:.me.:

/facts

Prénom : Fleur
Age : 26 ans
Anniv : 20.02 (wishlist)
Taille : 1m63/1m70 (avec les
chaussures)

Poids : mmpppfff
Géo : Paris
Taff : Chef de projet jeux

/tronche

remote - bestof - archives

/nicknames

Flaoua Estrella Eyhidiaze Angel Dust
Malkie La Fée

/numbers

7 piercings
3 tatouages
2 bagues armures
2 paires de New Rocks
1 bonne tonne de fringues noires
1 millier de taches de rousseur
1 mètre de cheveux
1 chat noir appelé Cisco

/this blog

since 09/2002
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:.current.: :.past.:


:. 31.5.03 .:

 
15:28 - La surprise du réveil

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S'en amusera qui pourra.

:. Just drop your thoughts .:

 
14:43 - L'art de l'improvisation

Il faisait terriblement chaud. De cette chaleur parisienne sponsorisée par les pics de pollution, qui s'écrasait sur nous comme un coffre fort de 100 tonnes tombant sur le coin de la gueule du coyote.
On essayait vainement de se désaltérer à la terrasse du Shywawa, le plus près possible de la rue pour capter un improbable courant d'air frais.
Ca faisait un moment déja que je me décomposais. On avait erré dans le Quartier Latin à la recherche de l'Haggen Dasz perdu. Je me voyais déja me vautrant dans un immense pot de Cookies&Cream, peut-être additionné de lait pour en faire une baignoire de milk shake. Le problème était que tout Paris semblait avoir eu la même idée que nous et avait pris d'assaut le glacier tant convoité. On s'était rabattus sur une terrasse devant l'église Saint Sulpice. C'est la que je m'étais transformée en larve rampante, dégoulinante, me répandant peu à peu sur mon siège. En plus y avait pas de glaces.
On avait fini au Shywawa, donc. La fin de l'après midi n'apportait même pas une once de fraicheur et le courage nous quittait peu à peu quand on pensait que bientôt, très bientôt, on allait devoir monter 8 étages à pieds pour diner chez des potes, en compagnie de plein d'autres gens, petit appartement, chaleur humaine, ca nous bouffait gravement la motivation. Pourtant, on était passés chez Nicolas pour acheter quelques bouteilles, petite contribution au repas, on est bien élevé ou on ne l'est pas. Ce pinard là, il allait bien falloir le boire.
L'idée me traverse l'esprit comme une météorite flamboyante. Et si on abandonnait le diner, le 8eme étage sans ascenseur, les gens, la chaleur humaine, et qu'on se retrouvait tout simplement à 4 dans mon salon, avec de la bonne bouffe, nos bouteilles, de la bonne conversation et peut-être même un bon film ?
Je l'émets sans trop y croire.
Big Ben et Psychotruc adhèrent.
Un coup de fil à Kalou plus tard, on est quatre adhérents.
Une mission chez carrouf' plus tard on est dans mon salon, la table basse croule sous la bouffe, les bouteilles sont débouchées, le lecteur DVD tout neuf est branché, on est là, nous, et on est heureux tout simplement.
Alors que je tartine mon blinis tout chaud avec une montagne d'hoummous, les mots passent la barrière de mes lèvres, doués de volonté propre. Comme une parfaite évidence. "Putain qu'est ce qu'on est bien."


:. Just drop your thoughts .:

:. 30.5.03 .:

 
05:17 - Rire d'un rien, sourire de tout

Ce qui est marrant avec les gens qui n'ont pas le courage de vous exposer reellement leurs opinions, ce sont les moyens détournés qu'ils utilisent pour que vous les connaissiez quand même.
Surtout quand ces moyens sont d'une mesquinerie digne du bac à sable d'un jardin d'enfants.
Allez, va, je te les laisse tes 3 referers, t'en as plus besoin que moi, j'existe en dehors de ces choses, sisi.
Ce que je suis magnanime quand meme :]


:. Just drop your thoughts .:

:. 29.5.03 .:

 
20:51 - La première gorgée de bière

Plaisir minuscule.
Le soleil qui martèle la terrasse, nos fronts en sueur, le sourire sur nos lèvres.
On ne cesse de se regarder et de se dire "On est pas bien là ?"
Là. Là c'est un golf dans le val d'oise, sorte de maison de campagne de mes parents.
14 ans que j'ai arrêté d'y jouer. 14 ans que ma chère maman espère m'y remettre.
Et je dois avouer que mes expériences récentes y furent plaisantes. Tout ce vert, toute cette forêt, ces étendues de pelouse tondue au millimètre près sur laquelle j'ai envie de me rouler, comme quand j'étais gamine et qu'on me pardonnait tout, même l'indécence en société.
Le plaisir indéniable, aussi, de frapper juste, de frapper fort, de voir ce tout petit bout de blanc s'envoler, retomber, et puis rouler, rouler, rouler. Evidemment c'est pas souvent.
14 ans sans toucher à un club, forcément j'en colle partout. Et surtout dans les bois. Quoique, par cette chaleur, finalement, c'est pas désagréable d'errer dans la fraicheur du sous-bois, chercher sa balle sans trop y croire, foutues fougères, foutues bruyères.
Quand j'étais petite je détestais cet endroit. Je détestais ce sport. Je détestais les gens qui fréquentaient le club house et ne cessaient de dire à mes parents que j'étais une petite malpolie. Ne pouvaient ils imaginer un seul instant que la timidité d'une enfant de 7 ans était en grande partie responsable de son absence de "bonjour !" quand elle croisait des adultes dans un couloir ?
Je crois que j'ai grandi.
Je prends plaisir, désormais, aux longues heures passées sur le parcours, à la concentration, au silence, au fair play. Et à l'après jeu, sur la terrasse justement, en compagnie de quelques autres, siroter une bière, commenter les parties, discuter de tout et surtout de rien, calme, ailleurs, un peu en vacances.
Aujourd'hui c'était encore mieux puisque mon Kalou était là et qu'il a pris son pied lui aussi, un peu, je crois.
Mon sourire devait atteindre mes oreilles quand, après avoir tappé pour la première fois de sa vie dans une balle de golf, il m'a regardé et a dit "Encore !".
C'était un jour de vacances en pleine semaine, un jour de soleil, un jour de sourires.

Un jour qui vaut de l'or.

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04:09 - Bring on the night

De ces soirées dont on se dit qu'on est passé à coté.
Ca commençait pas trop mal pourtant.
Après un rendez vous taff plutôt fructueux, qui pourrait bien déboucher sur un contrat en freelance, j'ai été rejointe par un bout de la Shywawa Family.
Le bout qui compte le plus, surement, mon Kalou, accompagné d'un Toots un peu moins triste que ces derniers temps (ou le cachant mieux) et puis Loic, flanqué de sa toute récente conquête, dont le jupon rose à volants me laissa longuement perplexe.
On a été rejoints par Jehanne, toujours belle à m'en serrer le coeur et Manu, petit goth déprimé. Forcément quand on est censé partir en week end en amoureux à Venise mais qu'on vient de se faire larguer et qu'on reste comme un con avec ses billets d'avions, y a de quoi. Goth ou pas.

