:.me.:
/facts
Prénom : Fleur
Age : 26 ans
Anniv : 20.02
(wishlist)
Taille : 1m63/1m70
(avec les
chaussures)
Poids : mmpppfff
Géo : Paris
Taff : Chef de
projet jeux
/tronche

remote
- bestof
- archives
/nicknames
Flaoua Estrella
Eyhidiaze Angel
Dust
Malkie La
Fée
/numbers
7 piercings
3 tatouages
2 bagues armures
2 paires de
New Rocks
1 bonne tonne
de fringues noires
1 millier
de taches de rousseur
1 mètre
de cheveux
1 chat noir
appelé Cisco
/this
blog
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30.4.03
.: 20:16 - J'ai perdu ton joli goût ma chère, cette nuit sous les étoiles
Regarder l'écran. Toutes ces petites lignes noires préfixées de noms façades. Relire encore et toujours la même phrase. Ne pas y croire. Refuser d'y croire. Et puis se souvenir que c'est dans l'ordre des choses, qu'il fallait bien que ca arrive un jour. Que même quand moi je reste là à stagner, perdue dans mes souvenirs, les autres continuent à avancer, à construire, à faire leur vie. Vouloir hurler, vouloir briser quelque chose, vouloir frapper, détruire, blesser. Rester là. Les yeux ecarquillés, tellement mal que les larmes ne veulent même pas couler. Contempler cette toute petite phrase, ces quelques mots qui désignent mon illusion brisée. C'était tout ce que j'avais. Une illusion. Minuscule. Un petit reste de rien. Le souvenir palit de quelques mois de bonheur volés au nez et à la barbe de la Vie. Même ca il faut que ca crève, que ca soit sale, que ca devienne dérisoirement mensonger.
Je ne crois malheureusement pas qu'on puisse mourir d'amour, sinon je me roulerais en boule et j'attendrais que ca vienne, juste pour que la douleur s'en aille.
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19:32 - Et en route pour la joie
Deux soirées, deux nuits, le même bar, des gens en commun, même musique, mêmes alcools. Deux soirées similaires et si différentes, avec des images qui se mélangent et moi qui ne sait plus trop quel souvenir appartient à quoi. Indéniablement, les glaçons furent présents les deux soirs. Le premier cependant je les partageais avec la si jolie Elise, à la bouche fraiche, à la langue pointue un peu mentolée, qui s'aventure loin entre mes lèvres pour y déposer son précieux fardeau. Le deuxième, c'était un peu avec tout le monde, joyeux communautarisme un peu bordélique, le communisme du fond de verre. La première beuverie se déroulait en terrain connu, conquis devrais-je dire. Vieux potes, vieilles blagues, vieux private jokes, vieux automatismes, vieilles amitiés qui durent, malgré le reste. La deuxième était plus incertaine puisque je trainais sur mon territoire une bande de presques inconnus, avec tout de même quelques repaires, quelques valeurs sures, Frouny, Loic, Dek, Josao et bien évidemment mon alter égo, mon Kalou porte bonheur. Savoir quelle attitude adopter était plus compliqué. La veille, anniversaire de Psychotruc oblige, je m'étais déguisée en presque fille, version cravatée, vous, vous êtes une femme Barbara Goudou. Histoire d'être à l'aise, j'ai plutôt opté la seconde fois pour une armure de Flaoua, grosses pompes, gros futal, tee shirt à message et roule ma poule.
Comme ça, sans trop y réfléchir, j'ai l'impression que l'alchimie a fonctionné. Qu'il y avait ce qu'il faut d'étincelles, pas le grand feu d'artifice des soirées fastes mais tout de même. Je crois qu'il y a eu quelques mots vrais, beaucoup de rires, une ou deux Rencontres, de la philosophie de comptoir, du refaisage de monde de 4h du mat', des petits drames, beaucoup d'alcool. Je prenais mon pied à parfois rester en dehors de tout ça, à observer juste, me gaver de ce qu'il y avait à prendre, écouter distraitement les conversations en fredonnant la musique-cadeau de Nono et en laissant errer mes mains sur mon voisin de gauche, tout gainé de noir et avide de tendresse.
Oui, je crois que c'était pas mal.
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29.4.03
.: 18:07 - Quote of the Day
(un reporter sur France 5) "Devenir le roi des asticots, c'est tentant."
Pwarf.
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28.4.03
.: 13:55 - Le Facétieux Destin
Dimanche, 12h. Je trainais devant la bécane, boxer et vieux tee shirt, réveil difficile, grognements irciens et première clope. Le chat, roulé en boule sur mon bureau se lève soudain et part comme une flèche en direction de l'entrée. Tiens, Kalou qui rentre de son escapade aux pays des filles. Cheveux en l'air, barbe de 3 jours, sourire flottant sur les lèvres. Pas niais le sourire, mais satisfait tout de même. On papote trois minutes et je lache la phrase fatidique. "J'ai faim". Etonnament énergique pour un dimanche, il me propose d'aller bruncher au soleil. Enfin, si celui ci accepte de se montrer. Rush salle de bain, débarbouillage. Attraper le premier futal qui traine, m'habiller, fourrer mes cheveux emmélés dans un elastique quelconque, et hop, on est partis en quête du Brunch Idéal. Après diverses tergiversations, nous voilà à la terrasse du Plein Soleil, métro Parmentier. Comme on déconne pas niveau Magie, à la minute ou Kalou a garé la voiture, la pluie a cessé et le soleil s'est mis à briller. Sort mineur mais efficace. On se goinfre d'oeufs au bacon ou au saumon, de petites patates parfaites, de pancakes au sirop d'érable divinement bon, de thé, de café, de jus d'orange fraichement pressé. Mon régime en prend un vilain coup mais je m'en contrefous comme de ma première bavette à smoks. On est bien, on se prélasse, on parle peu parce qu'on en a pas besoin, la serveuse est indéniablement jolie, elle a un petit ventre brun tout mignon avec des creux qui donnent envie d'y mettre la langue. On est heureux comme des Kalou au soleil. Déja 17h. On abandonne Thil et Glab qui se sont joint à nous et on part faire un flipper rue Oberkampf. L'idée a jailli je ne sais trop d'où mais une fois qu'elle était là, impossible de s'en débarasser. Nous voici face à un vieil ennemi. Plein de rampes vicieuses, de trolls embusqués, de boucles mortelles. Et surtout muni d'un chateau meurtrier. Médieval Madness qu'il s'appelle notre vieux pote. Les premières parties sont hésitantes. Longtemps qu'on a pas joué du flip. Et puis Kalou prend feu. Il claque le flipper d'un air dégagé et inscrit son nom au tableau des scores dans la foulée. Moi je sors ma plus belle collection de fourchettes artistiques retournées mais ca ne suffit pas. Je me prends une raclée monumentale.
C'est là qu'une lutine aux joues constellées de soleil apparaît dans mon champ de vision. Suivie de près du Magicien en personne. Une boule se forme dans mon ventre. On se dit bonjour, on s'extasie sur les hasards de la vie, on prend des nouvelles des uns et des autres. On fait comme si. Comme si tout était normal, comme si il n'y avait pas eu d'abandon, pas eu d'affection quémandée, pas eu de longs mois sans nouvelles. Mes yeux sont tellement écarquillés que je dois avoir l'air d'une chouette. Je n'arrive pas à quitter le Magicien des yeux. Je voudrais lui dire combien il m'a manqué, combien c'est bon de le voir, même 2 minutes au coin du flipper, combien je lui en veux aussi, de s'être faufilé hors de ma vie en catimini, par lacheté, par manque de courage. Combien au final je m'en fous, que je l'aime quand même, que je voudrais retrouver nos conversations embullées de la Petite Perigourdine, nos rêves partagés, nos univers ébauchés, notre complicité Magique. Je bredouille un truc au sujet de la vie au Maroc. La lutine nous explique qu'ils sont à Paris pour s'occuper de l'organisation du mariage. Oui, ils se marient, dans un peu plus d'un mois. La boule fait maintenant la taille d'un balon de foot. Ils sont pressés, ils sont en retard. On se dit au revoir. Ils sont partis. Je ne sais pas trop si j'ai envie de pleurer ou de vomir. Kalou décide de n'avoir l'air de rien et se remet au flip. Il a raison. Je me venge sur cette foutue bille qui s'obstine à ne pas vouloir détruire ce putain de chateau. Je tilte le flipper d'un coup de New Rock rageur.
