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Prénom : Fleur
Age : 26 ans
Anniv : 20.02
(wishlist)
Taille : 1m63/1m70
(avec les
chaussures)
Poids : mmpppfff
Géo : Paris
Taff : Chef de
projet jeux
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Flaoua Estrella
Eyhidiaze Angel
Dust
Malkie La
Fée
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7 piercings
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2 bagues armures
2 paires de
New Rocks
1 bonne tonne
de fringues noires
1 millier
de taches de rousseur
1 mètre
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1 chat noir
appelé Cisco
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7.11.03
.: 14:37 - Shadows of the past
6 Novembre 1993, un samedi. C'est le matin. Pour l'instant tout est calme. Aucune de ces décisions n'ont été prises. Aucun de ces choix anodins n'ont été fait. Et pourtant, que lui reste t il d'innocence à vivre à cette adolescente déja un peu perdue, un peu mal dans sa peau ? Pas grand chose, j'en ai bien peur. Quelques poignées de minutes. C'est fou à quel point, en les regardant de plus près, ces minutes là ont l'air semblables aux autres. Rien que le calme d'un samedi matin dans les rues du 16eme arrondissement de Paris. Rien que les grilles d'un lycée à la renommée certaine. Pas de sirènes, pas de panneaux clignotants, pas d'apparition divine pour lui dire, à cette petite fille, de rebrousser chemin, de rentrer chez elle, de fuir. Rien. Comme la muette confirmation qu'il n'y a point de dieux, là haut, scrutateurs et paternels.
Tout va tellement vite. Quelques embouteillages, une heure de cours ratée, l'envie d'une clope, une rencontre à la porte du lycée. Tout ca est resté extrêmement clair. La conversation sur le trottoir, le bruit des pas sur le bitume.
Le mensonge, la traque, le piège.
Et l'éclair de compréhension, quand il est trop tard, quand tu es déja là, les yeux exhorbités, plaquée contre le mur, soulevée du sol. Quand tu sais qu'il est beaucoup plus fort, beaucoup plus lourd, et il y a cet éclair de folie dans ses yeux et tu te dis à ce moment que tu pourrais bien mourir, dans cette chambre de bonne glauque, sur ce matelas sale, à coté d'un bol de pates froides, ca te semble tellement absurde, tellement *crade*. Il y a ce cri glacé qui se forme dans ta gorge, mais il y a aussi cette lame qui descend de ta pomette pour se poser sur ta gorge, et elle te rend muette, plus efficace que le meilleur des baillons, parce que tu es persuadée que si tu regardais ton reflet dans cette lame tu y verrais un cadavre. Alors tu te tais, et tu pleures, mais pas trop fort parce que tu as peur de le mettre en colère, d'attiser la folie dans ses yeux. Tes pensées s'éparpillent au gré de tes tentatives d'oubli. Il y a la terreur qui surnage, celle qui te fait hurler à l'intérieur, il y a l'instinct de survie, celui qui tient tes machoires serrées, il y a la petite fille qui pleure, celle qui demande sa maman, il y a un bout de toi froid et interrogatif, celui qui se demande pourquoi, à quoi bon, comment. Et par dessus tous ceux la, il y a toi, toi qui te recroqueville à l'intérieur de ta tête et qui prie pour que ca s'arrête.
Mais ce que tu ne sais pas encore c'est qu'au final ca ne s'arrêtera jamais. Pas même lorsque tu dévaleras les escaliers, libre, libre, enfin, du sang qui coule à l'intérieur de tes cuisses, des larmes et de la morve qui emmêlent tes cheveux, et tu cours, tu cours de toutes tes forces, tu ne penses qu'à une chose, qu'il faut qu'on te protège, et tu finis par t'écrouler, incohérente, les mots qui s'entrechoquent, l'horreur dans tes yeux, tu essayes d'expliquer, et enfin, enfin, enfin, il y a des bras connus autour de toi, et cette voix apaisante, et tu peux lacher prise. Et pourtant ca ne s'arrêtera jamais. D'hopital en police judiciaire en cabinet de psy en juge d'instruction en tribunal. Ca ne s'arrêtera jamais. Même quand tu seras sur ton lit de réanimation, avec tous ces tubes rattachés à toi, ces machines qui font bip, et papa et maman, l'incompréhension, la douleur gratuite. Ca ne s'arrêtera jamais. Dans les bras de tes amants les plus doux. Ca ne s'arrêtera jamais.
Parce que c'est vivant, là, tout au fond de ce recoin sombre dans ta tête, et tu n'as pas de pince assez longue pour aller l'en extirper.
10 ans. Je n'ai plus de haine.
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