hot dogs en forme de poulpe.
Oui, vous avez bien lu.
Non, je n'affabule pas.
Non, je n'ai pas pris d'amphétamines en guise de coupe faim.
Z'avez qu'à aller voir .
Merci à Grand Seb. Si j'avais su un jour que t'enverrais de telles URL, j'aurais eu moins peur de toi quand t'étais mon chef.


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:. 19.7.03 .:

 
15:42 - Fatality



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:. 17.7.03 .:

 
12:04 - Temptation

[11:50] <Flaoua> J allais te demander de m acheter des bonbons chez Metro.
[11:50] <Flaoua> mais ca serait mal.
[11:50] <Flaoua> mon regime et tout ca.
[11:50] <kalou> ca serait mal
[11:50] <Flaoua> *soupir*
[11:50] <kalou> donc j'en acheterai pas
[11:50] <Flaoua> oh ca non.
[11:51] <Flaoua> tu en acheteras pas.
[11:51] <kalou> plein pas
[11:51] <Flaoua> Pas pour moi en tout cas.
[11:51] <Flaoua> ca non.
[11:51] <kalou> pas plein de boites meme
[11:51] <Flaoua> surtout pas.



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00:51 - In Love with a Website

Peut-être bien que tout le monde connait et que j'ai encore 42 trains de retard.
Ou peut-être pas.
Même si c'est le cas, je m'en fous, je suis tellement amoureuse qu'il FAUT que j'en parle.
Et non ce n'est pas un grand brun aux yeux clairs ou une petite bonnasse.
C'est *juste* un site web.
Ca s'appelle Gnod et je trouve le concept positivement génial.
C'est tout simple. Vous entrez un livre, un groupe ou un film que vous aimez. Gnod vous dit quels autres livres/groupes/films vous devriez aimer.
C'est tout con, c'est déja vu cent mille fois mais je trouve l'interface magnifiquement bien pensée et je pourrais m'y perdre pendant des heures, de film en film, de livre en livre.
Vraiment, allez y, ca vaut le coup d'oeil.

A noter qu'ils ont aussi une section expérimentale pour le web mais ca m'a l'air beaucoup moins au point.


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:. 15.7.03 .:

 
23:52 - Interrogation

Je fais un post sur le Golf.
2 minutes plus tard je reçois un spam pour acheter des clubs de golf pas cher.
Je fais un post sur ma torture fitnessienne.
2 minutes plus tard je reçois un spam pour des magazines de fitness.

Les spambots seraient ils devenus VRAIMENT intelligents ???????

Ou alors, c'est un complot des brocolis.

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22:32 - Chronique de la Torture Quotidienne

Les gouttes de sueur dégoulinent le long de mon visage, hésitent à la pointe de mon menton et finissent par venir s'écraser à mes pieds.
Devant mes yeux brouillés par la transpiration, les secondes défilent sur le cadran LCD.
Plus que 16 minutes et 43 secondes.
16 minutes et 43 secondes à raison de 40 marches par minute.
Environ 641 marches.
Ma peau a pris une jolie teinte ecrevisse ébouillantée et je sue comme un boeuf.
Je regrette amèrement de ne pas avoir apporté de walk man et subis les dents serrées le flot de dance qui s'écoule des hauts parleurs.
A coté de moi, une fille au corps parfait avale ses 60 marches par minute avec le sourire.

Je me demande ce que je fous là. Ben oui, faut bien penser à quelque chose pour que les minutes passent plus vite.
Je me demande ce que je fous là, donc.
Ah oui, j'ai des kilos à perdre, et pis des abdos à dessiner, des fesses à remodeler, des mollets à galber.
Je repense avec un frisson d'horreur au moment où la prof (championne du monde de fitness, une véritable allégorie à la gloire des endorphines) m'a tourné autour comme un vautour en me tatant sans ménagement.
"Un peu de bide hein ?? Ah et puis ces hanches, une vraie jument poulinière. Bon, pour les bras faut vraiment faire quelque chose, c'est tout flasque."
Résultat je suis ici, transpirant chaque goutte d'eau de mon corps, essouflée, écarlate, à monter un escalier infini sur une machine de torture qui laisserait rêveur un Grand Inquisiteur du Moyen Age.
Le pire dans tout ca ? Les miroirs je crois. D'immenses miroirs qui me renvoient mon image, petite brune grassouillette s'échinant pour perdre quelques centaines de calories.

Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip.