Plus tard, après avoir retrouvé Loïc au Shywawa, après avoir picolé un peu, après avoir parlé beaucoup, après avoir vu l'elfe s'inquiéter de ma petite mine, après avoir fumé une chicha à la pomme, la boule a rétréci. Elle n'est pas partie. Elle s'est juste faite plus discrète.
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03:12 - Suffisait de demander
Effectivement, suffisait de. Il semblerait que mon message (vachement) subliminal d'il y a 4 posts ne soit pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Ni même d'une bande de sourd, puisque ce n'est pas un mais trois (oui, 3 !!) fanarts que j ai reçu le lendemain. Dans l'ordre, celui de Kobal2, celui d'Anissa et celui de Bengrrr. Ce dernier mérite une mention toute spéciale. Non que ceux des deux autres ne m'aillent pas droit au coeur. Mais cela faisait tellement longtemps que je voulais un dessin de Bengrrr, un rien que pour moi toute seule. Je l'ai longtemps réclamé et c'est au moment où je m'y attendais le moins qu'il arrive. Et il est magnifique, et vraiment rien que pour moi, avec un souci du détail qui m'a collé le sourire jusqu'aux oreilles.
Merci à vous trois, donc :)
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26.4.03
.: 06:47 - But what's puzzling you is the nature of my game
Cliqueticlic. Les clés qui tournent dans la serrure. La porte qui s'entrouvre juste assez pour que Cisco pointe son nez. Toujours les mêmes gestes. Repousser le chat affamé, poser les clés sur la table de l'entrée, la veste sur le fauteuil du salon, le sac n'importe où après y avoir prélevé les indispensables clopes. Comme un coup de massue +12, la vacuité de l'appart' s'abbat sur moi. Il n'y a pas eu de safari parisien à la recherche de l'endroit où est garée la voiture. Il n'y a pas eu de conversation "debriefing" sur fond de ouï fm nocturne. Il n'y a pas eu de course dans l'escalier pour savoir qui ferait pipi en premier. Kalou entretient sa vie sexuelle et il fait bien. L'un de nous deux doit bien le faire, après tout. Je nourris le chat d'un air absent, versant plus de croquettes a coté que dans la gamelle. Tant pis.
J'exècre soudain cet appartement vide qui me jette en pleine tête ma propre solitude. Encore un peu et je dirais qu'il me nargue.
Il y avait pourtant des étincelles ce soir. Du monde, tellement de monde. Moi, war mode engaged, vêtements de fille, chaussures torture à talons beaucoup trop hauts pour ma démarche de camionneuse new rockienne, petites cornes en forme de coeur et couettes de bon aloi. Je ne sais pas trop quand c'est arrivé. Peut-être après qu'un garçon heureux m'ait avoué qu'il ne me plaçait plus sur un piédestal, que j'étais redevenue une personne. Peut-être avant, quand à force d'indifférence, l'elfe a fini par me faire croire qu'il ne jouait plus et que tout ça c'était pour de vrai. L'air distant, le ton froid, les yeux glacés. Où peut-être bien avant, depuis le temps que ca couve. Toujours est il que soudain j'ai eu froid. Malgré les bons 45 degrés qui régnaient dans le Shywawa. Dire que je crevais de froid serait plus juste. Et j'écarquillais les yeux tant que je pouvais, persuadée que j'étais que si les larmes coulaient elles se gèleraient immédiatement sur mes joues. Loïc, evidemment, déformation professionnelle oblige, a noté la soudaine transformation. De façon surprenante, Jehanne aussi, qui s'est efforcée de me réchauffer l'âme à coup de paroles bien trop vraies et de baisers saupoudrés. Ils étaient là d'une manière tellement évidente, vrais êtres au milieu de tous ces faux gens que d'un coup d'un seul j'ai oublié tout le reste. Pas pour longtemps, sinon ce serait trop facile, mais un peu tout de même. Suffisamment pour que ma température interne remonte en même temps que les coins de ma bouche. Nono se déchainait aux platines, Stéphane me frôlait suffisamment longuement pour que j'ai envie d'égarer quelques doigts sur son corps, Franck me faisait des signaux amicaux de derrière le bar, Loîc philosophait, Jehanne ondulait, bref, la Shywawa Family était là et elle m'a sauvée, une fois de plus.
5h30, sourire, dire au revoir, sourire, engueuler gentiment Enge qui a payé à ma place, sourire, marcher jusqu'au taxi en compagnie de Loïc et Jehanne, embrasser, souhaiter bonne nuit, sourire, ne pas penser à hurler, à gueuler, à eructer que non, je ne veux pas affronter l'appart' vide qui m'attend, que j'ai besoin d'un corps chaud contre moi cette nuit, de deux bras qui me serrent, de me sentir deux, peau contre peau, jambes emmêlées, corps qui s'affrontent puis qui s'acceptent. Sourire. Sourire. Sourire. Sourire. Sourire. Sourire. Sourire. Sourire. Sourire. Sourire. Sourire.
Et bizarrement, tout ce qui reste dans ma tête c'est cette phrase d'Apollinaire, gravée sur un miroir du Shywawa : "Les rois qui meurent tour à tour renaissent au coeur des poètes".
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25.4.03
.: 16:58 - Once Upon a Time in Geek World
C'était un jour en 2d comme tant d'autres.
Les gens s'entassaient les uns au dessus des autres sur la droite de mon écran. Certains d'entre eux chevauchaient des escargots. D'autres allaient à pieds, simple péons dans un monde d'ircops. Le sujet du jour n'avait rien d'original, peut-être bien une page quelconque, aussi vite oubliée que lue.
Moi je bavais sur ce site qui prône la pensée Geek et se targue de ne vendre que des objets destinés aux gens intelligents.
Il y avait cette horloge qui me faisait de l'oeil. Le truc incompréhensible pour 95% de la population, dont ma mère. La l33titude incarnée. En rouge et noir, s'il vous plait, excusez du peu. Forcément il me la fallait. A l'époque j'imaginais avec délectation l'air totalement ahuri de mon chef@aohell devant cette sublime émanation de la technologie. Rien que d'y penser, pour un peu je me serais fait pipi dessus de bonheur.
Mais bon, frais de port compris, ca faisait un peu cher de l'instrument d'humiliation.
Heureusement, dans mon monde en 2d, il y avait Enge. Enge pour Engerim. Rien à voir avec son vrai nom, donc, Thomas, prière de prononcer le "s" final puisque l'animal est allemand, avec des vrais bouts d'accent dedans. A l'époque on lui avait pas encore appris à dire "Nous afons les moyens de fous faire parler" mais on l'aimait déja. Enge est une sorte de nerd apprivoisé. Il connait mieux les machines que les êtres humains mais il aime les filles et la bonne bière, et c'est déja ca. Et puis surtout, Enge est gentil. Témoin de ma détresse devant l'inaccessible objet de mon désir, pifpafpom, en deux temps trois mouvements il l'a intégré au monde en 2d. Ca donne ça et c'est évidemment le gadget indispensable à votre WindowMaker.

Merci Enge :]
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16:41 - Errata
C'est la faute au e de enchantée. Une minuscule faute de frappe et soudain tout bascule. La valse des chromosomes. Le Y gagne une jambe et devient X, Monsieur devient Mademoiselle et paf, UgoCentriK devient une femme. Tout fout le camp. Je me retrouve enduite d'erreur poisseuse. Heureusement les Nouvelles Technologies©™(*) sont au service de la communication et le transexuel involontaire a pu m'extraire de la fosse à enduit.
Merci à UgoCentriK, donc, qui est un garçon au chocolat et pas une fille à la vanille.
(*) Je ne remercierai jamais assez Jaded pour ce fameux 0153.
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24.4.03
.: 19:33 - Cadeau de printemps
La très aimable demoiselle UgoCentriK a remarqué que ma section fanart ne bougeait plus depuis un certain temps. Effectivement on ne peut pas dire que ma collec' soit vraiment très fournie (mais non, ceci n'est pas un message ... ou .. si :] ). Du coup elle a trouvé bon d'y remédier et m'a offert une de ses créations, rien que pour moi toute seule. Merci à elle, donc.