Mon estomac gargouillait atrocement depuis des heures alors j'ai embarqué tout ce petit monde sur un bout de terrasse en face de Notre Dame, histoire d'avaler quelques chèvres chauds et autres onglets-échalottes.
Le diner fut riant, plein de contrepetries, nouveau passe temps favori de mon coloc caillouteux, de vannes douteuses et de rires complices. Même ma crise de hoquet en pleine salade de chèvre n'a pas réussi à gacher ca.

Et puis après .. après je sais pas.
Trop chaud, trop de bruit, trop de bars, pas soif, quadriller le secteur Saint-Michel / Mouffetard à la recherche d'un rade accueillant et pas trop blindé.
La migraine me pillone les tempes et pourtant j'ai même pas bu, ca doit être une remontée de vendredi soir. Je m'accroche desespérément à la conversation de Jehanne pour ne pas couler, des années qu'on se croise, des années qu'on se rate, profiter de cette occasion de se parler vrai, un peu, de se toucher le fond de l'âme, de s'avouer mutuellement que malgré les prédictions des autres, on s'apprécie. Elle est belle, c'est une vraie torture, parfois ses lèvres s'attardent sur les miennes et puis, petit haussement d'épaules et la phrase qui tue, "c'est mal". Et de me dire deux minutes plus tard que parfois elle s'imagine mon odeur et que ca lui donne envie de mordre dans une peau douce et pale. Elle est belle comme ne le sont que les fausses filles, celles qui ne vivent pas dans notre réalité à nous.
Et mon crâne qui explose, ca fait des fleurs rouge sang derrière mes yeux, je crève de chaud mais ma sueur est glacée, j'ai l'impression que je vais tomber de mon tabouret d'un moment à l'autre, là, comme ca en plein Shywawa, ca frait une belle jambe à mon Kalou, tiens.
Je m'accroche, encore, à la musique cette fois, Lovecats qui me pulse dans la tête, les miaulements de Robert Smith, penser à la ligne de basse et pas du tout à m'évanouir la maintenant tout de suite.
Finir par faire comprendre à Kalou qu'il faut qu'on rentre parce que sinon je vais crever là.
Rentrer donc.
Et maintenant, avaler des cachetons, attendre que ca passe, dormir. Des jours et des jours.


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:. 28.5.03 .:

 
16:01 - Tiers Temps

Comme au hockey, oui, sauf que c'était ma journée d'hier.

Le premier se déroula au soleil, allongée dans l'herbe verte piquée de paquerettes d'une accueillante pelouse au Parc Montsouris. Pour un peu je me serais endormie, là, tellement j'étais bien, et ce nonobstant mon portable qui ne cessait de me rappeler que j'avais des amis.

Le deuxième fut nutritif, et en compagnie de Reno, que je ne vois que bien trop rarement ces derniers temps. On a beau se répéter qu'on s'aime, se le dire en vrai et avec les yeux, c'est tellement mieux. L'arrivée de sa chère et tendre, version harpie jalouse, interrompit nos retrouvailles, mais c'est pas grave, l'important c'était de se voir.

Le troisième fut vaguement alcoolisé, vaguement festif. Des nouveaux gens, encore, de ces gens que je ne croise que virtuellement, et qu'il est souvent agréable de rencontrer autour d'un verre. Certains sont partis trop rapidement, d'autres avaient beaucoup trop bu, mais au final, c'était marrant.

Fin du match, rentrer dans le ronron rassurant du moteur du tank de Kalou. Dormir.

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:. 27.5.03 .:

 
13:16 - La chanson du Jeu

Je découvre depuis cette nuit le nouvel album de Bénabar. Comme toujours, c'est rien que du bonheur en musique.
Et comme toujours aussi, y a des chansons qui retiennent plus l'attention que d'autres.

Le petit matin qui suit le grand soir
Le lendemain de la première nuit
Quand le jour a remplacé le noir
Les couples s'éloignent dans les lits

Adam et Eve remettent leurs costumes
On s'appelle, comme le veut la coutume
Des amants qui se quittent bons amis
Mais je sais que la louve est dans la bergerie

Et qu'il faut pas que j'l'appelle
Pas que j'l'appelle
Attendre encore quelques jours
Il faut pas que j'l'appelle
Pas que j'l'appelle
Pas encore, c'est trop court

Le combiné dans les mains, j'hésite et je raccroche
Pas pressé de passer pour celui qui s'accroche
Fébrile et collant
Ca donne pas vraiment envie
Lointain et distant
Chais pas pourquoi, mais c'est sexy

Même si je ne pense qu'à elle
Si je rêve de la r'voir
Vade retro téléphone
Elle ne doit pas le savoir
Nos meilleurs techniciens
Se sont penchés sur la formule
C'est trois jours au moins
Le résultat de leurs calculs

Faut pas que j'l'appelle
Pas que j'l'appelle
Attendre encore quelques jours
Il faut pas que j'l'appelle
Pas que j'l'appelle
Pas encore, c'est trop court

Hier, sur mon épaule, ta tête à l'abandon
Des mèches de ch'veux collées, par la sueur sur ton front
Ca me faisait des crampes et des fourmis dans l'bras
J'aurais tout supporté pour te garder près d'moi

Les amants le soir s'déshabillent en s'embrassant
Le matin c'est rare qu'ils se rhabillent mutuellement
Comment savoir si j'ai le droit de t'appeler ?
Si tu penses à moi,
Si jvais pas déranger ?

Faut pas que j'l'appelle
Pas que j'l'appelle
Attendre encore quelques jours
Il faut pas que j'l'appelle
Pas que j'l'appelle
Pas encore, c'est trop court

C'est bon c'est décidé
Je t'appelle demain
Pour t'inviter à une expo genre art contemporain
N'importe quoi, j'm'en fous
Mais un truc qui fait bien
Et que j'fais jamais
Mais ca t'en sais rien
Et si tu le veux, si tu le veux bien
Peut-être qu'un de ces jours,
Un de ces quatre matins,
Tu m'avoueras un peu gênée
Que t'osais pas m'appeler
Je me vois rigoler
"C'est ridicule, quelle drôle d'idée !"

Faut pas que j'l'appelle
Pas que j'l'appelle
Attendre encore quelques jours
Il faut pas que j'l'appelle
Pas que j'l'appelle
Pas encore, c'est trop court

Vade retro téléphone
Trois jours minimum

Bénabar - Vade Retro Téléphone

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02:25 - Le Virus Tueur Venu de l'Espace

Non, ce n'est pas mon nouveau projet de film de série Z (faudrait déja que je réalise "Mutant Bretzels From Outer Space" avant de passer à autre chose).
C'est un article très sérieux expliquant que la pneumopathie atypique est un virus extra terrestre.
Moi qui avait arrêté de lire alt.conspiracy parce que c'était vraiment trop n'importe quoi, je vais peut-être aussi arrêter de surfer le web :]

Bref, c'est ici et pour les non anglophones, désolée, une fois de plus, mais faut croire que les seuls articles marrants sont dans la langue de Shakespeare.


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:. 26.5.03 .:

 
03:17 - Le vrac de 3h et des brouettes du mat'

En vrac, donc. Parce que j'aime cette expression. Quand je l'écris j'ai l'impression d'avoir un grand sac en toile noire et d'y fourrer tout ce qui me tombe sous la main.
Bref.
En vrac.

Un nouveau lien, vers Pixhell, parce que j'aime le concept, parce que l'idée est de dek, parce que. J'y poste parfois, rarement, je ne suis qu'une piètre graphiste. Mais j'aime. Allez y donc, c'est beau.

