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Prénom : Fleur
Age : 26 ans
Anniv : 20.02
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Taille : 1m63/1m70
(avec les
chaussures)
Poids : mmpppfff
Géo : Paris
Taff : Chef de
projet jeux
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Flaoua Estrella
Eyhidiaze Angel
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Fée
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7 piercings
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New Rocks
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1 chat noir
appelé Cisco
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25.9.03
.: 00:53 - Mon Père, ce héros ordinaire
Mon père m'a appelé hier. Il m'a appelé pour me faire remarquer qu'il ne m'avait pas vu depuis son retour de vacances et que je lui manquais. J'ai plaisanté 5 minutes avec lui puis nous avons convenu que je viendrai diner chez mes parents ce soir. Ensuite j'ai raccroché, non sans avoir envoyé les rituels bisoux téléphoniques et autres "passe une bonne soirée". Tout cela m'a semblé parfaitement naturel.
Et pourtant.
Il y a quelques années de cela, il se serait tranché un bras plutôt que de me dire qu'il avait envie de me voir. Il y a quelques années de cela je lui aurais répondu avec le plus de mépris possible dans la voix que je me passais très bien de sa présence. J'y aurais peut-être même ajouté une ou deux insultes et il aurait pris son air froid et distant pour me dire "Tu es nulle ma fille. Tu n'es rien. Tu ne seras jamais rien." Tout cela se serait évidemment terminé au milieu de mes hurlements et de son inébranlable impassibilité.
Pour l'adolescente paumée que j'étais, en colère contre l'univers tout entier en permanence, mon père était le symbole de ce monde sur lequel je vomissais ma haine. Je le croyais froid, insensible, sans passion, inculte. Une caricature de beauf mugissant devant un match de foot, une kro à la main. Je le méprisais et je ne le lui cachais pas. Pire, je le lui crachais au visage, sans cesse.
Il m'est arrivé, parfois, blessée ou en colère, de faire preuve de méchanceté. Cela m'arrive encore aujourdhui. Mais avec lui c'était différent. C'était gratuit, calculé, maitrisé. Je méritais une ou deux bonnes paires de claques oui, mais lorsqu'alors que j'avais 15 ans, il a un jour levé la main sur moi et je l'ai menacé d'appeler Enfance et Partage.
La caricature de la petite conne.
Et lui, évidemment, désarmé, impuissant, ne pouvant réagir que comme il le faisait, face à ce déchainement de stupidité adolescente.
Petite conne.
J'aimerais vraiment pouvoir me croiser, telle que j'étais il y a dix ans de cela, et me filer une bonne douche froide. M'expliquer que tout le monde souffre, et que la souffrance n'excuse pas tout, et encore moins cela. M'ouvrir les yeux et me montrer la réalité de cet homme tellement submergé par ses sentiments qu'il se sent obligé de les cacher, au risque qu'ils le noient. La réalité de ce père qui aurait donné les deux yeux pour que sa fille aille mieux, pour qu'elle lui offre un sourire, un geste, une trêve.
Il a fallu du temps, évidemment, du temps, de la distance, de la maturité. Quelques années de statu quo, de guerre froide. Et puis un geste enfin, sous forme d'excuses. "Pardonne moi, papa." Et les larmes dans ses yeux, qu'il cache comme il peut.
Tellement de temps perdu.
:. Just drop your thoughts .:
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