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02:40 - Yet Another Fuckin' Phone Call
I wrote her off for the tenth time today And practiced all the things I would say But she came over I lost my nerve I took her back and made her dessert
Now I know I'm being used That's okay man cause I like the abuse I know she's playing with me That's okay cause I've got no self esteem
We make plans to go out at night I wait till 2 then I turn out the light All this rejection's got me so low If she keeps it up I just might tell her so
When she's saying that she wants only me Then I wonder why she sleeps with my friends When she's saying that I'm like a disease Then I wonder how much more I can spend Well I guess I should stick up for myself But I really think it's better this way
The more you suffer The more it shows you really care Right?
Now I'll relate this a little bit That happens more than I'd like to admit Late at night she knocks on my door Drunk again and looking to score
Now I know I should say no But that's kind of hard when she's ready to go I may be dumb But I'm not a dweeb I'm just a sucker with no self esteem
When she's saying that she wants only me Then I wonder why she sleeps with my friends When she's saying that I'm like a disease Then I wonder how much more I can spend Well I guess I should stick up for myself But I really think it's better this way
The more you suffer The more it shows you really care Offspring - Self Esteem
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23.4.03
.: 04:03 - Joli ...
... le logo de Google aujourd'hui

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22.4.03
.: 02:51 - Shywawa Nights
Ces derniers temps, chomage oblige, je me retrouve à vivre de plus en plus la nuit. Et dehors, de préférence. Quel que soit le but de mes sorties, vagabondage seule, diner à deux, papotages à trois ou picolage en meute, à un moment de la soirée je me retrouve inévitablement accoudée au comptoir du Shywawa. 7 ans maintenant que je traine mes guêtres dans ce bar. Depuis l'ouverture, en fait. Au départ, ce fut un peu un coup du hasard. On l'a découvert à notre grande époque Starplayerienne, quand nous séchions nos cours respectifs pour nous retrouver autour d'un verre et d'une partie de Jihad (plus tard renommé, pour raisons politiquement correctes, en Vampire : The Eternal Struggle). Le petit plus qui nous y a attaché au départ, je pense, c'est que la barmaid de l'époque (Patricia, la femme du patron), acceptait sans broncher de passer tous les CD qu'on lui refilait. En ce temps là le Shywawa raisonnait des accords gutturaux de métaleux qui sentent sous les bras et des guitares énervées de bons petits punks du cru. Et puis, le mercredi après midi, il y avait même Larsen, mon émission de radio, en direct live depuis les studios de Radio Libertaire. Forcément, on appréciait. C'était un peu notre antre, notre QG de campagne, on y parlait force jeux de rôle, on y faisait les jeunes cons. On a voulu partager notre trouvaille. On a fait venir des gens. Qui ont fait venir des gens. Je vous fais pas la courbe exponentielle, vous êtes assez grands.
J'aime ce bar parce que je m'y sens un peu comme chez moi.
Il y a les après midi engourdies de soleil, quand on débarque à deux ou trois pour l'ouverture. Les vitres de la devanture sont ouvertes, on se pose en terasse, on boit un apéro bien frais en discutant avec le barman qui s'ennuie. A cette heure là le Shywawa c'est le calme plat, peut-être un ou deux touristes égarés dans la salle au fond, un ou deux habitués au bar. Jo La Pinte refait le monde au comptoir. Il y a les soirées de semaine, on arrive après manger, c'est un peu plein, ou un peu vide, ca dépend des jours, des arrivages de touristes, des vacances des étudiants. Barmen et serveurs pas trop speed, on a le temps de se demander des nouvelles les uns des autres, de se raconter des bouts de vie, de faire des blagues nulles et des commentaires sur l'anatomie des filles qui entrent. Parfois on se pose derrière, pour une partie de tarot agrémentée de considérations métaphysiques diverses. Finalement, il n'y a rien de tel que de refaire le monde avec ses amis. Il y a les week ends, on arrive tard généralement, on vient d'ailleurs, on a peut-être deja un peu picolé. C'est bondé, Nono (le dj) est en pleine phase salsa et a déja récupéré 5 numéros de téléphone. Il y a toujours des gens qu'on connait, alors on va, on vient, entre les groupes, de la salle au bar, on attrappe des étincelles au hasard, on parle fort, on rit fort, on se montre, on s'expose. Ca sent la fête, le trop d'alcool, le trop d'hormones. Ca sent la Chasse.
Il y a les petits matins de fermeture. 6h du mat', le bar vide, les gens dehors, sauf nous parce qu'un des ptits gars de l'équipe nous offre un dernier verre. Allez quoi, vous allez pas partir comme ça .. Tout le monde est crevé, les yeux qui se ferment, les muscles noués, l'envie de se coucher, oui mais non, il est tellement bon ce moment là, envie de le prolonger. Quand on fini par sortir, on se retrouve dans la rue et on se regarde, l'air un peu hagards, fatigués mais heureux, repus de fête et de chaleur.
Il y a ces jours où j'ai juste envie de me poser au comptoir, les coudes sur le zinc glacé, le regard fermé, le saoulage de gueule méthodique dans la ligne de mire. Il y a eu ces fois où les larmes coulaient, pour une raison ou une autre, et Yann, ou Franck, silencieux, me tendent un mouchoir et une tequila. Pas de questions, juste une présence, discrète mais là tout de même, la possibilité d'ouvrir les vannes si c'est nécessaire, mais pas l'obligation. Comme une famille qui saurait quand se taire.
Il y a des rencontres, des instants de Magie, des regards complices, des éclats de rire, des sourires de connivence, des private jokes, des expressions du cru, de l'amitié et beaucoup d'autres choses encore.
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21.4.03
.: 03:33 - Etiquetage Warning : Explicit Lyrics
Je pense qu'il est temps de mettre les choses au point. (Ce à quoi ma mère répondrait surement qu'il est aussi temps que je me case, que je fasse une tripotée de gamins et que j'achète un pavillon en banlieue, mais, soyons raisonnables, une chose à la fois). Mettre les choses au point donc.
Oui parce que, franchement, une fois de plus, je m'interroge (vous noterez que ca m'arrive souvent en ce moment, ca doit être le printemps). Je m'interroge sur ce besoin irrepressible qu'ont les gens de coller une étiquette sur le front des autres. Et surtout, une fois qu'ils l'ont fait, de dépenser des kilotonnes d'énergie précieuse à vous persuader que vous correspondez parfaitement à cette étiquette. J'ai encore reçu un mail typiquement Humain. Du genre "le fait même que tu nies appartenir au mouvement goth est une preuve irréfutable que tu en es une". Evidemment, j'ai une théorie la dessus. Enfermer les gens dans des cases, ca évite de devoir réfléchir. L'Humain déteste réfléchir. A la limite il veut bien se demander ce que contiendra son assiette lors de son prochain repas, mais guère plus.
Bref, je suis légèrement excédée, donc.
Alors voila, une bonne fois pour toutes je vais expliquer. Lister. Raconter. Et qu'on me foute la paix après ça, bordel.
Donc, idée reçue numéro 1 : Tu t'habilles en noir donc tu es goth. Non, je m'habille en noir parce que 1) je trouve que ça me va bien 2) comme ca toutes mes fringues sont assorties 3) je me fais pas chier à trier le linge quand je fais une machine 4) ca me minçit 5) comme ca les poils de mon chat ne se voient pas sur mes vêtements. Je ne m'habille pas en noir pour exprimer je ne sais quel pseudo mal être neo victorien de mon cul. Je m'habille en noir parce que j'aime ça et que c'est pratique.
Idée reçue numéro 2 : Tu écoutes de la musique de goth, donc tu es goth. J'avoue. Au milieu de mes quelques 300 cd et 30 gigas de MP3, il y a un album de Bauhaus, un album de Das Ich et un pot pourri de Einsturzende Neubauten. Waaah, qu'est ce que j'écoute comme musique goth.
