:.me.:
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Prénom : Fleur
Age : 26 ans
Anniv : 20.02
(wishlist)
Taille : 1m63/1m70
(avec les
chaussures)
Poids : mmpppfff
Géo : Paris
Taff : Chef de
projet jeux
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Flaoua Estrella
Eyhidiaze Angel
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Malkie La
Fée
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7 piercings
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2 bagues armures
2 paires de
New Rocks
1 bonne tonne
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1 millier
de taches de rousseur
1 mètre
de cheveux
1 chat noir
appelé Cisco
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23.11.03
.: 19:20 - La Métaphysique du Poil
Il faut parfois savoir se plier aux règles culturelles en vigueur dans la société dans laquelle on évolue. Surtout celles qui permettent généralement de se retrouver au lit avec un joli garçon et que celui ci ne prenne pas la fuite à la seconde où il passe une main nonchalante sur une jambe dénudée. Qu'on ne me demande pas pourquoi seules les femmes doivent se soumettre au rite de l'épilation. Après tout, les poils, c'est aussi laid chez un garçon que chez une fille. Surement une histoire d'héritage latino-machiste (come on, flame me). Toujours est-il que je me suis récemment retrouvée allongée sur la table d'une esthéticienne, prête à serrer les dents et à réprimer de sérieuses envie de meurtre. Je déteste cordialement aller me faire épiler. Pas seulement à cause de la douleur. Au bout d'un certain nombre d'années on s'habitue à tout. Mais il y a en plus la conversation. On se moque toujours des conversations des coiffeurs/euses. Moi je préfère mille fois subir les réfléxion politico-météorolgiques de ma coiffeuse, les derniers ragots lus dans Gala, les théories sur le complot qui entraina la mort de Lady D. ou la dernière frasque amoureuse de Stéphanie de Monaco que la conversation de mon esthéticienne. Non contente de m'étaler de la cire brûlante sur la peau puis de l'arracher d'un coup sec avec un petit sourire pervers, celle ci m'abreuve également de considérations sur le sens d'implantation de mes poils, l'épaisseur de mes bulbes, la nécessité d'effectuer plusieurs gommages par semaine pour éviter la double-repousse, l'impact du climat Breton sur la pilosité des femmes de moins de 40 ans, j'en passe et des meilleures. Je voudrais juste pouvoir souffrir en silence, si possible en lisant un bon bouquin, ou en pensant à ma prochaine partie de CS, durant laquelle je pourrai expulser toutes les envies de meurtres pré-citées. Mais non ! Parce que non seulement il faut que je l'écoute, mais en plus il faut que je lui réponde. Et, avouons le, j'ai autant envie de parler de la forme de mes poils que de me trancher un bras.
A chaque séance d'épilation, je me jure que je forcerai mon prochain mec à le faire aussi, juste une fois. On verra après si les poils le gênent tant que ça.
:. Just drop your thoughts .:
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