Trois nouveaux fanarts.
Celui de Cedrick, s'inspirant de mon aventure à l'ANPE, celui de dek, qui aurait aussi pu tenir la rose entre ses dents, et celui d'un gens anonyme, qui m'a witchbladisée, ce qui n'est pas pour me déplaire.

En vrac je vais aller me coller sous la couette, dévorer le récit d'AubeMort, livre que je ne saurais trop vous recommander, si vous aimez la bonne grosse fantasy qui tache.

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:. 25.5.03 .:

 
23:30 - If I had a dick I'd go get laid, let's do the next best thing. Let's kill people.

Je disais quoi déja récemment ?
Ah oui.
Pis-aller.


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19:58 - Sauvons mon foie au Point Gamma

Il y a au moins une certitude absolue : Il caillait sévère hier soir sur le plateau.
Evidemment, j'aurais du prévoir. En mai fais ce qu'il te plait, mais si tu t'appelles Fleur et que tu te déguises en fille, attends toi à te prendre des seaux d'eau sur le coin de la gueule.
J'avais pourtant sacrifié le saut à l'elastique à ma petite robe. On aurait pu croire que c'était suffisant. Mais non, les dieux s'acharnent. Jaloux de ma Magie, ils sont, à n'en pas douter.
Bref, froid, donc. Pluvieux et venteux, aussi.
On s'est dit que c'était pas grave, avec toute cette chaleur humaine, y avait de quoi se protéger de la bronchite. Et puis, l'alcool réchauffe. Ah oui mais non, à la première gorgée de vodka-jesaispasquoi que j'ai ingérée (biberonnée, devrais je dire), mon foie a dit non. Un non franc et massif. Un non du style "si tu veux jouer à ca je te colle une hépatite dans la tronche la maintenant tout de suite."
Un jus d'orange pour la demoiselle s'il vous plait.
Bon c'est pas grave au demeurant, avec tout l'alcool qu'il me restait dans le sang, le jus d'orange faisait cocktail.
Sinon, en vrac, je crois qu'on a passé une bonne soirée.
J'ai vu Big Ben faire le saut de l'ange du haut d'une grue, rongée de jalousie à l'idée de ne pas pouvoir faire pareil, et d'inquiétude à la pensée que l'élastique pourrait lacher.
J'ai vu une bonnasse brune faire un strip tease en dansant de façon aussi sexy qu'un arbre mort. Ou alors faut aimer le strip tease version kick boxing.
J'ai vu PJ se cailler toute la soirée parce que, parfait gentleman, il m'avait prété son pull.
J'ai vu le grand blond ne plus savoir où donner de la tête, entouré qu'il était de filles plus jolies les unes que les autres (dont une que Kalou veut demander en mariage, mais c'est une autre histoire).
J'ai vu un garcon et une fille passer TOUTE la soiree dans un couloir venteux, le garcon essayant desespérément de mettre sa langue dans la bouche de la fille, qui tournait la tête, mais ne s'en allait pas pour autant.
J'ai vu un tas de gens dont j'ai oublié le prénom instantanément.
J'ai vu le paradis sur terre, un bar plein de vins, de fromages et de garçons accueillants.
J'ai pas entendu beaucoup de bonne musique mais c'est pas grave.
Bref, j'ai vu une soirée étudiante comme tant d'autres et c'était plutôt marrant.
Bon okay, niveau moyenne d'age j'avais l'impression d'être en LAN, sauf qu'il y avait beaucoup plus de jolies filles.
Enfin, quand meme, tout ca manquait sérieusement d'alcool.

Je vais avoir une petite conversation avec mon foie et je reviens.

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:. 24.5.03 .:

 
18:17 - J'ai beau être matinale, j'ai mal

J'avais déja ouvert les yeux plusieurs fois et les avais refermés aussi tôt en poussant un gémissement.
Tatonner à l'aveuglette, attraper la bouteille de flotte, glou glou glou.
Se rendormir.
Vers 17h et des brouettes j'ai pensé qu'il était temps.
Dans un synchronisme parfait dû à notre télépathie bien rodée, Kalou est entré dans ma chambre et s'est assis au bord de mon lit.
"Salut ma Flou
- Beuarh."
Je roule sur le ventre et j'attrape la bouteille d'eau.
Kalou rigole et m'explique qu'il a déja bu toute l'eau de l'appartement. Voire d'Aubervilliers.
On s'observe mutuellement et on se trouve des airs de poissons morts depuis plusieurs semaines.
Je me demande comment je vais réussir à retrouver visage humain d'ici ce soir (qui n'est que dans quelques heures), Point Gamma oblige.
Kalou me dit qu'il ne va pas tarder à partir chez son frangin où il doit diner en famille. Il se relève et grogne en se massant les tempes.
"Ouais, ou alors je vais attendre un peu."

Dantesque cette cuite.
DAN TES QUE.
Et pleine de bonne humeur, de bonne musique, de belles filles et de beaux garçons.
Le Shywawa des grands soirs, la Shywawa Family au grand complet, avec quelques ajouts tout à fait sympathiques, comme ce suédois qui n'arretait pas de me faire mourir de rire en parlant anglais avec l'accent français.
On arrosait tout ca de Tequila, on racontait n'importe quoi, je passais mon temps à dire "C'est abominable ce que je suis saoule", Kalou n'était jamais loin et nos regards se croisaient souvent, petite étincelle complice dans le fond de l'oeil, "On est pas bien là, bordel ??".
Le jour était levé quand, bras dessus, bras dessous, on a titubé jusqu'à la voiture. C'était plus que déraisonnable mais tant pis, et Kalou a assuré au volant, d'un calme et d'une maitrise qui démentaient les quelques grammes de sang qu'il restait dans son alcool.
Comme des gamins en goguette, rentrant après avoir fait le mur, on a essayé de n'avoir l'air de rien dans l'escalier, nous écroulant de rire toutes les deux marches.

J'ai mis environ 20 minutes a tapper mon post de 10 lignes, mes doigts refusant d'obéir à mon cerveau et s'obstinant à tapper sur les mauvaises touches.

Le monde tournait quand je me suis couchée, et j'ai trouvé ca plutôt rassurant.

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06:52 - Vodka Truc

Saoule saoule saoule saoule saoule saoule saoule saoule saoule saoule saoule saoule saoule saoule saoule saoule saoule saoule saoule saoule saoule saoule saoule saoule.
Et les rires qui fusent, comme quand j'avais 15 ans.
"ChuUUuUuUut Kalou, chuUUuUuUtttt !!!"
On rit, betement. On est saouls, on court dans l'escalier, on s'en fout, on en rit comme des gamins.
Et tout le monde a joué ce soir.
Mais les autres jouaient à deux alors que je jouais seule.
Tant pis.
L'une des nuits de l'elfe m'appartient pour la semaine prochaine.
Penser à ne pas trop boire, ou juste ce qu'il faut.
Penser à dormir dans ses bras, apaisée.