Idée reçue numéro 3 : Tu as des piercings et des tatouages, donc tu es goth. Donc, tous les maoris sont goths. Les punks aussi. Les bikers, les metaleux, les teuffeurs, les neo pouffiasses avec leur piercing au nombril et leur tribal au creux des reins, tous les perceurs et tatoueurs de la planète. Ma coiffeuse est goth. Ainsi que 80% des acteurs et actrices de films X.
Idée reçue numéro 4 : Tu cries à qui veut l'entendre que tu n'es pas goth, donc tu es goth. Je le crie à qui veut l'entendre parce que ca me gonfle sévèrement et que c'est récurrant, donc lassant. Non, je ne fais pas de masturbation pseudo intellectuelle sur le sens de la vie et l'attrait de la mort. Non, je ne me la joue pas neo sm, vinyle et chaines de pacotilles. Non, je ne me regarde pas le nombril en soupirant sur la vacuité de mon existence, et ohlala ce que je suis malheureuse, quel monde de merde. J'aime chaque instant de cette chienne de vie, j'ai le sourire scotché au visage 85% de la journée, je saute partout, j'ai la pêche, un humour naze, un égo certes démesuré mais contrebalançé par un minimum d'auto dérision. Je ne supporte pas les victimes perpétuelles, les mous qui se complaisent dans leur merde, ceux qui passent leur temps à se plaindre de l'injustice du monde et de la cruauté du système.
Ca ne vous plait pas ? Allez donc vous faire foutre, je ne suis pas là pour correspondre à vos petits modèles étriqués et mesquins.
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18.4.03
.: 15:57 - Réfrénons l'humain qui est en nous
Il y avait la journée de la Femme, parce que la Saint Valentin ne suffit pas à enrichir les fleuristes. Il y avait la journée contre le SIDA, pour se donner bonne conscience alors que les chiffres sont alarmants. Il y avait la journée sans tabac, pour faire croire qu'on veut lutter contre le tabagisme alors que c'est une pompe à fric de l'Etat. Il y avait la journée de l'Enfance, pour oublier que les JO de 2008 auront lieu à Pekin.
Evidemment, je ne vous parle même pas de la journée de la secrétaire, de la journée nationale de l'Association européenne contre les leucodystrophies, de la journée nationale des groupes régionaux d'observation de la grippe, de la journée nationale des spectacles historiques, de celle du tourisme ferroviaire, de l'epilepsie, de la très originale et interminable "Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'Etat français et d'hommage aux "Justes" de France", de la journée nationale de la Polyarthrite Rhumatoide, ni même, et surtout pas, de celle de la raquette à neige en France (sisi, jvous jure).
Il y a désormais la Journée Nationale de la Courtoisie au Volant. C'est même aujourd'hui. Encore une formidable invention, sûrement sortie de l'esprit tordu d'un quelconque haut fonctionnaire en mal de promotion. Soyons donc courtois au volant, rien qu'une fois, 24 minuscules heures de rien du tout. Et le reste de l'année, le coeur léger, insultons, hurlons, brûlons des feux, grillons des priorités, faisons des queues de poisson. Ah mais moi monsieur, pour la journée de la courtoisie au volant, j'étais là, alors je me permets.
Pardonnez moi mon père, car j'ai péché, j'ai fait un bras d'honneur à une vieille dame qui traversait. Vous me ferez deux Ave, trois Pater et une journée nationale de la courtoisie au volant. Allez en paix mon fils.
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17.4.03
.: 06:53 - Un lever de soleil de plus
C'était plus vraiment la nuit. C'était pas encore le jour. Il y avait des promesses d'aube dans le ciel mais elle n'était pas encore vraiment là, elle se faisait belle. Elle est coquette, l'aube parisienne. Les spots étaient éteints. Les touristes endormis. Même les amoureux égarés et les jeunes en mal de squatt avaient déserté le Parvis. Mais Elle était toujours là. Forcément, où voudriez vous qu'Elle aille ? La lumière étrange, un peu crémeuse, uniforme, faisait ressortir Sa façade couleur d'albâtre fraichement restorée. Elle avait l'air de se reposer, elle aussi. Peut-être en prévision du bruit de ces milliers de pas à venir, de ces milliers de chuchotements. Elle a pourtant été faite pour le silence et la paix.
En La regardant dans le petit jour naissant, je me suis dit que les échaffaudages sur les côtés lui faisaient comme deux béquilles. Et je me suis souvenue d'un autre matin, si loin de moi qu'il me semble avoir pris place il y a des siècles, où je La regardais à travers une fenêtre, en compagnie d'un Magicien.
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16.4.03
.: 17:58 - Mutant Sashimis From Outter Space
Ca partait pourtant d'une intention fort raisonnable. Oz, Petasse devant l'Eternel, faisait le ver à soie dans un ersatz de couverture bariolée. Loic le Psychotruc et moi on lui mettait des coups pour qu'il s'habille et qu'on parte enfin en quête d'une quelconque pitance. Quelconque ? Non. Parce qu'on est au régime Psychotruc et moi, alors bon, faut pas déconner non plus. On tombe d'accord sur un resto japonais. Le poisson cru c'est sain et pis ca fait pas grossir. Ah oui mais, pour rendre les choses un peu moins simples tout de même, on décide que pas n'importe quel jap'. Ca sera Koba, à Opera, où Oz a des accointances avec le chef. Oz qui, cédant à la pression populaire (en l'occurence Loic et moi armés de battes de base ball et hurlant "ON A FAIM !@#"), fini par enfiler quelques fringues. Nous voilà donc migrant du fin fond du 15eme vers Opéra. Il fait beau, ca sent bon les jupes qui raccourcissent et les tétons qui pointent. Oz est en mode Shark, lunettes de soleil bien vissées sur le nez, histoire de cacher le regard pervers.
Quelques temps plus tard. On s'installe chez Koba, après le salut rituel au chef.
C'est là qu'ils sont passé à l'attaque.
On a rien demandé nous. On a même pas regardé la carte (qui, de toutes facons, est écrite en japonais alors bon, mais quand même, juste pour la forme). Soudainement sur la table c'est Juin 44 version les Sushis Débarquent. Des plateaux croulant sous la bouffe se matérialisent devant nous. Sashimis ultra frais qui fondent dans la bouche, Sushis et Makis du même accabit. Soupes, crudités, Thé par carafes entières. Y a à manger pour douze. Je perds définitivement le reste de ma Santé Mentale en apercevant les sashimis de noix de Saint-Jacques. On se jette sur la bouffe comme la petite vérole sur le bas clergé. Moi, fidèle à mon voeu d'amaigrissement, je m'en tiens aux sashimis. Et là c'est l'accident. Cédant à mon péché mignon nippon, je commande une paire de yakitori fromage et boeuf. Juste une paire. Une minuscule paire. Deux ridicules brochettes. Qui causeront ma perte. Parce que, soyons francs, ce qui arrive devant moi n'a de "paire de brochette" que le nom. Et à la limite l'odeur. Déja, après une exploration circonspecte, je suis en mesure de dire qu'il n y en a pas deux mais trois. Mutantes, comme les sashimis. Le tout recouvert d'une couche de fromage fondu qui ferait palir d'envie tout établissement de raclette digne de ce nom. Moi je palis, mais c'est à cause de la culpabilité. Heureusement, j'ai déja enfourné tellement de sashimis que je ne suis même pas en mesure de finir mon assiette. Le chef n'est pas de cet avis et vient déposer devant moi une assiette contenant deux monstrueux morceaux de poulet, doré à point et nappé d'une sauce dont l'odeur à elle seule suffit à me faire grossir. Evidemment, on m'invite fermement à y gouter, on l'a fait exprès pour moi. Je ferme les yeux et je mange, essayant de penser à des truc diurétiques, comme des poireaux par exemple. C'est succulent en effet, mais moi je peux plus, je crois que je vais exploser, là, tout de suite, au milieu du resto, y aura des bouts sur les murs, j'imagine déja l'air ahuri d'Oz, les lunettes recouvertes de mes intestins.
Loic, lui, ne faiblit pas et, après avoir fini les sashimis et les sushis, s'attaque à ce qu'il reste de makis. Il est très fort mais tout de même, il n'y arrive pas. On demande un doggy bag.
On a cru s'en tirer comme ça.
On avait tort.