Mes 25 minutes de stepper sont terminées.
Je manque de m'écrouler et seul mon amour propre me sauve.
Je m'éponge avec ma serviette et, la tête haute, j'enchaine sur le tapis de course.
20 minutes à 8 km/h, de la gnognotte.
De la gnognotte si je n'avais pas 1000 marches dans les pattes.
Je sue de plus belle et une crampe commence à me démanger sérieusement.
Je serre les dents un peu plus fort, je ferme les yeux, je manque de me casser la gueule du tapis, je rouvre les yeux.
Je fixe mes pieds pour éviter de me voir dans le miroir.
La fille parfaite s'est installée sur le tapis à coté du mien.
12 km/h pour elle, et toujours pas une goutte de sueur à l'horizon.
J'ai envie de lui faire un croche pied.
Je l'imagine s'étalant la gueule sur le tapis, dents parfaites en avant, ca m'occupe l'esprit.

20 minutes plus tard je titube hors du tapis.
La prof m'amène jusqu'aux bancs d'abdos.
Un gémissement continu s'échappe désormais de ma gorge, très bien assorti avec l'écume qui stagne au bord de mes lèvres.
Je vais crever là, je le sais. Comme une conne, sur un banc d'abdos, les jambes en l'air, les fesses légèrement décollées.
Je vais finir dans les Darwin Awards.
La prof me matte 2 minutes et part s'occuper de quelqu'un d'autre.

Je fuis.
Lachement mais je m'en fous.
Je fuis.
Course effrénée jusqu'aux vestiaires, la peur au bide. Et si elle me ratrappait ? Et si elle m'attachait au banc d'abdos jusqu'à ce que je termine mes 10 séries de 10 ? Je tremble, et pas seulement à cause de ma crampe.
Je file sous la douche à la vitesse de l'éclair et c est en rasant les murs que je sors de l'établissement.

Une fois dehors j'allume une clope avec un soupir volupteux.
Puis je me jette sur un Quick, menu Giant XL, frites coca, euh non, donnez moi du coca light, tiens. Essayer de se donner bonne conscience.
Je baffre mon Quick devant la télé, grandiloquent étalage de la misère Kurde.
Je convertis mon Giant en minutes de stepper.
Mes frites en rameur.
J'ai envie de vomir.

Quand je pense que je vais y retourner jeudi.

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:. 14.7.03 .:

 
17:41 - Cliché from Hollywood

Pas de doute.
L'imagerie Hollywoodienne fonctionne sur moi.
Ca ne m'énerve même pas, ca m'étonne juste un peu, et encore.
On a beau passer sa vie à se croire spécial, on en cède pas moins à la mièvrerie comme tout le monde (me semble d'ailleurs que j'ai déja posté à ce sujet) et c'est pas parce que l'on croit fermement à la libération de la Femme qu'on ne s'est pas réabonnée au Gymnasium pour tenter de se faire une silhouette de couverture de Elle.
Bref.

Mon cliché à moi de la semaine c'est la balançoire.
Dans la plupart des films, à chaque fois qu'un héro (enfin, la plupart du temps une héroine) se pose des questions existentielles, on le voit assis sur une balançoire, de préférence celle de son enfance. Les pieds balants, les bras enroulés autour des cordes, un air de nostalgie infinie plaqué sur son visage.
C'est là qu'arrive généralement la meilleure amie / le futur petit ami / le frangin / l'inconnu philosophe etc.
Ils ont une longue conversation, assis sur les balançoires ou mieux encore, l'un poussant doucement l'autre.

A croire, franchement, que dans tous les jardins de l'Amerique, il y a une balançoire.

Ben vous savez quoi ?
Ca me donne envie.
Ca me donne envie d'aller moi aussi dans le parc de mon enfance, me poser sur une balançoire et attendre que quelqu'un vienne me donner toutes les réponses.
Bon évidemment, ca va pas être facile, le parc de mon enfance c'est le Luxembourg et les balançoires sont des petites nacelles à deux places où l'on s'assied face à face. J'imagine mal mon frangin et moi la dedans maintenant, lui avec son mètre 93, moi avec mes kilos en trop, pauvre petite balançoire, on ferait tout s'écrouler.

N'empêche.
Quelqu'un connaitrait un endroit dans Paris avec des chouettes balançoires pas reservées aux moins de 12 ans ?

J'ai envie.