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:. 23.5.03 .:

 
02:10 - The Petasse Day Strikes Back

V'là t'y pas qu'on était repartis pour une grande journée shopping.
Cette fois ci, cependant, le lieu et le but différaient.
On allait relooker Kalou au rayon Créateurs des Galeries Lafayette.
En prévision du dur combat à venir, j'avais sorti l'armure lourde. Futal court tombant pile à la naissance des New Rocks et tee shirt noir proclamant (en rose, s'il vous plait) que "Barbie is a Slut". La vérité est écrite sur la poitrine des innocentes. Ou pas.
Psychotruc était cette fois aussi du voyage, impeccable dans son costard à col Mao. Il est d'ailleurs certainement la seule raison pour laquelle on s'est pas fait jeter des stands Haute Couture, raccompagnés comme des malpropres par des vigiles à gros bras.
Parce que bon, faut avouer, les vendeuses de chez Dior et Armani nous lançaient des drôles de regards. Surtout à moi. Elles devaient avoir peur que je me mette soudainement à faire pipi sur la moquette double épaisseur de leur stand grande classe.
Une fois que Kalou s'est considéré rassasié de vestes et de chemises, on s'est rués chez Lafayette Gourmet pour engloutir quelques Tyrokeftédès et autres Taramas chez le chic et cher Mavrommatis. On est une pétasse ou on ne l'est pas. Psychotruc, qui n'avait pas faim, a decidé de pousser encore plus loin la hypitude pouffe en s'offrant une bouteille de Blaa. Ce fut notre grande découverte de la journée. Le Blaa est un energy drink. Jusque là, rien de très original. Oui mais, comme ca, au debotté, on a été un peu surpris par la couleur du liquide qui sortait de la bouteille. Dire que c'était bleu serait un doux euphémisme. Dire que c'était fluo rendrait à peine justice à la très jolie teinte "schtroumpf écrasé" de la boisson. J'aurais aimé à cet instant que toutes les lumières s'éteignent pour que je puisse vérifier ma théorie : c'est un nouveau concept, la boisson "glow in the dark" (et je suis sure que ca irait très bien avec mes piercings).

Bref, on est restés muets d'admiration devant le Blaa. Il faut absolument que je m'en achète une caisse ou deux. Quoique, avec tout le bleu de méthylène qu'il doit y avoir dedans, ce machin est surement hautement toxique.


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:. 21.5.03 .:

 
04:44 - Petasse Day Incoming

C'était le deuxième jour de vacances de Kalou.
Ca tombait bien, j'avais du shopping à faire et je me disais que j'arriverais peut-être à l'entrainer dans ma folie acheteuse et qu'on en profiterait pour effectuer son relookage semestriel.
Pour faire bonne mesure, et pour profiter des conseils d'un expert en pétasses (après tout il a une fille de 13 ans), j'ai convié Psychotruc à cette expédition.
Secouez le tout et lachez au mileu du Forum des Halles.
J'avais trois missions clairement identifiées :
1) Trouver un cadeau de fête des mères à l'autrice (oui je sais, ca fait un peu autiste, mais auteure j'aime vraiment pas) de mes jours. J'avais une vague idée de ce que je voulais, et pas la moindre quant à l'endroit où le trouver.
2) Trouver LA petite robe idéale pour aller picoler au Point Gamma samedi prochain. On me dira (et Kalou le premier), mon dressing room est rempli de petites robes idéales. Oui mais bon, laissez moi faire la fille une fois de temps en temps.
3) Acheter des boules de piercing fluorescentes. Histoire que si les gens s'obstinent à vouloir me coller une étiquette, cela puisse être une qui dise "Glow in the Dark".

La première mission fut un désastre monumental.
On débarque chez Etam, alléchés par les racoleurs "COLLECTION SPECIALE FETE DES MERES" qui s'étalent sur la devanture. Je me dis Yahoo ! (ou Google, oui, haha, qu'il est bon de rire parfois), je vais enfin pouvoir trouver cette petite tenue d'intérieur dont Titou (mon frère) et moi rêvons depuis des mois pour maman (mais non je n'exagère pas).
Nous voici donc dans ce temple de la lingerie pour filles à petits seins (non je suis pas aigrie, mais payer mes soutifs 350 balles chez Aubade parce qu'Etam fait du fascisme anti fortes poitrines, ca me gonfle un peu). Une vendeuse m'alpague, version "ca y est les filles, j'en ai une !!", et me demande si elle peut m'aider. Ben oui, sta dire, tenue d'intérieur, maman, blahblah. D'une main experte elle me pousse vers un coin du magasin où se trouve selon ses dires la collection fête des mères. J'ai failli lui vomir mon menu Giant (normal, frites, coca) sur l'épaule. Oh mon dieu, c'est rose. Vieux rose en plus. Rose fané, rose passé, rose layette moisie depuis des mois au fond d'un carton, rose, rose, rose !! Se rendant compte de ma décomposition subite, la demoiselle m'explique que "c'est ce qui se fait en ce moment". Rien à foutre moi que ca se fasse !! Il est hors de question que je transforme ma mère en bonbonnière dégoulinante de petits noeuds en forme de coeur.
J'avise alors une jolie robe d'intérieur en satin blanc, un poil originale, sans trop de fioritures. Je me dirige vers l'objet de ma convoitise et c'est là que la vendeuse me glisse à l'oreille sur un ton un peu angoissé "Ah oui mais ca c'est cher". D'un coup d'un seul j'ai envie de lui balancer ma Visa Premier à la gueule en lui expliquant que rien qu'avec mes assedic je touche deux fois ton salaire, connasse. Je prends une grande inspiration et me dis que je dois avoir l'air d'une pouilleuse, surement à cause des piercings. Définitivement la robe me plaît. Je demande si ils l'ont dans la taille au dessus. Elle se renseigne et me dit que non. Evidemment, c'est bien connu, toutes les mères font du 36, grâce à leurs 40 heures de fitness hebdomadaires et aux régimes miracle de Elle et Biba.
On décide de quitter définitivement l'endroit, non sans que je me sois vengée sur un petit ensemble en satin, nuisette et short, que j'aurai surement l'occasion de porter pour faire plaisir à Cisco et à mon nounours bleu.
Force est de constater que la mission nom de code "Maman" est un echec pur et simple.

On s'arme de courage et de nos cartes bleues (enfin, sutout de la mienne) et on part en chasse de ma petite robe.
On s'organise. Un plan de bataille se dessine. On va quadriller méthodiquement le forum, boutique de fringues après boutique de fringues, et dieu sait qu'il y en a.
Un nouveau constat s'impose à nous : Il n'y a plus de petites robes noires dans le forum des Halles. Elles ont tout simplement disparu. Surement un coup des brocolis.
Par contre on a l'occasion de se rendre compte que la mode est au filet de peche. Dans toutes ses déclinaisons. Tee shirts filet de peche, shorts filet de peche, robes filet de peche, bonnets filet de peche. Kalou me suggère d'opter pour la minirobe filet de peche noire, avec juste une paire de bas, et roule ma poule. Bon, pour une soirée au Bois, je dis pas, mais pour le Point Gamma c'est quand même limite. Bref, je vous le dis, si vous voulez être hype cet été, investissez dans le filet de peche. Flashy de préférence.
Pour ma petite robe, on a fini par la dégotter dans la toute dernière boutique visitée, un peu dans le style "La Boutique de La Dernière Chance", un film au suspens insoutenable, bientôt sur vos écrans. D'ailleurs on avait perdu Kalou au passage, qui avait rendez vous pour l'apéro chez des potes et que le shopping amusait moyen, surtout que j'avais raté tous mes jets de baratin pour arriver à le convaincre de s'acheter moultes chemises et petits pulls hypes à double tirette.