Coup de baguette magique. Un cake au thé vert tout juste sorti du four apparaît sur la table. Des coupelles de glace aussi. Et d'autres emplies de fruits déja épluchés et coupés en morceaux juteux à souhait.
J'ai envie d'hurler. C'est pas possible, y a une erreur, on nous a pris pour Gargantua.
Au final ce sont les carafes de thé glacé qui nous ont sauvé. Ca aide à digérer. Et puis les brouettes aussi. Celles qu'on a utilisé pour nous sortir du restaurant, impotents baudruchesques que nous étions devenus.
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01:08 - J'ai vu la Vierge (et c'était une fonctionnaire) attention, post long
Parce que, parfois, il faut bien se soumettre aux dictats de l'administration, hier et aujourd'hui étaient mes journées "Mission". Hier Mission Assedic. Aujourd'hui Mission ANPE.
Lundi, 14h. Je débarque aux Assedic de mon neuf trois natal, munie au préalable (parce que je commence à connaitre et qu'on me la fera pas deux fois) d'un bouquin. Un très gros bouquin. Avec beaucoup de pages et même pas d'images. Une trentaine de personnes sont entrain de faire la queue pour obtenir un ticket. Ah oui, faut que je vous explique comment ca se passe aux Assedic par chez moi. Il y a un bureau d'accueil. Jusque là rien que de très normal. Ce bureau délivre des tickets, avec un joli numéro écrit en gros. Un panneau d'affichage indique le numéro en cours. Rien que de très classique. Sauf que. Sauf que pour obtenir le fameux ticket il faut expliquer à la dame de l'accueil, et en détails s'il vous plaît, la raison de votre venue. Avec un peu de pot, et si elle a pas une soudaine crise de ragnagnas recursifs, la dame vous délivre le bout de papier magique. Evidemment, nul n'est besoin de vous expliquer que tout le baratin que vous lui sortez, vous allez le resservir dans les très exactement même termes à la personne qui vous recevra quand votre numéro sera appelé. Aux Assedic, ils aiment la redondance et la paperasserie. Même pour un foutu ticket faut déballer tout votre curriculum vitae. 14h donc. Et 30 personnes. La tentation est terriblement forte de faire demi tour, fuir à toutes jambes cet antre de la Banalité où je vais perdre mon temps pour obtenir un renseignement qu'on pourrait très bien me donner par téléphone, oui mais non, ca serait trop facile si les fonctionnaires savaient utiliser les technologies qui furent modernes il y a un siècle. Grace à un effort de volonté surhumaine, je tiens bon et me place dans la file d'attente. Les Assedic c'est un peu un concentré d'Humanité dans 15m2. En plus c'est les vacances, ils ont tous ramené leurs joyeux bambins dont ils ne savent pas quoi foutre. Joyeux bambins qui courent partout en hurlant, se tappent allègrement sur la gueule, tombent, pleurent, geignent, trépignent, chouinent, le tout dans la plus totale indifférence de la part des parents. La file n'avance pas d'un centimètre. Par curiosité, je me tords le cou pour apercevoir si quelque chose de spécial se passe au comptoir d'accueil. Oui, quelque chose se passe. C'est qu'il n'y a personne. Derrière moi la file s'allonge. Deux hommes, puis une femme enceinte, puis une racaille pure jus du coin, élevée au grain, 100% produit du terroir. Chez moi on appelle ça un "Tout Jaune". A cause du survet. Marque de fabrique : l'air belliqueux, même quand il regarde ses pieds. A croire qu'il a envie de se chourrer ses propres baskets. La femme enceinte fini par trouver le temps long et demande au monsieur devant elle si ca ne le dérange pas de se souvenir qu'elle était juste derrière lui, histoire qu'elle puisse aller s'assoir pour soulager son dos. So, be it. 15h50. J'atteins enfin ce foutu comptoir, qui commençait à prendre des allures de Terre Promise. J'expose la raison de ma présence à la dame qui me demande si j'ai apporté mon dossier. Quel dossier ? Celui qu'on m'a envoyé. On m'a rien envoyé madame. Mais si. Mais non. Mais si, enfin, le dossier !! Des papiers avec des cases à cocher et des lignes à remplir. Ca va, je sais ce qu'est un dossier et puisque je vous dis qu'on m'a rien envoyé et que le monsieur au téléphone m'a juste dit qu'il fallait que je vienne, vous commencez à être lassante avec votre dossier fictif. Elle a du sentir que j'étais plus têtue qu'elle. Elle fini par me lacher le tant convoité ticket. 1h50 de queue, donc, pour un bout de papier. Je prends une grande inspiration. C'est là que le ton monte derrière moi. A l'oreille, ca sonne comme un Tout Jaune qui s'énerve. Ah. Evidemment. La femme enceinte, voyant la file avancer, a voulu réintégrer sa place. L'autre lui hurle dessus en jurant sur la vie de sa mère (qui doit s'en retourner dans sa tombe) qu'elle était derrière lui et que "grosse pute ca va pas spasser comme ça, la vie de ma mère tu passeras pas." L'Humanité me gonfle. Surtout quand elle est aussi prévisible. Heureusement, 2 minutes plus tard on appelle mon numéro, 3 de plus et je suis dehors. Je me sens un peu fachée contre l'administration. 2h en tout, pour 3 minutes productives, ca me laisse rêveuse. Le truc affreux c'est que je pense déja au lendemain, qui promet d'être encore pire.
Mardi 10h30. Toujours armée de mon gros bouquin (qui commence à être sérieusement entamé), je pousse la porte de l'ANPE, agence Aubervilliers. 15 minutes de queue seulement pour obtenir le ticket magique (ici on vous demande juste de présenter votre convocation). C'est la que la nouvelle tombe, sussurée à mon oreille par la douce voix d'une stagiaire : "Il faut compter au moins 3 bonnes heures d'attente". En réponse à mes yeux écarquillés, elle hausse les épaules. Puisque j'ai mon ticket, je décide de ne pas faire de vieux os et prends le chemin du café d'à coté, histoire de lire peinarde avec un ptit noir et un paquet de blondes chamelées. 11h15. Je retourne à l'ANPE pour jeter un oeil à la situation. Il reste 23 numéros avant le mien. Je me pose sur une chaise histoire de regarder à quelle vitesse ca avance et évaluer combien de cafés j'ai encore le temps d'avaler.
C'est là qu'elle est apparue. Dans mon souvenir j'en ai l'image d'un Archange salvateur venu des cieux. Ou de la Sainte Vierge en personne, même pas escortée du Saint Costard Trois Pièces. Sa voix est douce et mélodieuse lorsqu'elle murmure, accompagnée du choeur des angelots "Mademoiselle Marty ?". Je bondis sur mes pieds. OUI !@#!@!# C'est moi !!!!! Venez avec moi, qu'elle me dit. Moi, pas contrariante, je la suis. Elle m'emmène dans un petit bureau dérobé et m'explique qu'elle a jeté un oeil à mon dossier, que j'ai l'air autonome et bien cadrée, que ca ne prendra que 5 minutes et qu'elle a donc décidé de me faire passer en vitesse. C'est limite si je tombe pas à genoux pour lui baiser les pieds. J'ai l'impression d'être dans la 12eme dimension. Ca ne s'arrange pas quand elle se met à me parler piercings et coupe de cheveux, m'interrogeant sur les avantages du piercing à la langue. A peine évoque t elle ma recherche d'emploi, et paf, merci beaucoup, si vous ne trouvez pas de travail on vous recontactera dans 6 mois, au revoir. J'ai envie de lui rouler une énorme pelle, Titanic style, I'm the king of the wooooooorldeuh. Je me contente de lui tendre une main qu'elle serre avec un air de ravissement en me disant "Ohlala ce que vous avez l'air dynamique".
Alors voila, je n'ai pas honte de le dire. J'ai vu la Vierge, elle travaille à l'ANPE d'Aubervilliers.
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15.4.03
.: 01:09 - Sweet night, sweet dreams
Elle ressemble donc à ça, la Sale Guerre.
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14.4.03
.: 18:55 - J'aime quand un plan se déroule sans accroc
Fatidique, la soirée. Fatidique, c'est pas le mot, mais j'avais envie, comme ca. Alors fatidique.
