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Prénom : Fleur
Age : 26 ans
Anniv : 20.02
(wishlist)
Taille : 1m63/1m70
(avec les
chaussures)
Poids : mmpppfff
Géo : Paris
Taff : Chef de
projet jeux
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Flaoua Estrella
Eyhidiaze Angel
Dust
Malkie La
Fée
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7 piercings
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2 bagues armures
2 paires de
New Rocks
1 bonne tonne
de fringues noires
1 millier
de taches de rousseur
1 mètre
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1 chat noir
appelé Cisco
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22.4.03
.: 02:51 - Shywawa Nights
Ces derniers temps, chomage oblige, je me retrouve à vivre de plus en plus la nuit. Et dehors, de préférence. Quel que soit le but de mes sorties, vagabondage seule, diner à deux, papotages à trois ou picolage en meute, à un moment de la soirée je me retrouve inévitablement accoudée au comptoir du Shywawa. 7 ans maintenant que je traine mes guêtres dans ce bar. Depuis l'ouverture, en fait. Au départ, ce fut un peu un coup du hasard. On l'a découvert à notre grande époque Starplayerienne, quand nous séchions nos cours respectifs pour nous retrouver autour d'un verre et d'une partie de Jihad (plus tard renommé, pour raisons politiquement correctes, en Vampire : The Eternal Struggle). Le petit plus qui nous y a attaché au départ, je pense, c'est que la barmaid de l'époque (Patricia, la femme du patron), acceptait sans broncher de passer tous les CD qu'on lui refilait. En ce temps là le Shywawa raisonnait des accords gutturaux de métaleux qui sentent sous les bras et des guitares énervées de bons petits punks du cru. Et puis, le mercredi après midi, il y avait même Larsen, mon émission de radio, en direct live depuis les studios de Radio Libertaire. Forcément, on appréciait. C'était un peu notre antre, notre QG de campagne, on y parlait force jeux de rôle, on y faisait les jeunes cons. On a voulu partager notre trouvaille. On a fait venir des gens. Qui ont fait venir des gens. Je vous fais pas la courbe exponentielle, vous êtes assez grands.
J'aime ce bar parce que je m'y sens un peu comme chez moi.
Il y a les après midi engourdies de soleil, quand on débarque à deux ou trois pour l'ouverture. Les vitres de la devanture sont ouvertes, on se pose en terasse, on boit un apéro bien frais en discutant avec le barman qui s'ennuie. A cette heure là le Shywawa c'est le calme plat, peut-être un ou deux touristes égarés dans la salle au fond, un ou deux habitués au bar. Jo La Pinte refait le monde au comptoir. Il y a les soirées de semaine, on arrive après manger, c'est un peu plein, ou un peu vide, ca dépend des jours, des arrivages de touristes, des vacances des étudiants. Barmen et serveurs pas trop speed, on a le temps de se demander des nouvelles les uns des autres, de se raconter des bouts de vie, de faire des blagues nulles et des commentaires sur l'anatomie des filles qui entrent. Parfois on se pose derrière, pour une partie de tarot agrémentée de considérations métaphysiques diverses. Finalement, il n'y a rien de tel que de refaire le monde avec ses amis. Il y a les week ends, on arrive tard généralement, on vient d'ailleurs, on a peut-être deja un peu picolé. C'est bondé, Nono (le dj) est en pleine phase salsa et a déja récupéré 5 numéros de téléphone. Il y a toujours des gens qu'on connait, alors on va, on vient, entre les groupes, de la salle au bar, on attrappe des étincelles au hasard, on parle fort, on rit fort, on se montre, on s'expose. Ca sent la fête, le trop d'alcool, le trop d'hormones. Ca sent la Chasse.
Il y a les petits matins de fermeture. 6h du mat', le bar vide, les gens dehors, sauf nous parce qu'un des ptits gars de l'équipe nous offre un dernier verre. Allez quoi, vous allez pas partir comme ça .. Tout le monde est crevé, les yeux qui se ferment, les muscles noués, l'envie de se coucher, oui mais non, il est tellement bon ce moment là, envie de le prolonger. Quand on fini par sortir, on se retrouve dans la rue et on se regarde, l'air un peu hagards, fatigués mais heureux, repus de fête et de chaleur.
Il y a ces jours où j'ai juste envie de me poser au comptoir, les coudes sur le zinc glacé, le regard fermé, le saoulage de gueule méthodique dans la ligne de mire. Il y a eu ces fois où les larmes coulaient, pour une raison ou une autre, et Yann, ou Franck, silencieux, me tendent un mouchoir et une tequila. Pas de questions, juste une présence, discrète mais là tout de même, la possibilité d'ouvrir les vannes si c'est nécessaire, mais pas l'obligation. Comme une famille qui saurait quand se taire.
Il y a des rencontres, des instants de Magie, des regards complices, des éclats de rire, des sourires de connivence, des private jokes, des expressions du cru, de l'amitié et beaucoup d'autres choses encore.
:. Just drop your thoughts .:
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