:.me.:
/facts
Prénom : Fleur
Age : 26 ans
Anniv : 20.02
(wishlist)
Taille : 1m63/1m70
(avec les
chaussures)
Poids : mmpppfff
Géo : Paris
Taff : Chef de
projet jeux
/tronche

remote
- bestof
- archives
/nicknames
Flaoua Estrella
Eyhidiaze Angel
Dust
Malkie La
Fée
/numbers
7 piercings
3 tatouages
2 bagues armures
2 paires de
New Rocks
1 bonne tonne
de fringues noires
1 millier
de taches de rousseur
1 mètre
de cheveux
1 chat noir
appelé Cisco
/this
blog
since 09/2002
best viewed in 1024x768 or more.
|
:.
26.4.03
.: 06:47 - But what's puzzling you is the nature of my game
Cliqueticlic. Les clés qui tournent dans la serrure. La porte qui s'entrouvre juste assez pour que Cisco pointe son nez. Toujours les mêmes gestes. Repousser le chat affamé, poser les clés sur la table de l'entrée, la veste sur le fauteuil du salon, le sac n'importe où après y avoir prélevé les indispensables clopes. Comme un coup de massue +12, la vacuité de l'appart' s'abbat sur moi. Il n'y a pas eu de safari parisien à la recherche de l'endroit où est garée la voiture. Il n'y a pas eu de conversation "debriefing" sur fond de ouï fm nocturne. Il n'y a pas eu de course dans l'escalier pour savoir qui ferait pipi en premier. Kalou entretient sa vie sexuelle et il fait bien. L'un de nous deux doit bien le faire, après tout. Je nourris le chat d'un air absent, versant plus de croquettes a coté que dans la gamelle. Tant pis.
J'exècre soudain cet appartement vide qui me jette en pleine tête ma propre solitude. Encore un peu et je dirais qu'il me nargue.
Il y avait pourtant des étincelles ce soir. Du monde, tellement de monde. Moi, war mode engaged, vêtements de fille, chaussures torture à talons beaucoup trop hauts pour ma démarche de camionneuse new rockienne, petites cornes en forme de coeur et couettes de bon aloi. Je ne sais pas trop quand c'est arrivé. Peut-être après qu'un garçon heureux m'ait avoué qu'il ne me plaçait plus sur un piédestal, que j'étais redevenue une personne. Peut-être avant, quand à force d'indifférence, l'elfe a fini par me faire croire qu'il ne jouait plus et que tout ça c'était pour de vrai. L'air distant, le ton froid, les yeux glacés. Où peut-être bien avant, depuis le temps que ca couve. Toujours est il que soudain j'ai eu froid. Malgré les bons 45 degrés qui régnaient dans le Shywawa. Dire que je crevais de froid serait plus juste. Et j'écarquillais les yeux tant que je pouvais, persuadée que j'étais que si les larmes coulaient elles se gèleraient immédiatement sur mes joues. Loïc, evidemment, déformation professionnelle oblige, a noté la soudaine transformation. De façon surprenante, Jehanne aussi, qui s'est efforcée de me réchauffer l'âme à coup de paroles bien trop vraies et de baisers saupoudrés. Ils étaient là d'une manière tellement évidente, vrais êtres au milieu de tous ces faux gens que d'un coup d'un seul j'ai oublié tout le reste. Pas pour longtemps, sinon ce serait trop facile, mais un peu tout de même. Suffisamment pour que ma température interne remonte en même temps que les coins de ma bouche. Nono se déchainait aux platines, Stéphane me frôlait suffisamment longuement pour que j'ai envie d'égarer quelques doigts sur son corps, Franck me faisait des signaux amicaux de derrière le bar, Loîc philosophait, Jehanne ondulait, bref, la Shywawa Family était là et elle m'a sauvée, une fois de plus.
5h30, sourire, dire au revoir, sourire, engueuler gentiment Enge qui a payé à ma place, sourire, marcher jusqu'au taxi en compagnie de Loïc et Jehanne, embrasser, souhaiter bonne nuit, sourire, ne pas penser à hurler, à gueuler, à eructer que non, je ne veux pas affronter l'appart' vide qui m'attend, que j'ai besoin d'un corps chaud contre moi cette nuit, de deux bras qui me serrent, de me sentir deux, peau contre peau, jambes emmêlées, corps qui s'affrontent puis qui s'acceptent. Sourire. Sourire. Sourire. Sourire. Sourire. Sourire. Sourire. Sourire. Sourire. Sourire. Sourire.
Et bizarrement, tout ce qui reste dans ma tête c'est cette phrase d'Apollinaire, gravée sur un miroir du Shywawa : "Les rois qui meurent tour à tour renaissent au coeur des poètes".
:. Just drop your thoughts .:
|
|
|