L'expédition piercing fut finalement la plus réussie, je me suis retrouvée un peu par hasard dans le temple du piercing fluorescent, de toutes les tailles, de toutes les formes, y'avait plus qu'à choisir et payer. Trop facile.

Pour me remettre de toutes ces émotions, j'ai fait une descente à la Fnac, histoire de reconstituer mon stock de bouquins.

Faudrait pas non plus perdre de vue ses priorités.

:. Just drop your thoughts .:

:. 19.5.03 .:

 
15:58 - Les Attaques Sournoises de la Banalité

Les gens dont la vie, les intérêts et les préoccupations ne tournent qu'autour du cul m'emmerdent.
Les gens qui sont tellement égoïstes qu'ils se contrefoutent de ce qu'ils peuvent générer de saloperies dans la vie des autres m'emmerdent.
Les gens qui ont besoin, pour se sentir bien dans leur peau, de foutre en l'air ce qui les entoure m'emmerdent.

Quand je dis à une demoiselle fortement éméchée et portant un panneau clignotant sur le front avec écrit "Ouverte à toutes heures", qu'un garçon qu'elle convoite est "ultra-maqué" ce n'est pas une façon de lui dire "Tu ne pourras pas l'avoir". Mon référentiel à moi n'est pas le challenge. Quand on est jolie, qu'on a un minimum de formes, qu'on sait s'habiller et surtout qu'on a aucun amour propre, il y a rarement un challenge dans le fait "d'avoir" un garçon. Surtout si celui ci a 3 grammes dans le sang.
Non, ce que je voulais dire c'est "S'il te plaît, t'as largement de quoi t'amuser ailleurs, évite de foutre le bordel juste parce que ca t'amuse."
Evidemment, y a des gens à qui ces choses là échappent.
Comme le fait qu'on puisse les embrasser juste pour le plaisir et pas pour émoustiller une quelconque target.
Cependant j'ai compris la leçon, promis je ne te toucherai plus.
Je n'ai pas besoin de faire valoir, encore moins d'un faire valoir suintant la banalité crasse tueuse de Changeling, et encore moins aux yeux d'un garçon avec qui je crois partager un petit peu plus qu'une histoire de cul à la con.
Mais ca aussi ca doit t'échapper.


:. Just drop your thoughts .:

 
03:45 - Tant qu'on est au pays des Nerds



Les marketeux sont définitivement toujours à la pointe de la technologie.
Z'auraient au moins pu faire une pub en videotext :]

:. Just drop your thoughts .:

 
03:35 - Il suffit d'un rien pour satisfaire les geeks

Non je ne m'étalerai pas en commentaires, critiques et autres platitudes au sujet de Matrix, Reloaded, que je suis allée voir cet après midi.
On aime, on aime pas, moi j'ai plutôt aimé mais là n'est pas le propos.

J'ai tiré une satisfaction toute bête à enfin voir un film "grand public" avec un chouïa de réalisme informatique.
Juste un chouïa évidemment mais c'est déja ca.

Comment savoir combien de nerds contient une salle de 680 places (le Grand Ecran Italie, en l'occurence) ?
Suffit de compter les gens qui réagissent lorsqu'apparaît à l'écran un xterm sur lequel s'inscrivent les mots magiques. nmap. ssh. root.
On est loin de la 3d grandiloquante du mythique "Hackers" (dont la réplique la plus mémorable reste tout de même celle d'Angelina Jolie s'adressant à un hacker blondinet et lui disant "J'espère que tu baises pas comme tu tappes au clavier.").

Kalou, à coté de moi, a rigolé.
On s'est regardé d'un air complice.
Il suffit de si peu pour titiller notre sentiment d'appartenance à la grande famille des geeks indécrottables.

Vous vous demandez de quoi je parle ?
La preuve en images :


:. Just drop your thoughts .:

:. 18.5.03 .:

 
05:26 - Just Insert Any Title Here

De retour d'une de ces soirées qui glissent, après avoir justemment passé une après midi fort peu glissante, sauf en termes de pluie.
Le Shywawa, des gens, des faux, des vrais, du net ou pas.
Beaucoup de langues qui se glissent dans beaucoup de bouches.
Les bas de Maia crissent sous mes doigts.
Je dévore la peau de sa nuque, savourant les frissons que je lui procure.
Et pourtant, rien.
Je me sens détachée, ailleurs.
La plupart des gens sont saouls, ou veulent faire croire qu ils le sont, pour que ca soit plus facile à ne pas assumer.
Je suis d'une lucidité effrayante.
Impression de flotter au dessus de tout ca, ces corps affamés, ces humains qui dévorent la chaleur, vortex entremêlés.
Des vagues successives me traversent. Pêche monstrueuse puis tristesse coup de couteau.
Je cherche je ne sais quoi dans les yeux des autres, qui ne comprennent rien, qu'attendre d'autre ?
Ce fameux sourire scotché sur mes lèvres.
Mes mains qui glissent sur les fesses de Maia, douées d'une volonté propre.
J'observe tout ca, et je m en fous.
Je suis là mais ailleurs.
La Magie me vient tout simplement mais pour une fois elle ne m'electrise pas.

Et l'Elfe d'embrasser une quelconque blondasse au QI inférieur à ma pointure.

J'aurais voulu une simple nuit contre un corps chaud et pas trop inamical.
L'appart' vide me colle encore une patate en pleine tête.

A quoi bon ?

:. Just drop your thoughts .:

:. 17.5.03 .:

 
13:01 - Une après-midi au pays des Bisounours

A n'en pas douter, ce fut une journée amusante. Au moins pour moi.
On était jeudi et j'avais rendez vous avec le grand blond rencontré le week end dernier (voir mon post de lundi 12).
Au programme, déjeuner en tête à tête et puis immersion dans la foule des X venus défiler pour faire la promotion de leur gala, le Point Gamma.
Mon premier motif d'amusement fut de débarquer à notre point de rendez vous et de l'y trouver en compagnie d'une fille. Plutôt jolie au demeurant. Elle me regardait bizarrement. Comme ca, au premier coup d'oeil je me suis dit que si elle avait eu des crocs, elle les aurait sortis.
Présentations plutôt concises et on part déjeuner .. tous les trois.
J'ai une pêche d'enfer, je suis de super bonne humeur, je sens venir la situation délicieusement gênante (pour eux, parce que moi, faut bien le dire, je trouve ca plutôt drole).
Je ne sais plus trop de quoi on a parlé à table. Je me souviens juste de leur empressement à combler très très vite les silences qui s'installaient parfois. Et de celui de la demoiselle à montrer par quelques gestes (sûrement inconscients au demeurant) que le garçon, là, c'était son territoire. Limite elle se serait levée pour faire pipi autour.
Forcément, ca a titillé mon coté joueuse. Au lieu de m'écraser sagement je ne peux pas m'empêcher de faire quelques étincelles histoire qu'elle ne s'inquiète pas pour rien. A la fin du repas elle a clairement compris que je suis une menace pour elle.
Elle doit retourner en cours, elle nous laisse tous les deux, à regret.
Moi, tout sourire, je demande au garçon qui elle est. Il s'embourbe délicieusement à force de vouloir être évasif, ca lui donne un côté charmant.