Samedi, 18h chez les nerds du neuf trois. Ca trainasse en calbute, c'est pas levé depuis longtemps, ca joue vaguement à CS d'un coté, ca lit son mail d'un oeil torve de l'autre. Vers 19h, un semblant d'activité agite l'appartement. En fait c'est Cisco le chat qui a la dalle et qui essaye de se faire remarquer. Du coup les deux nerds débarquent au même moment dans la salle de bain, on évite la collision de peu. "Tu te fais couler un bain ? - Ouais. - Merde, j'avais exactement la même idée." Les négociations s'engagent. La fille gagne, parce qu'il faut qu'elle s'épile. Me demandez pas pourquoi ca lui donne la victoire, c'est comme ca.
19h45. La fille débarque pour la 12eme fois dans la chambre du garçon. "Qu'est ce tu penses de ma robe ? - Bah .. c'est blanc. - Nan mais c'est chouette ? Chuis pas encore trop grosse ? Jpeux la porter ? Et pis avec ou sans soutif ? Et les chaussures à ton avis, jmets des bottes ou des ptites pompes de fille ? Et t'as pas vu mes bas blancs ? ..." Lui, le flegme britannique incarné, prend une grande inspiration et répond dans l'ordre. Finalement, la robe va, ce sera sans soutif, avec petites chaussures à talons, et les bas blancs sont dans le bac a linge propre. Evidemment, ils sont en retard.
Le décollage fini par s'opérer. Le temps de se tapper les bouchons sur le périph, de passer récupérer leur pote Psychotruc, les voilà débarquant dans le 13eme version Montsouris, pour fêter les 25 ans de deux êtres humains. Les 3 premières heures sont longues comme un jour sans pain. La fille fait l'horloge parlante tout en picolant du punch à la vanille. Au 3ème verre elle se rend enfin compte que les trucs noirs qui flottent dans son verre ne sont pas des cendres qu'elle a malencontreusement laissé tomber dedans, mais bien des résidus de vanille. Ca la rassure quant à son état psychomoteur. Maia est arrivée, tard tard tard, et s'extasie sur les fesses d'Adonis. La fille le trouve beaucoup moins bandant que son grand frère mais Maia n'en démord pas. Tout de même elle trouve le temps de faire des calins à la fille, et ca c'est plutôt bien. La soirée est illuminée par la présence de la femme la plus sexy de l'univers. En tout cas de l'univers coté 13ème version Montsouris. Vêtue en tout et pour tout d'un pantalon de cuir moulant et d'un soutien gorge en écailles de dragon, elle est très rapidement obligée de se munir d'une serpillère. Faut dire, la bave mâle, c'est glissant. On commence à moins s'emmerder quand, bien entamés, quelques joyeux drilles entonnent des chansons paillardes. Le propriétaire des lieux contre attaque avec l'Internationale. Maia décide de s'attaquer au nerd, le modèle mâle cette fois. Celui ci n'oppose qu'une résistance de forme. Tout de même, on a connu plus faste comme orgie.
Qu'à cela ne tienne. 2h. On se décide à décoller vers des cieux plus cléments. Ceux du Shywawa en l'occurence. Une petite caravane s'improvise. Maia, le Psychotruc, une demoiselle égarée et les deux nerds. Rejoins plus tard par un grand boxeur au genou cassé, un petit Thomas propriétaire d'une inénarable mini et Antoine, ex collocataire de votre servante, technoposeur extraordinaire. Le Shywawa commence à se vider et c'est tant mieux, on arrive à se chopper une table. Ca tourne plus au moins à l'orgie minimaliste, un jeu de "main droite main gauche" s'organise sous la table. Maia décide de prendre définitivement en main notre Kalou national.
Tout ça fini comme prévu, Maia et Kalou dans un lit commun. Pour les autres, chacun chez soi et moi chez l'elfe.
Penser à s'habiller en blanc plus souvent. Parait que ca porte bonheur.
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01:18 - Quote of the night
<fiction> if there is life on the mars there must be also something to fuck
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12.4.03
.: 04:05 - Le Vrac de 4h du matin
C'est fou comme je me rends compte, à posteriori, à quel point j'attendais avec angoisse le post de Yarrow au sujet de notre soirée partagée (voir deux posts plus bas). En fait, en vrai, j'étais angoissée à l'idée qu'il n'en dise rien, qu'il ne poste pas. Rien c'est pire que de dire que c'était nul. En l'occurence ce n'est pas ce qu'il dit. Mais rien aurait été pire. Bref, je me comprends, c'est l'essentiel.
Sinon, je me suis rendue compte en le lisant que depuis le temps que je parle de Maia, je ne l'ai toujours pas linkée. Pourtant elle ne cesse de pester au sujet de ses 4 visiteurs quotidiens. Alors voilà, c'est chose faite. D'ailleurs je parlerai très certainement d'elle demain (ou plutôt dimanche très tôt) puisque je vais à une soirée où elle sera. Bon évidemment, vu qu'Adonis sera là aussi (allez donc la lire pour savoir qui est Adonis), je doute qu'elle m'accorde énormément d'attention :]
Tant qu'on parle de links, vous aurez peut-être remarqué (ou pas) qu'il y a eu du mouvement dans mes liens (là, à droite). Pas la peine de vous présenter Zerotom, j'en suis sure. Par contre Bengrimm est un monsieur dont je voulais parler depuis un petit moment. Pas seulement parce que c'est un garçon que j'aime beaucoup mais aussi (et surtout) parce qu'il est bourré de talent. Je vous invite très fortement à lire son blog illustré, juste histoire de faire flotter un petit sourire sur vos lèvres. C'est ca la Magie.
Oui, vous l'aurez remarqué, ceci est un post fourre tout.
Un peu comme ma vie en ce moment.
J'm'en fous, je suis de retour dans le jeu et j'ai royalement ignoré l'elfe ce soir. Na.
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11.4.03
.: 03:39 - Humanity strikes back (Episode II : The Human Menace)
Je m'étonne. Je sais que je ne devrais pas. Mais tout de même, je m'étonne. La mode semble être aux blogs qui critiquent les blogs. Ou dénient les blogs. Ou caricaturent les blogs. Bon déja, le principe d'un blog qui parle de blogs, à part sous la forme d'un annuaire, l'intérêt m'échappe un peu. Mais bon, soit. Après, un blog qui parle de blogs, et ce de façon uniquement et irrémédiablement négative, vraiment je m'interroge. On connaissait les Prozac Blogs, voici venue l'ère nouvelle et bénie des Aigris Blogs. Je veux bien que ceux que la bloggitude titille mais qui n'ont rien à dire aient trouvé ce palliatif à la vacuité de leur vie et de leur imagination. M'enfin, à la longue, le sujet va s'épuiser de lui même. Après avoir mis en doute le sexe de Bingirl, dénigré Kobal2, ironisé sur DrTomorrow, bavé sur Guenille, lancé des pierres sur ma personne, ragoté sur Nacara, vilipendé Dek et craché sur Corsac (la liste est non exhaustive, vous pouvez remplacer les nicks par d'autres, à votre convenance), la matière va commencer à manquer. Même en comptant sur le renouvellement des bloggeurs.
Alors je me permets de venir en aide à nos chers amis rédacteurs d'Aigris Blogs (ils se reconnaitront d'eux même, je n'en doute pas un instant). Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs. Vous rêvez vous aussi d'avoir un blog ? Vous n'avez rien à dire ? Vos talents épistolaires se limitent à la rédaction de la liste des courses ou de l'adresse sur une enveloppe ? Aucun problème. Il y a quelques temps de cela, Dek avait mis en ligne un générateur de posts aléatoire. Je suis sure qu'il sera enchanté de le mettre à votre disposition afin que, vous aussi, vous puissiez faire partie de l'3l33t des bloggueurs francophones. Franchement, je suis pas un amour ?
Vous l'aviez surement deviné. On m'a encore traité de goth.
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10.4.03
.: 20:25 - Ce qui est bien avec les Magic Missiles c'est que ça touche automatiquement
Hier. Aux environs de 15h30. Je fais la sieste sur le canapé, devant la télé dont j'ai coupé le son dans un élan d'agacement intense. Le chat dort sur mon ventre, il ronronne tranquillement, allure de croisière quoi.