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:. 13.7.03 .:

 
13:05 - 1 day - 6 pics




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:. 12.7.03 .:

 
12:06 - Madeleine de Proust

Nous sommes samedi, il est 16h et j'ai 7 ans.
Perchée sur un haut tabouret devant le bar, je gribouille sur une feuille. A cet âge déja, je ne suis pas très douée pour le dessin.
Les portes fenêtres du rez de chaussée sont grandes ouvertes, laissant le soleil printanier entrer à flot, accompagné du parfum entêtant des rosiers en fleurs.
Tout est divinement calme.
Mon père est certainement un étage plus haut, endormi devant un match de Volley et mon frère enfermé dans sa chambre, tout la haut dans ce que j'aime à appeler notre donjon.
L'appartement n'est que lumière et sérénité.
Ma mère est à quelques mètres de moi, papillonant du salon à la cuisine, depliant une nappe de dentelle blanche qui se gonfle comme une voile, soulevant parfois le couvercle d'une marmite d'où s'échappent des effluves de tomates et d'épices, remuant le contenu bouillonant d'une autre, se brûlant de temps en temps le bout de la langue sur une spatule en bois.
Ce soir il y aura du monde à la maison. Peut-être serons nous une dizaine autour de la table ronde, famille et amis, et forcément ce sera parfait.
Ma mère à le talent inestimable de savoir bien recevoir.
Tout en rangeant et en cuisinant, elle fredonne.
Dies Irae, Dies Illa, solvet saeclum in favilla, teste David cum Sibylla.
La terrible musique de Mozart l'accompagne dans chacun de ses gestes. Elle emplit tous les volumes de ce rez de chaussée un peu biscornu, se mèle aux rayons de lumière, s'enroule le long de la cage d'escalier pour s'élever dans les étages.

Dans ma mémoire, ces samedis là sont des moments parfaits.
Ils ont rythmé mon enfance, l'ont ponctuée de sérénité et de musique divine.

Lorsque je suis partie de chez mes parents, la musique m'est restée, et le goût de recevoir m'a été légué par ma mère.
C'est devenu un rituel, une façon de rappeler à moi ces moments passés dans cet appartement que j'aimais tant, envoutée par le jeu des grains de poussière tourbillonant en rythme dans les rayons de lumière.
Le Requiem est devenu, à moi aussi, mon compagnon de préparation. Toutes fenêtres ouvertes, je range, je cuisine, je dresse la table. Et sa musique s'enfonce en moi, fait vibrer la moindre fibre de mon corps, m'apaise, me berce et m'accompagne.
Souvent, soulevant le couvercle d'une marmite pour en goûter le contenu, je me prends à fredonner cette supplication latine.

Et je ne peux m'empêcher de sourire.


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:. 10.7.03 .:

 
11:06 - Quote of the night

[05:14] <Lorry> I wonder if men who compete with other men to get women on
the net to have netsex with them show off the size of their pipes in this
odd mating ritual.
[05:14] <Lorry> You should take me babe, I have bonded T3's
[05:14] <Lorry> And look at the low number of my AS!


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:. 9.7.03 .:

 
23:40 - Propaganda



C'est juste que je trouve ca tellement ........ enorme.


:. Just drop your thoughts .:

 
14:55 - En direct de la rue Saint Denis

Ils l'ont fait.
Ils ont renommé le "CyberSex", sex shop bien connu d'une frange de la population geek parisienne.
On avait toujours trouvé marrant de bosser pour un provider rue Saint Denis, juste en face d'un sex shop portant un tel nom.
C'était devenu une sorte de private joke, de point de repère.
"On se retrouve après le taff ?
- Ouais okay, rendez vous devant le CyberSex."

Ce matin, accoudée à la rembarde de la terrasse gameloftienne, fumant tranquillement une clope, j'observais des ouvriers entrain de poser des pavés (est ce que quelqu'un savait qu'on posait encore des pavés à la main dans Paris ??? Moi pas en tout cas.)
C'est là que je me suis rendue compte de l'affreux crime qui se déroulait sous mes yeux.
La si familière enseigne orange et noire du CyberSex était entrain d'être démontée.

Après la fermeture du Club 124 (bien connu pour son salon royal à 1000 balles, avec 2 filles et du Champagne), la mort du CyberSex est le dernier coup porté à la mémoire de Freesbee, ce provider qui ne nous aura légué que le vague souvenir d'une publicité moutonnante et d'un gimmick sonore tout à fait irritant (mais si, souvenez vous .. Freeeeeeeeeeeeeeeesssssbee).

Versons donc une petite larme à la mémoire du CyberSex, le sex shop des ptits nerdz qui n'en veulent.

:. Just drop your thoughts .:

:. 7.7.03 .:

 
22:09 - Back to the Basics

Boire un verre après le taff.
Se poser, respirer un grand coup, raconter sa journée.
Pas boire un verre à 20h alors que l'on s'est levée à 19h.
Boire un verre après le taff.
Avoir vu le jour, voir la nuit tomber.
Se détendre, vraiment.
Etre crevée d'avoir fait quelque chose et pas de n'avoir rien foutu.
Boire un verre après le taff, diner en terrasse, prendre l'air.