L'après midi en elle même fut pour moi une sorte de plongeon dans mon passé étudiant. Le défilé avait carrément de la gueule, plein de chars, de musique, de gens qui dansent, qui jonglent, qui hurlent, qui picolent la bière coulant à flots depuis l'arrière d'un camion. Il faisait beau, les parisiens et les touristes nous regardaient défiler avec un air ébahi, eux qui, depuis deux jours, ne voyaient passer que des cortèges de fonctionnaires rageurs et revendicatifs. Et puis bon, ca fait toujours bizarre de voir des polytechniciens en string et noeud pap' agiter leurs fesses en rythme sur un air de "Sex Bomb" tonitruant. La seule note discordante provenait de la voix de la chanteuse du groupe live, qui massacrait allègrement tout plein de classiques, depuis "La Fille du Coupeur de Joints" jusqu'à "Talking 'bout the Revolution" en passant par "Karma Police". Le pire fut surement "Should I Stay or Should I Go", dont elle ne connaissait même pas les paroles. A chaque fois qu'on passait à coté du camion depuis lequelle elle chantait, une envie subite de mettre fin à ses souffrances me prenait à la gorge.

16h30. On est sur le boulevard Saint Germain et la demoiselle rencontrée au déjeuner refait son apparition. Elle sèche ses cours pour venir surveiller son morceau de bifteck. Je m'étonne qu'elle ne soit pas passée acheter une laisse avant de nous rejoindre. Au bout d'un moment on quitte le cortège et on se retrouve à nouveau tous les trois dans un petit café pas loin du Panthéon. Je m'amuse encore comme une folle. Ses yeux me lancent des fléchettes lorsque, un peu crevée par toute cette marche et le manque de sommeil, je m'appuie nonchalamment contre le joli garçon. J'ai failli avoir pitié de lui, qui avait l'air de ne plus savoir où se mettre. J'ai juste failli. Oui, je sais, je suis une abominable chieuse :]
On fini par quitter le café, moi pour retrouver Psychotruc au Shywawa, elle pour rentrer chez elle, lui pour rejoindre les X qu'on avait abandonné.
J'apprends le lendemain que la demoiselle a déclaré à ce moment là "J'adore Fleur. C'est vraiment une fille adorable."

Définitivement, les femmes sont formidables.

:. Just drop your thoughts .:

 
02:03 - Amertume Improbable

Cette impression irritante d'être devenue un pis-aller des soirées sans fille.

:. Just drop your thoughts .:

:. 14.5.03 .:

 
19:14 - Des soirées qui se suivent et ne se ressemblent pas ..

Lundi.
Il y avait ce grand garçon qui a définitivement tendance à ne laisser tomber (un peu) son masque que lorsqu'il est ethylisé.
Je ne peux pas dire que ca me dérange, surtout que c'est moi qui en ai profité, plutôt qu'une autre, une blondasse vieux coup version je t'attrape dans les chiottes du Shywawa.
Il avait comme souvent les mains brulantes mais aussi des gestes inhabituellement doux et la tendresse de son regard me rendait tout à fait cinglée.
Les miroirs gravés de belles lettres du Shywawa furent témoins de notre faim, aussi surement qu'ils le seront de notre fin.
Il m'a fait me sentir belle, il m'a fait me sentir désirable, il m'a fait crépiter d'étincelles, de la pointe des cheveux jusqu'au bout des orteils.
Tendus comme des arcs, nous étions, alors que nos bouches ne cessaient de se trouver, que je me repaissais de sa salive, de son odeur, que mes mains se perdaient sur son corps et parfois dans la masse de ses boucles brunes, sur lesquelles elles se crispaient sporadiquement.
Publiquement indécents, il n'y a pas d'autre façon de le dire.
Je me suis même payé le luxe de le laisser partir seul et de rentrer sagement chez moi, l'envie au ventre mais l'amour propre ragaillardi.
Back in da game.

Mardi.
Rue de la Michodière, un théatre du même nom.
A mes côtés, 3 acolytes Shywawiens, Franck, barman de son état, Big Ben, et la douce Claire.
Sur scène, aux côtés d'une Jeane Manson à la classe époustouflante et d'un Guy Montagné goguenard et toujours drôle, un garçon incroyablement beau, travesti en une femme incroyablement bonne.
Quand je pense que j'ai vu ce petit là, torse nu avec des gants mappa bleus, entrain de faire le ménage dans le Shywawa, je suis prise d'une soudaine nostalgie.
Ca ne dure pas, tout simplement parce que je suis morte de rire. 2h et des patates d'éclats de rire, de rebondissements grandiloquents et improbables, de Magie théatrale, le tout emballé dans un final Broadwesque, bref, rien que du bonheur.
Ca s'appelle Un Homme Parfait, c'est au théatre de la Michaudière jusqu'à mi juin, et il faut y aller, non seulement parce que c'est drôle mais aussi parce qu'Emeric Marchand joue dedans, qu'il fait partie de la Shywawa Family et qu'il est bourré de talent.
Après la pièce, diner, dans un resto japonais chic et cher mais très bon, en compagnie de notre star, de sa femme et de Guy Montagné.
Rires, encore. Plaisir de découvrir un homme sans chichis, bon vivant, plein d'humour, attachant. Et de l'entendre déclarer qu'il aimerait revenir à l'age préhistorique, on se battrait pour les femmes et la bouffe, et tout serait plus simple. A noter qu'il aime avoir "un col de fourrure pour son boa". Comprenne qui pourra :]
Après, encore, on regagne nos pénates, à savoir un bar du côté de Saint Michel. C'est la semaine, tout est calme, on se pose, on boit quelques verres en devisant sur la vie, l'amour, l'univers et le reste. Occasion pour moi de discuter plus longuement avec Claire, et comme à chaque fois, je suis séduite par sa conversation, son intelligence, sa finesse et sa curiosité des autres. C'est une fille que j'aimerais pouvoir appeler mon amie, et croyez moi il y en a peu.
Je finis par rentrer chez moi, le sourire aux lèvres, consciente d'avoir passé une de ces soirées qui font des souvenirs.

Oui, définitivement, ca va mieux.

:. Just drop your thoughts .:

:. 12.5.03 .:

 
17:04 - Le retour des Magic Missiles

J'avais oublié qu'il est des circonstances ou la Magie me revient toujours, sans même y penser, sans même la chercher.
Le baromètre de mon humeur était toujours coincé sur "Morose" en ce samedi matin.
Partie gravement à la bourre pour me rendre à Polytechnique où se déroulaient les 7emes Rencontres Rolistes de l'X, convention chère à mon coeur, mon moral a commencé à remonter en flèche une fois la bas.
Des joueurs agréables, dont certains qui jouaient à ma table pour la deuxième année consécutive (preuve, s'il m'en fallait encore, que je ne suis pas une MJ trop médiocre), la présence de Big Ben qui avait fait tout le chemin et s'était même tappé la mythique montée des marches (une très ancienne torture palaisienne), l'équipe de Faerix (les organisateurs de la conv') toujours aussi sympathique, le sourire de PJ, les discussions sans fin de Moukate, le café dégueu et les sandwichs salvateurs, bref, la conv de l'X, la seule, la vraie, l'unique.
15h de masterisation plus tard, épuisée mais comblée, je m'écroule dans un fauteuil, papote avec le staff, y découvre un joli garçon version grand blond aux yeux clairs, pas trop niais, plutôt marrant, avec un bout de conversation. Bon forcément, vu que je perds mon cerveau par les oreilles, je ne dois pas moi même être extremement passionante mais il a pas l'air de m'en vouloir et ca m'aide à recoller les morceaux de ma baguette. Alors que je projète de me rouler en boule pour faire une sieste salvatrice de quelques heures, il arrive même à me sortir de mon fauteuil pour une partie endiablée (ou pas) de "Service Compris", un petit jeu rigolo ou on doit éviter d'être mangé par un géant à l'estomac sans fond.
J'ai tout de même réussi à voler quelques dizaines de minutes de sommeil, puis café, plongeage de tête dans lavabo plein d'eau froide, repapotage, café, larvage, café, concours de distribution de vivres aux quelques parties encore en cours, rigolage, café, larvage. Après avoir promis de passer sur le serveur irc de l'X et avoir récupéré Big Ben, je dis au revoir et retrouve mon Kalou, ivre de soleil, qui est passé me chercher en voiture.
On va boire un verre à la terasse presqu'ensoleillée d'un charmant petit salon de thé de Gif, puis on rentre et je m'écroule, complètement lessivée mais le sourire aux lèvres et franchement, c'est fou ce que ca fait du bien.



:. Just drop your thoughts .:

 
12:04 - Premier Né

Je dois avouer que j'avais complètement oublié l'existence de ce truc.
Il y a à peu près 6 mois je m'étais inscrite sur BlogTree parce que ca avait l'air marrant cette idée d'essayer de former un arbre généalogique des blogs.
J'y avais indiqué ma maman blog et puis je l'avais laissé dans un coin de mes bookmarks et ca m'était sorti de la tête.
Oui mais voilà, il semblerait que j'ai fait des petits. Enfin, un au moins.
Je vous présente donc mon premier né, c'est un garçon, il s'appelle Caribou et je pense qu'on en fera un musicien.
Musicien, c'est bien, j'espère que le prochain fera neurochirurgien ou avocat, histoire d'assurer mes vieux jours.

:. Just drop your thoughts .:

 
00:06 - Absolut Fanart

Ce coup ci c'est Jerem qui s'y est collé.
Pas de doute, il connait bien mes vices cachés (ou non).
Merci à lui :]


:. Just drop your thoughts .:

:. 8.5.03 .:

 
06:07 - Vases Communicants

Plus les jours passent, plus je m'embourbe dans ce mal-être que j'exècre, plus le bonheur de ceux qui m'entourent m'étouffe, m'opresse, me donne envie d'hurler.
Et je m'en veux évidemment.
Je m'en veux de ne pas être heureuse pour eux, de ne pas arriver à le partager avec eux, de ne pas m'en nourrir, car il n'est meilleur source de Magie que le bonheur.
Enfin si, heureuse pour eux, je le suis. Mais pas suffisament pour ne pas avoir envie de fuir à chaque fois qu'ils m'en parlent.
Et ils m'en parlent souvent.
Normal, pour des gens heureux.
Comment leur expliquer que leurs sourires extatiques, que leurs airs béats, que leur bonne humeur ne fait que me montrer plus à quel point ma vie part à vau-l'eau, ne fait que résonner un peu plus les échos de l'énorme vide qui m'habite.
Je déteste cette phase, je déteste aller mal, je déteste devoir mentir et sourire, socialiser alors que j'ai envie d'effacer d'un coup de poing rageur tous ces beaux sourires qui m'environnent.
Je déteste écrire ces mots ici, en faire un plus que banal prozac blog, alors que c'est tout, tout sauf moi, tout sauf ce que je suis, ce que j'aime.

Cependant j'ai beau agiter frénétiquement mes doigts, pas une seule étincelle ne vient crépiter à leur extrémité.
Mais qu'est ce que j'ai bien pu foutre de ma baguette, bordel de merde ???????????


:. Just drop your thoughts .:

 
05:56 - La Chanson du Retour

I've been long, a long way from here
Put on a poncho, played for mosquitos,
And drank til I was thirsty again
We went searching through thrift store jungles
Found Geronimo's rifle, Marilyn's shampoo
And Benny Goodman's corset and pen

Well, o.k. I made this up
I promised you I'd never give up

If it makes you happy
It can't be that bad
If it makes you happy
Then why the hell are you so sad ?

You get down, real low down
You listen to Coltrane, derail your own train
Well who hasn't been there before?
I come round, around the hard way
Bring you comics in bed, scrape the mold off the bread
And serve you french toast again

Well, o.k. I still get stoned
I'm not the kind of girl you'd take home

If it makes you happy
It can't be that bad
If it makes you happy
Then why the hell are you so sad ?

We've been far, far away from here
Put on a poncho, played for mosquitos
And everywhere in between
Well, o.k. we get along
So what if right now everything's wrong?

If it makes you happy
It can't be that bad
If it makes you happy
Then why the hell are you so sad ?

Sheryl Crow - If it makes you happy


:. Just drop your thoughts .:

:. 7.5.03 .:

 
15:58 - Blagachier Roliste du Jour

Comment sait on qu'un Brujah est caché dans une poubelle ?


Parce qu'il a deversé tout le contenu a coté avant de s'y mettre.



Mwais, bon, c'est sur, la comme ca c'est pas excessivement drôle.
Mais sur le moment on etait tous morts de rire, sisi jvous jure.
Bon, faut dire, il etait 4h du matin.

:. Just drop your thoughts .:

:. 5.5.03 .:

 
15:24 - The Sound of Battle

Il n'y a pas de partie de Jeux de Rôle mémorable sans musique adéquate. Parce que le JdR est bien plus qu'une série de lancers de dés, parce que sans ambiance associée à l'univers le RolePlay a souvent un arrière goût de platitude, la musique a une place primordiale dans ce qui constitue, pour moi, la "mise en place" d'un JdR.
A chaque jeu sa musique, à chaque situation sa chanson.
J'écris toujours mes scénarios avec à l'esprit la musique que je passerai pour telle ou telle scène.
De retour d'une partie d'ADD (Advanced Dungeons & Dragons pour ceux qui suivent pas ;p), c'est de ce jeu dont j'ai envie de vous parler. Et de cette musique qui, cette nuit, a enflammé nos coeurs et notre imagination.

Imaginez.
5 compagnons.
Un Seigneur Elfe au charisme envoûtant, une épée enflammée à la main.
Un Homme-Dragon aux cheveux et aux yeux d'amethyste, les ailes déployées et dont la lame dentelée luit d'un éclat glacial.
Une fière archère à la peau sombre et aux yeux flamboyants, gainée dans une cotte de maille si fine qu'elle n'a pu être forgée que par les plus talentueux des artisans elfiques de l'Empire.
Un petit homme aux membres déliés, à la démarche féline et aux gestes souples. Dans sa main droite une dague plus acérée que le plus fin des poignards, à la pointe de laquelle perlent quelques gouttes d'un liquide noir. Dans la gauche un cimeterre légendaire.
Et enfin une femme immense, dont la magnifique armure de plaques est frappée des symboles du Divin Anam, Seigneur de la Création. Sa gigantesque épée sacrée est baignée d'une douce lumière dorée alors qu'elle invoque le Nom du Créateur.