Le téléphone sonne. Le chat détale de sur mon ventre, toutes griffes dehors sinon c'est pas marrant. Le téléphone sonne, donc. Le fixe, celui de la maison. Celui qui sonne jamais à part pour des enquêtes à la con sur la consommation des ménages. "Nous ne sommes pas un ménage, monsieur, nous sommes une colocation." Enfin, bref, le téléphone sonne.
"Allo ? - Bonjour, est ce que je pourrais parler à Fleur ? (voix d'homme, assez sensuelle) - C'est moi. - Ah, salut Fleur, c'est Yarrow"
*Etonnement*
5 minutes de conversation plus tard, j'ai rendez vous à Bastille avec Yarrow, à 18h. Au programme, buvage de coup à l'Indiana puis concert de Ed Harcourt, un monsieur que je ne connais pas, mais Yarrow a deux invits et il dit que c'est bien. Je le crois.
Quelques 14h plus tard, je rentre à la maison, transie et crevée. La soirée fut mitigée. Oh, pas d'inquiétude, coté Yarrow, nickel. Le jeune homme est charmant, interessant, avec de l'humour et même quelques étincelles. Le concert était vraiment bien, une jolie découverte. Après on a enchainé sur un court passage au Black Dog. Alors que j'avais promis à Yarrow et à son pote Oliver (qu'on avait retrouvé au concert) un bar plein de métaleux qui sentent sous les bras et de gros son furieux, c'était plus ou moins le désert, avec un discret petit Bjork en fond musical. On a pas trainé, on a ramassé du monde au passage (dont Loic) et on a filé au Shywawa. J'aime le terrain connu. Maia nous y a rejoint, pétillante, caline, ronronnante. Sa peau est définitivement douce et omg, qu'est ce qu elle sent bon. C'est là que j'ai perdu à ce fameux jeu dont je parlais trois posts plus tôt. Tout ça pour les beaux yeux d'un elfe qui s'en contrefout éperdument. Ca m'apprendra à vouloir chambouller les règles.
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19:43 - Quote of 5:15 PM
Moi : Je préfère les trains qui arrivent aux trains qui repartent. Loic : Surtout si tu es sur le quai.
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04:59 - L'autre 1 - Fleur 0
C'est tout. La suite demain. Enfin, demain, le demain d'après dormir.
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9.4.03
.: 16:06 - If you wanna play, you gotta pay
En vrac. Essayer d'assembler des phrases qui me trottent dans la tête depuis tard hier soir. Un embryon de post, à peine, mais qui ne me fout pas la paix, qui ne cesse de se rappeler à mon bon souvenir. So ... So what ?
Attention, je vais utiliser dans ce post un "nous" qui se veut représentatif d'un bout d'humanité. J'aurais pu utiliser le "je", mais je ne me sens vraiment pas seule sur le coup. Si j'ai tort, n'hésitez pas, dites le moi.
Nous jouons. Toujours, peut-être pas, souvent, tout de même. Nous jouons, nous trichons, nous feignons, nous ne mentons pas vraiment, nous habillons juste la réalité d'une couche confortable d'armure molletonnée. Sans jeu, pas de séduction. Alors nous jouons. Nous nous tournons autour, tels des animaux qui se reniflent le cul, et encore, eux ont l'honnêteté du geste explicite. Oeillades en coin, petit sourire ironique, réparties cyniques bien placées. Jeu de pouvoir. Si nous avouons trop, nous perdons l'avantage. Si nous montrons trop, nous perdons l'avantage. Il n'est pas ici question d'Amour, celui avec la majuscule, celui qui, lorsqu'il se partage, ne survit que dans la franchise et la parole blanche. Il est question du reste. Nous pensons souvent qu'il serait bien plus simple de ne pas jouer, ou au moins de le faire à jeu ouvert, étalons nos cartes sur la table, et que vogue la galère. Oui mais, cela enlève tout de même beaucoup de saveur à la séduction. Et puis cela augmente terriblement le potentiel de blessure. Alors nous jouons. Nous faisons des statistiques tordues sur le nombre de coups de fils passés, de mails, de sms envoyés. Qui a initié la chose cette fois, combien de temps s'était écoulé ? "Si je l'appelle maintenant, ca fait con, je vais attendre 2 jours, et si il (elle) a pas appelé, on verra bien". Toute notre vie nous sommes des adolescents. Des gamins dans une cour de récré, qui tirons les nattes des filles que nous aimons bien. Nous observons. Nous analysons. Nous interprêtons, gestes, regards, paroles. Parfois l'envie nous tiraille de laisser le jeu un peu de côté, de lacher la vanne aux vrais mots. Baisser la garde. Le coup de massue est trop rapide à venir. Rajuste bien vite ta carapace, le prochain pourrait être fatal. Il faut rendre coup pour coup. Baiser pour baiser. Prendre l'air détaché. Leçon numéro 5, feindre l'indifférence. Porter le masque du détachement, alors que nous sommes tout sauf détachés. Qui pourrait l'être quand, toujours sans parler d'amour, il s'agit de grapiller un peu de chaleur, d'affection, d'être deux quelques heures, au milieu de tous ces jours à n'être qu'un ? Nous jouons. Nous jouons à être le plus fort dans un jeu ou le plus faible gagne la place du mendiant. Desproges disait "En amour, y en a toujours un qui est malheureux et un qui s'emmerde." Choisissons donc d'être celui qui s'emmerde.
Ce post n'est vraiment pas ce que je voulais qu'il soit. Tant pis :)
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8.4.03
.: 05:57 - Le QALC (Questionnaire A La Con) de 6h du mat'
(volé chez 10grrl)
 angelina
What Amazing Woman Are You Most Like?
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05:52 - Fin de la trilogie
Gabu est repartie. Pour de bon on dirait. Tant pis mademoiselle, mais avec toi tu emportes un bout de cette blogosphère que j'aime. Et crois moi, elle est pas bien grande.
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05:49 - Nan mais bon, plus sérieusement
(oui je sais, un post de presque 6h du matin qui s'intitule comme ça, évidemment ca peut prêter à sourire. Mais je suis tout a fait même pas alcoolisée, que cela soit clair)
Plus sérieusement donc, merci pour le(s) blog d'or. Surtout celui du public, évidemment, mais j'ai la prétention de croire (ego surdimensionné oblige) que les membres du Jury qui ont également voté pour moi ne l'ont pas fait uniquement par copinage mais aussi parce que je le veau bien (meuh).
Et puis merci pour lui aussi. Parce qu'il mérite. Gravement. Et cela pas seulement parce que ces derniers temps je pallie au vide de ma vie sentimentale grâce aux récits de la sienne. Pas seulement parce que je me gave de sa Magie, chaque jour, plusieurs fois par jour, même. Pas seulement non. Mais aussi pour cela. Un peu.
Pour finir je suppose que ce n'est même pas la peine de dire merci pour lui, il l'a assez bien fait lui même. Mais tout de même. Pour lui voler une de ses expressions, il fait plaisir.
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05:25 - Comptine
I fucked your girlfriend last night. While you snored and drooled, I fucked your love. She called me Daddy. And I called her baby when I Smacked her ass. I called her sugar when I ate Her alive till daylight. And I slept with her all Over me, from forehead to ribcage I dripper her ass. Sometimes I thought you might be spying, living out some Brash fantasy, but no. You were knocked out. But we were All knocked out you know. In a way I serve too many masters. We didn't know you'd break the bottle that the magic Came in to use those jagged shards to slit our wrists And neck. And you'd do it too, you're that kind of dude. But you wouldn't know what you were doing because I didn't, your girlfriend could have been a burn Victim, an amputee, a dead body.
But god damn I wanted To fuck.
I'm serving too many fucking masters.
I told you. I told you motherfucker.
Pantera - Good Friends and a Bottle of Pills
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01:06 - Addicted
Il m'en faut. Il m'en faut !@# ilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfaut ilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfaut ilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfaut ilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfaut ilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfaut ilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfaut ilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfautilmenfaut.
IL M'EN FAUT !@#

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3.4.03
.: 13:48 - Her life's updating
Gabu est revenue. Elle va pas très bien, ca non, mais elle est là. Un peu du moins. Je voulais le dire hier déjà, mais j'ai cru qu'elle était repartie, déjà. Oui, mais elle est revenue.