J'avais oublié combien le simple fait d'entrer dans le Shywawa et d'y retrouver des êtres aimés pouvait être bon.
Pas pour faire la teuf, pas pour se saouler la gueule, pas pour passer des folles nuits blanches alcoolisées.
Juste pour boire un verre après le taff.

:. Just drop your thoughts .:

:. 6.7.03 .:

 
01:20 - 1 day - 18 holes - 6 pics





Commentaires sur ce 1 day - 6 pics :
1) Les lapins ca court vachement vite !!
2) Les renards aussi.
3) Les lapins poursuivit par des renards encore plus.
4) Ou alors les lapins et les renards cachent un terrible secret, du genre ils ont en fait des gènes vampiriques et ils n'apparaissent pas sur les photos.
5) Ou pas.
6) Pour ceux à qui ca parle, sur la photo numero 4, la balle à 70 cm du trou, c'est mon drive.
7) Maintenant au lit parce que courir après des lapins, je vous jure que ca crève.
8) Note pour plus tard : penser à se munir de carottes pour les amadouer.

:. Just drop your thoughts .:

:. 5.7.03 .:

 
02:11 - The Way You Were

Mais si, enfin.
On l'a tous fait au moins une fois.
Ou on connait tous quelqu'un qui l'a fait.

Lumières tamisées, chandelles peut-être, vin blanc frais comme il faut, ambiance intime et fond sonore.
Mais pas n'importe quel fond sonore.
Il fallait dans ces cas là le crooner le plus kitchissimement dégoulinant de bons sentiments.
Mister W. en personne.

Barry White s'est éteint hier, un 4 juillet, ironie du symbole.
On aime, on aime pas, peu importe.
Longtemps encore, j'en suis sure, il accompagnera nos tentatives maladroites de séduction dans les règles.

:. Just drop your thoughts .:

:. 3.7.03 .:

 
02:38 - The Cotton Club

Je suis aveugle.

Parfois il est bon de dire ce qui est.
Alors je le dis, je suis aveugle.
Paf.

Bon, okay j'exagère. Disons juste myope comme une très vieille taupe cataractique (et on souhaite la bienvenue à ce néologisme particulièrement fringuant).

Il se passe toutes sortes de choses passionantes dans ma vie.
Par exemple hier, je suis allée à l'Hopital des Quinze-Vingts me faire examiner les yeux.
Oui, parce qu'en plus d'être myope comme un rhinocéros diabétique je deviens astygmate.
On m'avait toujours dit que j'étais casse couilles, je pensais donc devenir presbyte, mais pas avant 50 ou 60 ans.
Manque de bol, il parait que mon axe horizontal est tout tordu et que mon axe vertical s'est barré aux Bahamas couler des jours heureux.
Astygmate donc.
Mon monde se tord peu à peu, c'est assez déroutant.
Remarquez, je vais faire des économies de LSD.

Bref.
J'étais aux Quinze-Vingts pour me faire tripoter la rétine voire, si j'étais sage, explorer la cornée.
On m'a collée devant tout un tas de machines très très sophistiquées, avec plein de bips et de pouets et de lumières clignotantes. Et même un truc avec une spirale noire sur fond blanc qui se met à tourner très très vite tout en clignotant, effet garanti, mieux que n'importe quel acide.
Après ca on m'a donné des papiers recouverts de chiffres tout à fait ésotériques et pis des photos couleur de ma rétine avec plein de croix, de points et de traits. Joli au demeurant, vraiment. La technologie m'étonnera toujours.

Le seul problème c'est qu'on m'a interdit de remettre mes lentilles avant plusieurs heures.
Vu que ma dernière paire de lunettes date de quand j'avais 13 ans et qu'elle doit être quelque part dans un carton à la cave, coincée entre Joe le crâne humain et un poster de Bowie, je me suis retrouvée larguée dans un monde dont la réalité se limitait aux premiers 50 centimètres.
Au dela, c'était du coton.
Tout un tas de formes floues, de panneaux publicitaires illisibles, de boutons d'ascenseur auxquels je devais coller mon nez pour distinguer le numéro inscrit dessus, de poteaux farceurs et de trottoirs pièges.
Un monde Hostile, avec un grand H.
J'aurais croisé ma mère dans la rue que je ne l'aurais pas reconnue.

Et là, je détiens enfin la preuve que le destin s'acharne.
Assise sur un banc devant l'entrée de l'hopital pour fumer une clope pénarde, je distingue soudain ce qui ne pouvait être qu'une meute de pompiers en uniforme.
Je suis restée là, à sourire dans le vide au cas où l'un d'entre eux me regarderait, maudissant intérieurement le fait de ne même pas pouvoir profiter du spectacle.
Encore un coup de Murphy.


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