Face à eux, tout ce que les profondeurs ténébreuses du monde ont pu cracher à la surface. Orques noirs, drows, monstre noir de plus de trois mètres de haut, aux crocs énormes et aux lames acérées. Derrière cette assemblée, sur une table de torture conçue par l'imagination la plus perverse et la plus maléfique qui soit, le corps mutilé d'une femme gît. Elle fut magnifique, elle fut la plus fidèle des compagnes.

L'heure de la Vengeance avait sonné.

Musique.
Rhapsody - Emerald Sword
"Crossed the valleys the dust of midlands
to search for the third key to open the gates
Now I'm near the altar the secret inside
as legend told my beloved sun light the dragons eyes
On the way to the glory I'll honour my sword
to serve right ideals and justice for all

Finally happened the sun lit their eyes
the spell was creating strange games of light
Thanks to hidden mirrors I found my lost way
over the stones I reached the place it was a secret cave
In a long bloody battle that prophecies told
the light will prevail hence wisdom is gold

For the king for the land for the mountains
For the green valleys where dragons fly
For the glory the power to win the black lord
I will search for the emerald sword

Only a warrior with a clear heart
could have the honour to be kissed by the sun
Yes, I'm that warrior I followed my way
led by the force of cosmic soul I can reach the sword
On the way to the glory I'll honour my sword
to serve right ideals and justice for all

For the king for the land for the mountains
For the green valleys where dragons fly
For the glory the power to win the black lord
I will search for the emerald sword"



:. Just drop your thoughts .:

:. 3.5.03 .:

 
13:01 - Si ma mère savait ca ...

Volé chez Bingirl

marquis
You are the Marquis De Sade. Even stripped of
exaggerations, Your real life was as dramatic
and as tragic as a cautionary tale. Born to an
ancient and noble house, you were married
(against your wishes) to a middle-class heiress
for money, caused scandals with prostitutes and
with your sister-in-law, thus enraging your
mother-in-law, who had you imprisoned under a
lettre de cachet for 14 years until the
Revolution freed you. Amphibian, protean,
charming, you became a Revolutionary,
miraculously escaping the guillotine during the
Terror, only to be arrested later for
publishing your erotic novels. You spent your
final 12 years in the insane asylum at
Charenton, where you caused another scandal by
directing plays using inmates and professional
actors. You died there in 1814, virtually in
the arms of your teenage mistress.
You are a revolutionary deviant. I applaud you.


Which Imfamous criminal are you?



:. Just drop your thoughts .:

:. 1.5.03 .:

 
07:54 - Oh mais non rien de grave, y'a nos hématomes crochus qui nous sauvent

Mon envie de rester roulée en boule à maudire la terre entière tout en vidant toutes les larmes de mon corps sur les genoux de Kalou fut contrariée par un débarquement soudain de gens dans mon appartement.
30 minutes plus tard j'étais habillée et bien décidée à noyer le tout dans tout l'alcool du Shywawa.
Vous savez quoi ? Ben c'est pas facile de rester seule à boire et à pleurer dans un bar plein de potes.
Ca devait être mon coté "fragile et vulnérable", on ne m'a jamais offert autant de verres que ce soir.
Et pourtant, ironie du sort, pas moyen d'être saoule. Même pas un peu. J'y ai pourtant mis des tonnes de bonne volonté (et de Vodka-truc).
Par contre pour les larmes pas de soucis. J'ai vidé mon stock pour au moins deux mois.
Surtout que dès que je me sentais reprendre le dessus et arriver à me controler, fallait que quelqu'un vienne me prendre dans ses bras en me faisant de grands serments d'amitié eternelle.
Forcément, ça ratait pas, je me transformais en fontaine de Proust (la madeleine mais encore plus éplorée), ca jaillissait tout seul de mes yeux, une vraie horreur.
A cela s'ajoutait que mon appel au secours dérisoire de l'elfe était resté sans réponse, comme s'il pouvait en avoir quelque chose à foutre qu'un de ses enièmes coups du moment puisse avoir besoin d'aide.
Heureusement il y avait periodiquement un chaton perché sur mon épaule, ce qui me valait l'attention d'au moins la moitié des filles du bar, ce qui, dans l'état où je me trouvais, était non négligeable.
J'ai fini, pleine de Vodka et autres liqueurs, assise en tailleur devant Notre Dame, à philosopher sur la Vie, l'Univers et le Reste, mais surtout sur les mecs, avec la si douce Claire, le tout après avoir mis ma langue dans un serveur beau gosse version surfeur à qui j'expliquais une heure plus tôt que non, je n'étais pas une fille facile.

Je me lève dans 2h30 pour passer la journée au golf en compagnie de mes parents, et, vous savez quoi ? Je me sens même pas coupable.


:. Just drop your thoughts .:

 
07:40 - Memories fading away

We move like cagey tigers
We couldn't get closer than this
The way we walk
The way we talk
The way we stalk
The way we kiss

We slip through the streets
While everyone sleeps
Getting bigger and sleeker
And wider and brighter
We bite and scratch and scream all night
Let's go and
Throw all the songs we know

Into the sea
You and me
All these years and no one heard
I'll show you in spring
It's a treacherous thing
We missed you hissed the lovecats

We're so wonderfully wonderfully wonderfully
Wonderfully pretty
Oh you know that I'd do anything for you
We should have each other to tea huh?
We should have each other with cream

Then curl up by the fire
And sleep for awhile
It's the grooviest thing
It's the perfect dream

Hand in hand
Is the only way to land
And always the right way round
Not broken in pieces
Like hated little meeces
How could we miss
Someone as dumb as this

I love you... let's go
Oh... solid gone...
How could we miss someone as dumb
As this?

Cure - Lovecats

:. Just drop your thoughts .:

 

 
:.linked.:

Duplex
Monsters Under the Bed
Chroniques Martiennes
Bengrrr
Zerotom
Chips et Cosmophysique
Le Petit Blog Illustré
Noir sur Blanc

:.fanarts.:


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Wakita - 25.09.2004



Day After - 17.09.2004



K2r - 09.09.2004



Kadayin - 03.09.2004



Florence - 05.08.2004



Kalatch - 02.08.2004



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Prométhée - 17.07.2004



Psycho Boy - 16.07.2004



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Insane - 06.04.2004



Julian - 05.04.2004



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Abracadabarbapapa - 27.02.2004



Karlova - 25.02.2004



X5 - 20.02.2004



X5 - 19.02.2004



X5 - 15.02.2004



Antoine - 20.12.2003



Athanaellaa - 15.11.2003


Fotdoo - 14.11.2003


Marie-Véronique - 14.11.2003


Eskoh - 12.11.2003


Patrol - 11.11.2003


Josao - 04.11.2003


Awam - 29.10.2003


GiL - 09.09.2003


Dark Mushroom - 22.08.2003


Ataegina - 21.08.2003


Mandarine - ?.07.2003


Arlequin - 16.07.2003


Gwadaman - 15.07.2003


Liam - 12.06.2003


anonyme - 23.05.2003


dek - 21.05.2003


Cedrick - 12.05.2003


Bengrrr - 25.04.2003


Jerem - 06.05.2003


Anissa - 25.04.2003


Kobal2 - 25.04.2003


UgoCentriK - 22.04.2003


Utena - 20.02.2003


zarf - 30.12.2002


con2mime - 16.11.2002


PJ - 13.11.2002


Josao - 10.11.2002