Selon viamichelin, il y a 465 kilomètres entre Paris et Mulhouse. Selon la sncf il y a au mieux 4h40. Depuis quand une voiture va t elle plus vite qu'un train ? Et paf, encore une illusion qui s'écroule.
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02:46 - Star System
Salle immense style Palais des Congrès. Fauteuils de velours rouge, assortis au rideau. Bruissement de foule distinguée. Strass, Paillettes. Un homme en costume sombre sur la scène, derrière un pupitre. Il a de l'humour. A coté de lui, une grande blonde dans un fourreau en lamé argent. Elle est bonne. Ouverture de l'enveloppe. Annonce.
Mouvement au 4eme rang. Une jeune femme se lève et, après avoir dérangé ses voisins, remonte l'allée conduisant à la scène. Elle essaye d'adopter une démarche féminine tout en évitant de se casser une cheville du haut de ses talons de 3 centimètres. Elle porte une longue robe noire, satin et soie, dos nu, décoleté plongeant, évidemment. Autour de son cou, un simple rang de perles noires. Sur son épaule droite deux dragons n'en finissent plus de faire l'amour. Son sur omoplate gauche, un autre, bleu celui-ci, n'en fini plus d'essayer d'ignorer leurs rales de jouissance.
Elle monte sur la scène.
*éclaircissement de gorge* *tappotage de micro* *dépliage de papier avec le discours ecr...* *palissement* *pas de papier* *toussotement*
Bon ben euh .... Ben ... Merci.
*debut de départ* *hésitation* *retour*
Ah oui .. aussi. Et que vive le cirque !


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02:31 - Idée de carrière ?
Mal dans votre job ? En quête de reconnaissance ? Besoin pressant d'argent ?
Pas de problème, America needs you.
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02:28 - Time traveler
J'hésite en exploser de rire et arborer un petit sourire satisfait face à tous ces gens qui disent que la SF c'est rien que des conneries. Pourquoi donc ? Parce que CA.
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02:18 - Grrrrrlz
C'est la faute à astro.
Je suis amoureuse. Oui je sais, encore. Mais la franchement, je vous laisse seuls juges, et que le premier qui reste indifférent me jette la première pierre.

D'ailleurs ca me donne l'occasion de parler de quelque chose qui me trotte dans la tete depuis un moment. Il s'agit de mon fond d'écran. C'était une photo qui trainait au fond de mon disque dur, dans un quelconque répertoire contenant des centaines de pics de filles plus ou moins dénudées. En faisant le ménage je suis retombée dessus. Et je suis restée bloquée. Je trouve cette photo splendide. Tout en elle me donne une farouche envie d'attraper délicatement la langue de la demoiselle avec la mienne et de faire mumuse. Une éternité. Pourtant elle est évidemment blonde. D'habitude j'aime pas les blondes. Mais je ne sais pas. L'ombrage, le grain de la peau, l'évanescence de la chevelure, le contour un peu étrange de son nez, et ses yeux voluptueusement clos que j'aimerais voir ouverts et brillants de désir. Et évidemment, ce petit anneau juste au bout de la langue, cet appel au jeu, ce truc qui titille et me fait tout chaud au ventre. Bon d'accord, j'arrete de vous en parler et je vous la montre.

:. Just drop your thoughts .:
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1.4.03
.: 22:06 - Mercredix vite vite avant qu'on soit plus mardi
1/ Vous est il arrivé de vous réjouir de la diffusion télévisées d'un de vos films préférés, alors que vous aviez ce film dans votre vidéothèque depuis des mois sans que l'envie de le regarder vous ait effleuré ? (Brome) Ca m'arrive tout le temps. Je matte le programme de Canal et je m'exclame "Cool ! Ce mois ci ils passent "Le Retour du Bretzel Mutant !". J'ai le DVD, ca fait 6 mois que je l'ai pas matté. Bon, je ne matterai pas le film a la télé non plus en fait. Ca me procure juste une sorte de satisfaction éphémère. Un peu comme de retirer mes pompes de fille après une soirée en boite.
2/ Lorsque vous ne savez pas comme écrire la terminaison d'un verbe ('é' ou 'er'), par quel verbe du 2e ou 3e groupe le remplacez-vous ? Par exemple : dans 'Jean-François courait pour sauver les meubles de l'inondation', on peut remplacer 'sauver' par 'mordre'. Vous souvenez-vous de quelle manière vous avez choisi ce verbe ? (Soja Calcium) Prendre. Ca me vient de l'école primaire il me semble.
3/ L'industrie du disque semble envisager de plus en plus sérieusement la diffusion d'albums par internet. Si cette pratique se généralise un jour, comment vivrez vous la disparition du support physique (boîtier, CD, livret) ? (Brome) Mal. Les albums des groupes que j'aime vraiment, il me faut les posséder "physiquement". Meme si je les encode direct après les avoir acheté, le plus souvent. Mais j'aime l'objet CD. Surtout si il s'agit d'un digipack un peu travaillé graphiquement, ou d'un coffret.
4/ Y'a t'il un crossover réalisable ou non que vous aimeriez voir par dessus tout ? (Bruce Lee VS Jackie Chan, Les 7 samourais rencontrent les 7 mercenaires...) (Mr Bungle) Jay and Silent Bob meet the Killer Tomatoes.
5/ Si vous pouviez effacer un moment pénible de votre vie, le feriez vous? (Bigcrado) C'est dur ca. Oui et non. Les "vrais" moments pénibles ont forgé ce que je suis. Pas que je me considère parfaite, mais j'aurais pu être pire. Qui sait ce que je serais aujourd'hui si je n'avais pas pris mon lot de baffes. Par contre, si j'avais la possibilité d'effacer les "petits" moments pénibles (j'entends par "petits" ceux qui, de mon point de vue, n'ont pas considérablement modifié le cours de ma vie), oui, sans hésiter. Et je commençerais par ne jamais avoir fait une foutue déclaration d'amour mièvre à creuver à la terrasse du Père Tranquille, un jour de Mars 2002.
6/ Quand vous commencez à fréquenter une personne, comptez-vous le nombre de fois où vous l'avez vue, et si oui, à partir de quand cesse ce décompte ? (Frank Braun) Non.
7/ Connaissez-vous une réponse plus insupportable que "Un peu de tout" à la question "Tu écoutes quoi, comme musique ?" ? Il est vrai que la question elle-même... (Frank Braun) Bof.
8/ Malgré tout ce que ça implique comme complications, seriez vous d'accord pour devenir un loup-garou? (Mr Bungle) Je ne vois franchement pas les avantages. On m'aurait dit "super héro", "vampire", "fée" ou "elfe", la je dis pas. Mais loup garou ???? Un truc plein de poils, la bave a la gueule, un cerveau de la taille d'un pois chiche et qui se vautre dans la tripaille humaine ???????
9/ Vous êtes propulsé au Moyen-Age tel quel, avec ce que vous avez sur vous à l'instant où vous lisez ces lignes. Vous avez 10 minutes pour convaincre les gens que vous êtes un être supérieur avant de vous faire écarteler. Quelle est votre stratégie ? (Mr Bungle) Je les filme avec mon camescope DV (oui je l'ai sur mes genoux a l'instant ou j'écris ces lignes), je leur montre les images sur l'ecran LCD et je leur dit que j'ai le pouvoir d'emprisonner leurs ames et que si ils me tuent je les emmenerai avec moi en enfer. Sur ce ils m'écartèlent quand meme parce que ce sont des paysans ignorants et rustres mais au moins j'aurais fait ma dernière mauvaise blague.
10/ Quel est le morceau de musique que vous avez mis le plus de temps à identifier (parce qu'il était passé à la radio sans être présenté, par exemple) puis, éventuellement, à vous procurer ? (Barry Morse) Sans hésitation. The end of the world news de Tom McRae. Je suis même allée le chanter à un vendeur de la FNAC qui m'a refourgué l'album de Turin Brakes à la place. J'ai fini par le trouver grace à Google et aux quelques lyrics dont j'étais certaine. C'est magique, c'est technologique.
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