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Prénom : Fleur
Age : 26 ans
Anniv : 20.02
(wishlist)
Taille : 1m63/1m70
(avec les
chaussures)
Poids : mmpppfff
Géo : Paris
Taff : Chef de
projet jeux
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Flaoua Estrella
Eyhidiaze Angel
Dust
Malkie La
Fée
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7 piercings
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2 bagues armures
2 paires de
New Rocks
1 bonne tonne
de fringues noires
1 millier
de taches de rousseur
1 mètre
de cheveux
1 chat noir
appelé Cisco
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2.9.03
.: 14:56 - Souvenirs d'Elle
Je me souviens avec une précision chirurgicale de la dernière fois que j'ai fait l'amour avec une fille. C'etait il y a longtemps, trop longtemps. En vieillissant je glisse peu à peu dans une hétérosexualité de faits, flemmarde que je suis et lassée de ces endroits étiquetés gay où l'on ne va que pour chasser. Que ce soit avec les filles ou avec les garçons, j'aime les rencontres impromptues, non calculées, avec un bout de Magie dedans.
Elle s'appelait June, comme le mois de Juin, et je l'avais rencontrée dans une quelconque fête de potes de potes de potes, où je m'ennuyais à crever. Tout ce petit monde regardait le plafond en fumant des pétards, sourires niais et conversations au ras de la moquette pelucheuse. Moi qui ne fumais déja plus, je réfrénais le trop plein d'énergie en machonnant méthodiquement une mèche de mes cheveux. June était une métisse. Eurasienne, pas vraiment mon genre. J'aime plutôt les filles qui me ressemblent. Elle était très mince, gracile, avec de tout petits seins et d'interminables cheveux noirs, plus longs que les miens. Flottant dans un vieux treillis, un tee shirt des Ramones et une paire de doc's fatiguées, elle n'était pas vraiment mise en valeur. Ca nous faisait un point commun.
A un moment on s'est enfuies dans un bar pas trop loin, un rade genre bistrot un peu glauque, dans le 17eme, avec un vieux flipper et quelques habitués au comptoir. Elle était défoncée mais ca lui allait bien, ses yeux pétillaient et elle parlait comme une fille du Sud, avec les mains. Pendant que je m'enfilais une vodka orange hors de prix elle a absolument tenu à boire un café, pour faire passer le goût, elle disait. Le goût de quoi ? Le goût du shit. T'aimes pas ça ? Si, mais toi non. Elle m'a embrassée et ca m'a surprise, je ne m'y attendais tellement pas que je suis restée sans réaction une ou deux secondes. Elle a cru qu'elle m'avait choquée. Je crois bien que je n'ai pas pu m'empecher de rire.
On est retournées à notre fête, fuyant les regards égrillards des pochtrons du comptoir qui se rinçaient l'oeil. Isolées dans une toute petite chambre on s'est enfin laissées aller. Ses baisers avaient goût de café, evidemment, mais aussi, et de façon surprenante, une légère saveur mentholée. J'ai découvert son corps avec émerveillement et, définitivement, j'avais envie de brûler ses fringues. Elle était merveilleusement proportionnée, menue, si menue, j'avais l'impression que le moindre mouvement brusque la briserait. Elle sentait la mûre et son odeur se mélangeait à la mienne, créant un résultat plutôt entêtant, ennivrant. Allongée sur le dos, ses cheveux lui faisaient comme un soleil noir autour de la tête et j'aurais pu passer des heures à la contempler. Sa peau luisait doucement dans la pénombre. Quelques jours auparavant j'avais vu The Pillow Book et soudainement j'aurais voulu avoir de l'encre et des pinceaux pour caligraphier sa peau. Ses yeux grand ouverts me fixaient avec tout le sérieux du monde que démentait la petite moue amusée de sa bouche. On a fait l'amour avec l'infinie douceur qui, pour moi, caractérise mes relations avec mes amantes. Elle était exactement comme je l'avais imaginée, passionnée mais tendre, joueuse, exigeante, et sa peau me rendait folle à force d'avoir la texture de la soie.
Elle s'est endormie peu avant le lever du soleil. Doucement, pour ne pas la réveiller, j'ai pris mes affaires, me suis rhabillée, et après avoir déposé un dernier baiser sur son épaule, je suis partie. Je ne voulais pas la voir en plein jour. Je ne voulais pas que tout se complique. Je ne voulais garder que la Magie de cette nuit là.
Surement que je me suis comportée en mec, en salaud, je ne sais pas.
Je me demande aujourd'hui ce qui se serait passé si j'étais restée, si je lui avais laissé un numéro où me joindre.
Surement rien, surement, comme toujours, beaucoup de mal pour pas grand chose, beaucoup de blessures pour si peu de bien ... Ou ...
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